‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 1er cahierChapitre 36 sur 171 · RS · texte numérisé non relu

RS

1/2 Rm»

7Li

19 Bo

Az

Fl

Na 11

Mg 12

Al 13

Si 23

Ph 30

18Ca

18 Se

20 Ti

26 Va

37 Cr

Mn

Gu 12

Zn 14

Ga (17)

As 31

Se

Br

22 Sr

25 Zn

30 Nb

33 Mo

AgU

In 19

Su 22

Sb42

Te

(25) Cs

28 Ba

25 La

26 Ce

35Ui

(37) Th

JJ

22 Yb

31 Ta

36 Tu

Au 18

Hgl9

Tl (24)

Ph27

Bi42

?Ng

27 Th

Couleur. — Les oxydes alcalins ou alcalino-terreux sont blancs ; parmi les métaux des autres groupes, il en est un certain nombre de colorés. Le sesquioxyde de fer est rouge-brique, le sesquioxyde de chrome est d’un beau vert, les oxydes de plomb présentent des colorations diverses variant du jaune au brun,

(1) Les nombres de ce tableau, emprunté à un travail de M. Bohuslar Brauner sur les métaux de la cérlte, sont rapportés aux poids atomiques.

llü ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

suivant leur degré d’oxydation. Le protoxyde de cuivre est rouge cochenille, le bioxyde est noir.

La couleur de l’oxyde est souvent variable, suivant les circonstances de sa préparation. Ainsi l’oxyde de mercure, obtenu par la calcination de l’azotate ou par l’oxydation de métal chauffé à l’air, est rouge ; tandis que l’oxyde préparé en précipitant la dissolution d’un sel mercurique par un alcali, est jaune.

Il y a souvent une grande différence entre la teinte des oxydes anhydres et celle des hydrates correspondants. L’hydrate de cuivre récemment précipité est bleu, mais il noircit dès qu’on le chauffe, en perdant de l’eau. L’hydrate de protoxyde de nickel est vert-pomme, celui de cobalt est rose ; la calcination les transforme en oxydes anhydres d’un gris-verdâtre.

Fusibilité. Volatilité. — Un certain nombre d’oxydes, indécomposables par la chaleur, fondent à une température relativement basse ; tels sont la litharge, l’oxyde de bismuth. Les autres ne fondent qu’aux températures les plus hautes des fourneaux. L’alumine, la baryte et l’oxyde de chrome ne se liquéfient que dans la flamme du chalumeau à gaz oxhydrique.

Enfin, la chaux et la magnésie se montrent absolument réfractaires.

Un grand nombre d’oxydes, infusibles au rouge, se dissolvent dans la litharge fondue. Cette curieuse propriété reçoit une application journalière dans l’essai des alliages d’argent par la voie sèche, opération connue sous le nom de coupellation.

Les seuls oxydes volatils sont l’acide osmique, l’acide molybdique et l’oxyde d’antimoine.

Solubilité. — La solubilité des oxydes, très grande dans les alcalis, décroît dans les bases alcalino-terreuses. La strontiane et la baryte sont assez solubles. La chaux l’est beaucoup moins, et la magnésie l’est extrêmement peu.

Les oxydes de plomb et d’argent se dissolvent dans l’eau en quantités presque impondérables, mais assez cependant pour bleuir le papier de tournesol.

Chaleurs spécifiques. — MM. Régnault et Wœstyn ont montré que la chaleur spécifique des composés est égale à la somme des chaleurs spécifiques des éléments, toutes les fois que les corps composants et composés ont le même état physique. Mais il n’en est pas de même pour les composés binaires, formés par l’union d’un métal avec un corps gazeux à la température ordinaire.

Dans le tableau suivant, emprunté à la Mécanique chimique de M. Berthelet, on trouvera, en regard du nombre expérimental, l’excès de ce nombre sur la chaleur spécifique du métal. En supposant que cet excès représente la chaleur spécifique de l’oxygène solide, on trouve qu’elle est beaucoup plus faible que le nombre 6,4 exigé par la loi de Dulong et Petit. Le désaccord est flagrant, à moins d’admettre pour la chaleur spécifique moléculaire de l’oxygène solide une valeur moitié moindre que celle du soufre.

FORMULES

CHALEUR

SPÉCIFIQUE

RAPPORTÉE

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