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Entre zéro et 100 degrés, la chaleur de dissolution varie de +3 Cal ,2 pour les solutions étendues de soude.
Propriétés chimiques. — Voici, d’après Thomsen et Beketoff, les chaleurs de formation de la soude caustique, depuis les éléments et depuis le protoxyde de
Composanls. État solide.
Na + O + HO + 67,8
Na + H + O 2 +102,3
NaO + HO +17,75
État dissous.
Quant aux hydrates secondaires (NaH0 2 + nAq.), leur formation est accompagnée d’un effet thermique représenté par (+9 Cal ,8 —1,41).
En comparant ces divers nombres à ceux qui correspondent à la formation de la potasse, on voit, comme le fait observer Bertlielot, que « les quantités déga- « gées par le potassium surpassent un peu celles que dégage le sodium, en for- « mant les composés correspondants, mais l’écart s’élèverait seulement à « 4 ou 5 centièmes de la valeur totale. D’après les déterminations connues, cet « écart est bien moindre pour les métaux alcalins que pour les éléments halo- « gènes. En outre, le métal qui dégage le plus de chaleur est celui dont l’équi- « valent est le plus élevé et le volume le plus considérable ; tandis que les rela- « lions inverses existent entre les corps halogènes. »
La soude caustique, maintenue en fusion au contact de l’air, se transforme partiellement en peroxyde NaO 2 (Gay-Lussac et Thénard).
D’après les expériences de M. Raoult, « les dissolutions de soude absorbent, sous le même volume, moins d’ammoniaque que l’eau et, tant que ces dissolutions ne sont pas très concentrées, la différence est proportionnelle à la quantité de soude renfermée sous un volume constant.
« Le titre pour lequel les écarts se produisent est à peu près le même pour les dissolutions de soude que pour celles de potasse.
« Les dissolutions de potasse et de soude de même titre, mais assez éten-
dues pour suivre la loi précédente, ont le même coefficient d’absorption à ; l’égard de l’ammoniaque (1). »
En chauffant le soufre avec une lessive de soude, on obtient un liquide d’un brun rougeâtre qui renferme un polysulfure et un sulfite. Par la voie sèche, on obtient les mêmes produits ; mais au rouge le pentasulfure est mêlé à du sulfate.
Les lessives bouillantes de soude donnent de même, au contact, du sélénium et du tellure, des séléniures et des tellurures.
L’action [du chlore, à froid, sur les lessives de soude étendues donne un mélange d’hypochlorite et de chlorure :