MÉTAUX MAGNÉTIQUES
Nickel. 6,7
Cobalt. 6,9
Manganèse. 6,9
Fer. 7,2
Chrome : titane. 7,7
Platine : osmium.... 9,3
Sodium. 23,7
Potassium. 45,4
MÉTAUX DIAMAGNÉTIQUES.
Cuivre. 7,2
Zinc. 9,1
Or. 10,2
Argent. 10,3
Mercure. 14,7
Plomb. 18,1
Antimoine. 18,2
bismuth. "21,1
On avait cru d’abord que les métaux à volume atomique faible sont généralement les plus magnétiques, et que ceux dont le volume atomique est considérable sont d’ordinaire diamagnétiques. Mais à l’inspection du tableau ci-dessus, on verra un certain nombre de métaux à faible volume atomique figurer au rang des éléments diamagnétiques; au contraire, le sodium et le potassium, dont le volume atomique est très grand, appartiennent à la liste des corps magnétiques.
Récemment, M. Carnelley ayant eu l’idée de comparer entre eux, au point de vue de leurs propriétés magnétiques, les éléments classés d’après la loi périodique, a découvert que tous les éléments appartenant aux séries paires sont magnétiques, tandis que les éléments faisant partie des séries impaires sont diamagnétiques.
En comparant les pouvoirs spécifiques déterminés par M. Becquerel pour quelques éléments diamagnétiques.
6« groupe.
5» groupe.
1“ groupe.
S = — 1,14 Se = — 1,65
P:=— 1,64 Sb = — 4,10 Bi = — 22,67
Il = — 0,001 Cu= - 1,68 Ag= — 2,32 Au - 3,47
on voit de suite que, pour les éléments impairs d’un même groupe, l’accroissement du magnétisme spécifique est proportionnel au poids atomique. Dans le huitième groupe, au contraire, le pouvoir magnétique spécifique semble inversement proportionnel à la grandeur de la masse chimique des éléments; ainsi le fer, le nickel et le cobalt sont fortement magnétiques, tandis que le ruthénium, le palladium, le platine, l’osmium et l’iridium n’ont qu’un magnétisme spécifique très faible,
M. Carnelley conclut de l’ensemble de ses observations, que l’étude des propriétés magnétiques des éléments nouveaux ou peu connus pourrait servir à déterminer leur place dans la classification périodique.
Conductibilité électrique.
Voici les résultats trouvés par M. Becquerel, la conductibilité de l’argent recuit étant représentée par 100 :
Métal écroui. Métal recuit.
Argent...
Cuivre...
Or.
Cadmium.
Zinc.
Palladium
Fer.
Plomb...
Platine...
Mercure. » 1,80
D’après M. Matthiessen, la conductibilité de l’aluminium (56,06) se rapproche de celle du cuivre.
M. Lenz, en reprenant les expériences de M. Becquerel et les étendant jusqu’à 200 degrés, a trouvé, en représentant par 100 la conductibilité du cuivre à zéro :
Degrés. ^ Argent. Cuivre. Or. Étain. Fer. Plomb. Platine.
M. Matthiessen a étudié la conductibilité des métaux alcalins et alcalinoterreux, réduits en fils et maintenus sous une couche de naphte. Voici les résultats qu’il a obtenus à la température de 16 à 20 degrés :
Sodium. Magnésium. Calcium. Putassium- Lithium. Strontium.
La conductibilité du potassium et du sodium décroît à mesure que la température s’élève ; à son point de fusion (93“,4,) le sodium présente une diminution brusque.
Conductibilité calorifique.
Le tableau suivant, dû à MM. Wiedemami et Franz, représente la valeur relative de la conductibilité des métaux pour la chaleur :
Argent. Cuivre.
Or.
Zinc...
Étain..
Fer....
Plomb.
Platine.
Bismutb
Dilatabilité.
M. Fizeau a repris, par une méthode perfectionnée, la détermination des coefficients de dilatation des corps simples. Il a découvert une corrélation régulière entre leur forme cristalline et les phénomènes de dilatation.
Les métaux qui cristallisent dans le système cubique, présentent dans toutes les directions une seule et même dilatation, soit qu’on examine un cristal unique ou un lingot plus ou moins cristallin; la dilatation observée ne varie pas d’un échantillon à l’autre du même métal.
Les métaux qui cristallisent dans les autres systèmes, présentent, en cristaux isolés, des dilatations inégales dans diverses directions. Quand ils sont coulés en lingots, leur dilatation varie avec les échantillons, parce que, dans chaque lingot, ils sont orientés en pins grand nombre dans certains sens, ce qui rend la dilatation inégale dans les diverses directions que l’on considère. Il est rare que la cristallisation soit assez confuse pour qu’on observe une dilatation égale dans tous les sens. On n’atteint sûrement ce résultat qu’en comprimant fortement le métal préalablement réduit en poudre; les lingots ainsi obtenus se comportent alors comme s’ils provenaient de métaux appartenant au système régulier.
Voici les résultats obtenus par M. Fizoau :