‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 17e cahierChapitre 169 sur 207 · COMBINAISONS DU RHODIUM AVEC L’OXYGÈNE · texte numérisé non relu

COMBINAISONS DU RHODIUM AVEC L’OXYGÈNE

Parmi les nombieux composés oxygénés du rhodium mentionnés dans les traités de chimie, le sesquioxyde est le seul dont l’existence soit incontestée; l’incertitude qui règne sur l’origine et les propriétés d’un certain nombre d’entre eux laisse planer bien des doutes sur leur existence.

RHODIUM.

PROTOXYDE DE RHODIUM.

RhO.

Préparation. — On obtient le protoxyde de rhodium, ou du moins un corps qui possède une composition très rapprochée de la sienne, toutes les fois que l’on chauffe au rouge vif le rhodium ou l’une de ses combinaisons.

t“ Lorsqu’on grille au rouge vif le rhodium finement pulvérisé, il absorbe rapidement de l’oxygène. L’augmentation de poids, d’après Berzelius, est d’abord au bout de peu de temps égale à 15,3 pour 100, ce qui correspond à la formation d’un protoxyde RliO ; puis elle s’élève lentement jusqu’à 18 pour 100, ce qui représente un oxyde salin 3Rh0.Rh“-0^ Claus {Beitr., p. 15) émit l’opinion que le protoxyde de Berzelius était un mélange de sesquioxyde et de métal, et que l’augmentation de poids de 18 pour 100 ne pouvait être attribuée qu’à l’emploi d’un rhodium renfermant du ruthénium. Th. Wilm {Deut. chem. GeselL, t. XV, p. 2225) a recommencé les expériences de Berzelius; il a obtenu un oxyde renfermant 12,9ü pour 100 d’oxygène, et admis l’existence du protoxyde RhO.

2“ On chauffe au rouge sombre le sesquioxyde de rhodium hydraté (Claus, Beitr., p. 15).

3" On fond le rhodium avec de la litharge, du plomb et du borax. Le culot métallique ainsi obtenu est coupellé au rouge blanc; le résidu pulvérulent est traité par l’acide azotique pour enlever le reste du plomb (H. Sainte-Claire Deville et Debray, Ann. Chim. et Phys. [3], t. LXI, p. 83).

Les expériences de Berzelius, de Wilm et de Claus ont été reprises par Leidié {Ann. Chim. et Phys. [6], t. XVII, p. 280) qui, en se plaçant dans des conditions de température aussi identiques que possible, a obtenu dans plusieurs expériences successives des résultats encore différents, savoir : 14,09 à 14,51 pour 100 d’oxygène pour le corps résultant du grillage du rhodium, et 17,49 à 17,80 pour 100 d’oxygène pour le corps résultant de la décomposition du sesquioxyde par la chaleur; or ces nombres ne correspondent d’une façon exacle à aucune formule simple. La question n’est donc pas encore résolue de savoir si le composé ainsi obtenu représente une espèce chimique définie, ou bien s’il n’est qu’un mélange renfermant du métal et les produits de la dissociation du sesquioxyde; en effet, les oxydes de rhodium qui ont été soumis à une température élevée étant insolubles dans tous les dissolvants, il est impossible de séparer dans un pareil mélange le métal d’avec ses oxydes.

Propriétés. — Le protoxyde de rhodium est décrit comme une poudre d’un gris noirâtre, qui abandonne l’oxygène à température très élevée et s’oxyde de nouveau par refroidissement. Il est réductible par l’hydrogène au rouge sombre. Il est insoluble dans tous les acides et dans l’eau régale.

SESQUIOXYDE DE RHODIUM.

On connaît deux variétés de sesquioxyde de rhodium très différentes par leurs propriétés : l’une est anhydre, l’autre est hydratée.

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