RO,3 HO
un hyperiodate tribasique de plomb :
I07,3Pb0,2n0
un hyperiodate tétrabasique de zinc :
107,4 ZnO,HO;
un hyperiodate pentabasique de plomb ;
107,5 PIjO.
D’autres idées ont été émises depuis sur la constitution des hyperiodates. Lautsch a confirmé les résultats de Langlois et il conclut comme ce dernier à la pentatomicité de l’acide hyperiodique.
Fernlunds a étudié les hyperiodates d’argent obtenus par double décompo-
sition et recristallisés. Il a reconnu l’existence de trois sels distincts, ayant respectivement pour composition :
AgO,“2HO,IO^
2Ag0,H0,10’
3AgO,IO’
11 en résulte, d’après cet auteur, que l’acide hyperiodique doit être regardé comme tribasique.
Rammelsberg admet l’existence de trois classes d’hyperiodates correspondant aux types suivants :
En considérant les periodates du premier type comme les sels normaux, il en résulterait que l’acide hyperiodique peut donner naissance à deux catégories de sels basiques.
Voici, d’après Rammelsberg, les réactions principales des periodates :
Les hyperiodates des métaux monoatomiques sont décomposés par la chaleur en iodure et oxygène. Les hyperiodates de plomb, de cuivre, de cadmium, etc., laissent un résidu d’oxyde mêlé d’iodure. Ceux de magnésie et de nickel donnent de l’oxyde pur. Les hyperiodates de mercure se décomposent en oxygène, iode et mercure. L’hyperiodate d’ammoniaque se décompose brusquement en azote, oxygène, iode et eau. Les periodates alcalins tétrabasiques, calcinés au rouge, se transforment en oxyiodures. A une température inférieure, on obtient le composé Na* 1-0®; l’alcool enlève de l’iodure de sodium à ce produit, et le résidu traité par l’eau se change en periodate insoluble 2NaO,IO’, en même temps qu’il se dissout de la soude et de l’iodate de soude.
D’après Philipp, le chlore transforme les hyperiodates alcalins basiques en hyperiodates monobasiques ; cette réaction est corrélative de la formation d’un chlorate et d’un chlorure :
.3(21(0,10’ -I- 3C1 = 3(1(0,105) + 1(0,010® + 2KCI.
En présence de l’iode on obtient un iodate et un iodure :
2(2KO,IO’) + I = 3 (KO,105) -f Kl.
Préparation. — On peut obtenir l’hyperiodate de soude ;
IO’,2NaO,3HO,
en faisant passer un courant de chlore dans une dissolution chaude d’iodate de soude contenant un excès d’alcali ;
I05,Na0 -f- 3NaO + 2 CI = 2NaCl + 10’,2Na0.
l'KOPRlÉTÉS OÉNÉRALKS RES MÉTAUX ET DES SELS. 379
Ce sel traité par l’acide nitrique donne une dissolution d’acide hyperiodique, qui, en présence du nitrate d’argent ou du nitrate de plomb, peut fournir les hyperiodates de ces métaux.
L’iodate de baryte et les iodates de strontium et de chaux, calcinés au rouge vif, se transforment, d’après Rammelsberg, en hyperiodates.
Caractères. — Les hyperiodates ne se distinguent pas des iodates par des caractères tranchés.
L’acide hyperiodique libre possède les propriétés o.xydantes de l’acide iodique. Il précipite les dissolutions de tannin, et le précipité se redissout dans les alcalis qui se colorent en rouge. Cette réaction peut servir à distinguer l’acide hyperiodique de l’acide iodique, ce dernier acide étant sans action sur le tannin.