‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 17e cahierChapitre 171 sur 207 · II. — SESQUIOXYDE DE RHODIUIVI HYDRATÉ · texte numérisé non relu

II. — SESQUIOXYDE DE RHODIUIVI HYDRATÉ

Uli20\ 511^0=Rli2(0H)«, 2IPO.

Préparation. — 1“ On précipite une dissolution de sesquiclilorure de rhodium ou d’un chlorure double alcalin par une solution étendue de potasse ou de sonde (à 5 pour 100 environ). Au bout de quelques instants, le précipité, d’abord rose, devient jaune clair; on le recueille, on le lave et on le dessèche. La précipitation du rhodium par les alcalis n’est jamais complète ; mais elle est plus considérable dans les liqueurs étendues que dans les liqueurs concentrées (Claus, Beür., 1854, p. 67). Il convient de ne pas employer l’ammoniaque comme alcali, à cause de la formation d’une petite quantité de chlorure chloropurpuréorhodique, ni le sulfate comme sel de rhodium, de peur qu’il ne se forme des sulfates basiques (Leidié, Ann. Chim. et Phys. [6], t. XVII, p. 301,304).

2“ On peut effectuer la précipitation au moyen du carbonate de potassium ou du carbonate de sodium à l’ébullition (Berzelius).

Propriétés. — Le sesquioxyde de rhodium hydraté est une poudre jaune citron ; il est facilement soluble dans les acides minéraux et dans certains acides organiques; il est à peine soluble dans les acides borique, phosphorique, tartrique, même s’ils sont concentrés. Lorsqu’il est encore humide, il se dissout facilement dans les alcalis concentrés; cette dissolution laisse précipiter l’oxyde lorsqu’on la chauffe ou lorsqu’on l’étend d’eau. Sous l'influence d’une température élevée, il perd son eau et devient insoluble dans tous les dissolvants. Il retient énergiquement une partie de l’alcali qui a servi à le précipiter; les lavages prolongés aux acides étendus ne lui en enlèvent qu’une partie et en laissent de 2 à 3 pour 100. Claus lui attribue la formule d’un hydrate à cinq molécules d’eau (?), sans spécifier la température à laquelle il l’a desséché.

Autres hydrates.

On a décrit encore deux autres hydrates : l’un renfermant une molécule d’eau, obtenu en lavant à l’eau bouillante le produit qui résulte de l’oxydation du rhodium par un mélange de potasse et d’azotate de potassium fondus, ce serait unepoudre brun rougefttre (Berzelius); l’autre, renfermant trois molécules d’eau, obtenu en précipitant un sel de rhodium jiar la potasse en présence d’alcool (Clans, Beitr., 1854, p. 21). L’existence du premier est tout au moins douteuse, car Claus {Beitr., 1854, p. 65) prépare dans des conditions analogues le bioxyde UhO* décrit plus loin. L’existence du second ne peut pas être admise; en effet, Debray a démontré que, dans ces conditions, c’est du rhodium qui se dépose; celui-ci est mélangé d’oxyde si l’on opère à la température ordinaire, complètement réduit à l’état métallique si l’on fait bouillir quelques instants; de

plus, Clans a constaté que l’oxyde ainsi obtenu était toujours incomplètement soluble dans l’acide chlorhydrique concentré.

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