BROMATE DE SOUDE ET CHLORURE DE SODIUM
On a décrit deux combinaisons de bromate de soude et de chlorure de potassium :
1° 2(Na0,Br0 5 ), NaBr,4H0. — Marignac décrit ce sel double comme formé de cristaux clinorhombiques offrant les angles :
2° 3(Na0,Br0 5 ),2NaBr,6H0. — Cet hydrate possède exactement la même forme cristalline que le précédent.
On obtient ces deux combinaisons en sursaturant une lessive de soude avec du brome, chassant l’excès de brome et laissant refroidir. Le bromate de soude cristallise d’abord et l’on voit plus tard apparaître les prismes du sel double.
HYPOIODITE DE SOUDE (?).
2NaO,IO.
En calcinant le paraperiodate de soude à une température modérée, dans une cornue de verre, on obtient un résidu dont la composition est exprimée par la formule :
Na 2 I0 3 ou Na 4 I 2 0 6 ,
qui est celle d’un hypoïodite basique 2NaO,IO (Magnus et Ammermüller).
D’autres auteurs ont proposé différentes hypothèses au sujet de la constitution de ce composé.
Langlois et Lautsch le considèrent comme une combinaison d’iodite de soude et d’iodure de sodium :
3Na0,I0 3 ,NaI.
Rammelsberg admet qu’il renferme 3 équivalents d’iodure de sodium et 1 équivalent d’orthohyperiodate de soude :
3NaI,5NaO,I0 7 ,
ou plus probablement une combinaison, décomposable par l’eau, d’iodure de sodium et de peroxyde de sodium NaO 3 .
Quoi qu’il en soit de ces formules diverses, toujours est-il que ce résidu possède les pi-opriétés décolorantes de l’hypochlorite de soude.
Il absorbe l’humidité atmosphérique et l’acide carbonique en se colorant en jaune par suite de la mise en liberté d’un peu d’iode. Il se dissout difficilement dans l’eau en donnant une liqueur alcaline, qui perd ses propriétés décolorantes par l’ébullition en se transformant en iodure de potassium, en soude caustique et en iodate de soude :
6Na 2 0 3 I = 4NaI + 6NaO + 2(Na0,I0 5 ).
(Magnus et Ammermüller.)
Soumis à une calcination assez forte, l’hypoïodite de soude perd 2 équivalents d’oxygène et se transforme en un mélange d’iodure de potassium et de soude caustique.
IODATES DE SOUDE.
On connaît l’iodate neutre. L’existence de l’iodate acide, admise par plusieurs auteurs, a été contestée par Rammelsberg et Ditte. On a décrit en outre des combinaisons de l’iodate de soude avec l’iodure, le bromure et le chlorure de sodium.