IRIDIUM ET OR
D’après Tennant (loc. cit.';, l’iridium s’allierait à l’or, et l’alliage traité par l’eau régale dissoudrait seulement l’or, laissant l’iridium comme résidu.
Certaines variétés d’or natif renferment de l’iridium : lorsqu’elles sont soumises à la coupellation avec addition d’argent, le mode d’essai babituel est entaché d’erreurs si la proportion de l’iridium ou des métaux insolubles dans l’eau régale qui peuvent l’accompagner (Ru, Os, Rh, Ir, IrOs), dépasse l millième. Au-dessous de cette proportion, la présence de l’iridium ne nuit pas à l’exactitude de l’essai : par le départ, c’est-à-dire le traitement à l’acide nitrique, l’iridium est entraîné avec l’argent d’inquartation. .Vu-de.ssus de 1 millième, on n’observe plus le phénomène de l’éclair, et les cornets d’or, après le traitement à l’acide nitricjue,renferment l’iridium de l’alliage; on sépare celui-ci par des traitements à l'eau régale. Quant à l’osmiure d’iridium, il agit comme l’iridium, l’osmium disparaissant sous forme de peroxyde d’osmium volatil (Riemsdick, Chim. et Phys., [:>],t. XX, p. Ofl, 75).
Un certain nombre de variétés d’or natif, notamment les ors de Californie,
renferment de l’iridium en proportions très faibles, il est vrai, mais suffisantes pour rendre cet or cassant et impropre à la frappe des médailles et des monnaies. Cet iridium doit être éliminé soigneusement; ce traitement est long et minutieux [Voir E. Leidié, Encyclopédie chimique, « Métallurgie. Analyse des métaux de la mine de platine »).
iniDIUM ET OSMIUM
[Voir M. Vèzes, Encyclopédie chimique, « Osmium «, t. IM, 17" cahier (vol. 30) lo'' fascicule, p. 2, 3 et 23.)