‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 17e cahierChapitre 90 sur 207 · ALLIAGES DE L’IRIDIUM · texte numérisé non relu

ALLIAGES DE L’IRIDIUM

L’iridium s’unit à plusieurs métaux sous l’inüuence de la chaleur. 11 leur donne ainsi une plus grande dureté, ou une plus grande résistance à l’action des agents chimiques. Mais ce n’est là, à part quehiues exceptions, qu’un phénomène de dissolution pure et simple. Lorsque, par l’action des acides, on dissout le métal excédant, on obtient la ])lupart du temps un résidu d’iridium; celui-ci quelquefois a cristallisé au sein du métal excédant; c’est même sur cette propriété que H. Sainte-Claire Deville et Dehray ont foudé le principe d'une méthode de séparation de l’iridium d’avec d’autres métaux. Quelquefois on obtient comme résidus de véritables alliages cristallisés; mais ces alliages, sous l’influence de l’oxygène, de l’air et des acides, s’oxydent pendant l’attaque; quelques-uns de ces produits oxydés sont solubles dans l’eau régale, et perdent cette propriété quand on les a chauffés : ce sont ces produits oxydés, perdant leur solubilité avec leur oxygène, que Dunsen avait appelés métaux allotropiques. On en voit un exemple frappant dans les alliages d’iridium et de zinc, et de plus frappants encore dans les alliages du rhodium qui ont été attaqués par l’eau régale ou par l’acide azotique (Runsen, Ann. Chem, und Pliarm., t. CXXXVIIl, p. 237, t. CXLVI, p. 263).

A part le platine iridié, ces alliages ou ces mélanges d’un alliage avec l’un des métaux en excès n’ont eu aucune application.

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