‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 17e cahierChapitre 86 sur 207 · PRÉPARATION DE L’IRIDIUM PUR · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DE L’IRIDIUM PUR

On décompose par la chaleur, au rouge sombre, dans une atmosphère d’hydrogène, une combinaison d’iridium exempte d’autres matières fixes que lui; la décomposition achevée, on laisse refroidir le métal d’abord dans un courant hydrogène jusqu’au rouge naissant, puis dans un courant d’anhydride carbonique jusqu’à refroidissement complet. On emploie de préférence le sesquichlorure anhydre ou le chloroiridate d’ammonium, si l’on veut avoir un métal absolument exempt d’alcali; en effet par la réduction des oxydes tel que celui ([ui provient de la décomposition du chloroiridate de potassium par un carbonate alcalin, on obtient un métal qui retient énergiquement des traces d’alculi. Si l’on veut, pour certains usages, avoir un métal au maximum de division, on réduit dans l’hydrogène, à basse température, le corpsappelé noir d’iridium.

Le métal ainsi obtenu se présente sous forme d’une masse pulvérulente, quelquefois spongieuse, quelquefois ayant conservé la forme extérieure des cristaux qui ont servi à la préparer; le métal est généralement gris noirâtre ou d'aspect brillant; il possède quelquefois l’éclat métallique.

Autrefois on agglomérait le métal en le chauffant au rouge blanc, et en le comprimant ainsi chauffé; aujourd’hui on le fond au four à chaux de H. Sainte- Claire Deville et Debray sous la flamme d’un chalumeau alimenté par l’hydrogène ; la chaux dont est fait l’appareil doit provenir d’un calcaire exempt de silice. La fusion de l’iridium, avec des adjuvants comme le phosphore (Voir Phosphnre d'iridium, p. 221), si elle donne un métal suffisamment pur pour les usages industriels, n’est pas à conseiller pour obtenir un métal qui soit pur au point de vue chimique.

Page 1