‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 1er cahierChapitre 155 sur 171 · C02 — -P KO — . -P · texte numérisé non relu

C02 — -P KO — . -P

C02 +NaO — 4-10,25)

2CO-2 - -f NaO — 4-11,11)

On a déjà dit que l’influence d’un excès d’acide ou de base est négligeable; il en est de même de la dilution. Ces composés sont donc assez stables en présence de l’eau, bien que légèrement dissociés.

. II n’en est plus de même pour le carbonate d’ammoniaque neutre.

La stabilité du bicarbonate d’ammoniaque en présence de l’eau est comparable à celle des bicarbonates de potasse et de soude, comme l’atteste la faible quantité de chaleur absorbée par sa dilution, ainsi que l’absence d’action thermique des bicarbonates alcalins sur les sels ammoniacaux formés par les acides forts, et du bicarbonate d’ammoniaque sur les bicarbonates alcalins. Enfin, on peut invoquer encore, pour mettre en évidence la stabilité du bicarbonate d’ammoniaque, l’écart thermique entre la formation des bicarbonates de potasse et d’ammoniaque 11,00 — 9,70 = icai,30; cette différence est la même que celle qu’on observe entre les sels de potasse et les sels ammoniacaux à acides forts.

Au contraire, la facilité avec laquelle le carbonate d’ammoniaque neutre se décompose est un indice de son instabilité, instabilité qu’atteste la variation de sa chaleur de formation avec la concentration, la température et les proportions de base. M. Berthelot a trouvé en effet que :

CO^ AzH® en présence de IIOIFO^ dégage. -j- 6Cai,17

CO^ + AzIP tlOOH-O^. 4-5Cai,35

La différence est d’un huitième.

Cette réaction dégage -f-6,1 à 22 degrés et -1-6,4 à 15 degrés en présence de 118 H®0®.

La quantité de chaleur dégagée varie d’une façon continue sous l’influence d’un excès croissant de base :

CO^ + AzH'* en présence de 63V2H20^ dégage. + 6 40

CO^ + lVaAzH^ — 72H"0®. +6,95

CO^ + 2AzH3 — SOVaH^'O^. + 7,19

C02 + 2V2AzH3 — 89H202. +7 29

C02 + 3AzH3 — 97 VsHS02. +7,35

C02+3V2AzH 3 - 106H?Os. +7,39

Le nombre le plus faible (+5,3 pour CO + AzbF en présence de 1100ffO-) se rapproche de la chaleur de formation du bicarbonate d’ammoniaque dans une liqueur de même concentration (+4,6). On peut en conclure que le bicarbonate représente la limite extrême de la réaction, quand on opère avec une proportion considérable de dissolvant.

La valeur la plus élevée (7,4) se rapproche, au contraire, de la limite supérieure 8,8, qu’on obtiendrait dans l’hypothèse où la différence entre les chaleurs de formation des carbonates neutres de potasse et d’ammoniaque correspondrait à l’écart normal +1,3, entre les sels stables de ces deux bases.

Il semble donc légitime d'admettre que l’union de l’ammoniaque et de l’acide carbonique dissous, mis en présence à équivalents égaux, n’est pas complète. Le carbonate neutre est partiellement dissocié dans ses dissolutions, qui renferment une quantité notable d’ammoniaque libre et de bicarbonate. Ce qui prouve bien qu’il en est ainsi, c’est que le mélange des dissolutions de bicarbonate d’ammoniaque et d’ammoniaque neutre dégage de la chaleur.

Il existe donc un état d’équilibre entre deux systèmes qui donnent lieu à des réactions inverses: le bicarbonate d’ammoniaque et l’ammoniaque qui tendent à former du carbonate neutre et de l’eau, et le carbonate neutre d’ammoniaque et l’eau qui tendent à reproduire le bicarbonate et l’ammoniaque. Partant de l’hypothèse que la formation intégrale du carbonate d’ammoniaque correspond à +8C»i,8, M. Berthelot a pu calculer, d’après les chaleurs dégagées dans les diverses conditions de température, de dilution et de proportions relatives d’acide et de base, l’état réel d’un certain nombre de systèmes. « En général, il y a dégagement de chaleur quand l’état initial des composants répond à une combinaison moins avancée que l’état d’équilibre ; la réaction est, au contraire, endothermique quand cet état initial répond à une composition moins avancée que l’état d’équilibre. »

La dissociation partielle du carbonate neutre d’ammoniaque, en présence de l’eau, est encore mise en évidence par l’absorption de chaleur qui se produit quand on le mêle avec des dissolutions de carbonates neutres de potasse ou de soude :

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