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CHALEURS SPÉCIFIQUES

M. Régnault a mesuré avec une grande précision les chaleurs spécifiques des alliages, à une température éloignée de leur point de fusion. Il a trouvé que le produit de la chaleur spécifique par le poids atomique moyen reste à peu près constant, ce qui revient à dire que « ta chaleur spécifique des alliages est exactement la moyenne des chaleurs spécifiques des métaux qui la composent ».

Quant aux alliages qui fondent aux environs de 100 degrés, le produit de leur chaleur spécifique par leur poids atomique moyen est beaucoup plus élevé que le nombre théorique, calculé d’après la moyenne des poids spécifiques des métaux combinés. Cette anomalie provient sans doute du ramollissement des alliages à la température de l’e.xpérience ; une partie de la chaleur latente de fusion se dégage dans le calorimètre et donne, par suite, une chaleur spécifique apparente beaucoup trop élevée.

Le tableau suivant donne les nombres trouvés par M. Régnault pour ces deux séries d’alliages :

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