‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 17e cahierChapitre 93 sur 207 · IRIDIUM ET ÉTAIN · texte numérisé non relu

IRIDIUM ET ÉTAIN

Une partie d’iridium et 4 parties d'élain chauffées au rouge sombre donnent un alliage blanc mat, dur, d’aspect cristallin {Vauquelin, loc. cit.). L'action des acides sur cet alliage, ou plutôt sur ce mélange, laisse de véritables alliages cristallisés (H. Debray, H. Sainte-Claire Deville et H. Debray).

1" Alliage IrSn^. — On fait fondre dans un creuset de charbon, et on maintient pendant longtemps au rouge vif, un mélange d’osmiure d’iridium (1 partie) et d’étain (.5 à 6 parties). La masse refroidie est traitée par l’acide chlorhydrique ; l’étain se dissout, et il reste comme résidu de l’osmium en poudre fine, avec un alliage d’iridium et d’étain sous forme de cubes disposés en trémies ayant plusieurs millimètres de longueur. On sépare ces deux matières par lévigation, ou mieux par le tamisage. Les cristaux sont inattaquables par l’eau régale; chauffés dans un courant d’acide sulfhydrique, ils se décomposent en donnant du sulfure d’étain qui se volatilise, et un résidu d’iri¬

dium.

Trouvé

Calculé (Deville et Debray)

2Sn. 234,70 54,96 56,60

Irsiï^. 427,20 100,00 100,00

(H. Sainte-Claire Deville et Debray, Ann. Chim. et Phys., [3], t. LVI, p. 434.)

2" Alliage IrSn^. — On fond dans un creuset de porcelaine l’iridium pulvérisé

avec 50 fois son poids d’étain ; la combinaison a lieu avec un grand dégagement de chaleur ; on laisse refroidir cà l’ahri de l’air. On traite la masse par l’acide chlorhydrique dilué refroidi à 0°, en opérant dans un vase complètement rempli de façon à empêcher certaines réactions secondaires dues à l’intervention de l’oxygène de l’air; l’étain se dissout, et il reste un alliage d’iridium et d’étain cristallisé en octaèdres réguliers et possédant la formule IrSn\

Calculé. Trouvé {H. Debray).

Ir. 192,50 35,35 36,30 35,80

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