K2SO''') 2KC
Préparation. — On dissout 2 parties de chloroiridite de potassium dans 21 parties d'eau ; d’autre part, on dissout dans une faible quantité d’eau 1 partie de carbonate de iiolassium que l'on transforme en sulfite acide en y faisant passer .jusqu’à refus un courant d’acide sulfureux; on mélange les deux dissolutions et on cbauffe Jusqu’à ce que la dissolution soit passée du vert au rouge. Par refroidissement, lesel (III) cristallise, en même temps qu’il se dépose un peu de sulfite double sesquiiridosodique; ces deux corps peuvent être séparés par lévigation; on lave les cristaux avec une petite quantité d’eau froide et on les essore.
Propriétés. — Prismes hexagonaux, de couleur de chaire. Ils ne perdent toute leur eau de cristalli.sation qu’à 180°. Ils sont décomposables partiellement par l’eau chaude, complètement et facilement par les alcalis (Claus, toc. ci<.,p.3ai).
Claus est revenu plus tard sur cette formule et en a adopté une autre qui en ferait un sel de protoxyde, sans en donner d’ailleurs les raisons {Ann. der Chem, und Pharm., t. CVII, p. 13S).
SESQUISULFATE D'IRIDIUM
Le sulfate d’iridium prend naissance lorsiiu’on oxyde par l’acide aüotique le sesquisulfure d’iridium; on obtient ainsi une liqueur brun foncé d’où le sulfate Ir2(SO'')2 n’a Jamais été isolé à l’état de pureté (Herzélius).
SESQUISULFATE DTRIDIUM ET DE POTASSIUM lr2(S01)2.3 (K2S0‘}.
On le prépare en chauffant une combinaison indique, un chlorure double d’iridium et de potassium de préférence, avec du sulfate acide de potassium, à la température de fusion de ce sel, Jusiju’à ce qu’il commence à se dégager des fumées blanches.
La masse refroidie est traitée par de l’eau chargée de sulfate neutre de potassium; le sel double reste insoluble ; on le fait cristalliser en le dissolvant dans l'eau chaude qui l’abandonne par refroidissement.
11 se présente sous forme de grains verts transparents aycant l’aspect de prismes; il est presque complètement insoluble dans une solution saturée de sulfate neutre de potassium {Lecoq de Boisbaudran, Compt. rend. Acad, den Sciences, t. XCVI, p. 1336,1406, 1656).
AZOTITE D’IRIDIUM
On ne connaît qu’imparfaitement l’azotito d’iridium.
On a, au contraire, préparé un assez grand nombre d’azotites doubles formés par cet azotite avec les azotites alcalins. L’étude de ces combinaisons est due à Lang et à Oibbs. Elle présente un certain nombre de points obscurs, car tout d’abord ces auteurs ont reconnu que les azotites doubles étaient toujours combinés k une certaine proportion de chlorure alcalin; puis, ultérieurement, tlibbs les représenta par des formules plus simples, qui offrent, avec les formules des azotites doubles du rhodium, un parallélisme presque complet.