SO 3 + 0) + 3HO = SO 3 , 3HO + . O
et, au pôle négatif :
Na + H 2 0 2 = NaHO 2 +.. + H.
Cette èlectrolyse secondaire de l’acide et de l’alcali croît avec la durée de l’expérience ; elle explique pourquoi le poids d’oxygène recueilli au pôle positif est plus grand que celui qui répond au sel électrolysé supposé anhydre. La quantité de gaz dégagée dans les premiers moments du passage du courant représente précisément le poids théorique correspondant à l’électrolyse du sulfate anhydre, Na0,S0 3 . On est donc conduit à admettre l’existence du se. anhydre dans les dissolutions, conformément aux conclusions antérieures de Lœwel et de M. de Coppet.
Préparation. — La fabrication industrielle du sulfate de soude ayant été décrite, avec les développements qu’elle comporte, dans l’étude consacrée par M. Sorel à la grande industrie chimique, on se contentera de rappeler ici le principe des diverses méthodes :
1° Le procédé le plus général consiste à traiter, dans des fours appropriés, le chlorure de sodium par l’acide sulfurique des chambres de plomb; l’acide chlorhydrique mis en liberté est recueilli dans des fours à condensation.
2° Dans la fabrication de l’acide azotique, à l’aide du nitrate de soude et de l’acide sulfurique, on obtient un résidu de sulfate. Mais, comme on emploie d’ordinaire une quantité d’acide double de celle qui correspond à la formation du sulfate neutre, afin de décomposer la totalité de l’azotate à basse température, il en résulte qu’on recueille du bisulfate de soude.
3° Le sulfate de soude se forme encore dans la fabrication du sel ammoniac par le sulfate d’ammoniaque et le chlorure de sodium.
4° Une dissolution à équivalents égaux de sulfate de magnésie et de chlorure de sodium laisse déposer du sulfate de soude à 10 équivalents d’eau, quand on la refroidit à — 3 degrés.
Cette réaction a été appliquée par M. Balard dans le traitement des eaux mères des marais salants.
5° A Fahlun, en Suède, on obtient le sulfate de soude par double décomposition entre le sulfate de fer et le chlorure de sodium. On peut opérer par voie humide, comme dans le procédé Balard, mais on préfère souvent évaporer la dissolution des deux sels à sec, puis calciner le résidu et reprendre là masse par l’eau, qui dissout le sulfate de soude.
6° On a quelquefois recours au grillage des pyrites, en présence du chlorure de sodium, opération qui donne, comme la précédente, un mélange de sulfate de soude et de sesquioxyde de fer.
7° MM. Hargreaves et Robinson font réagir, au rouge naissant, un mélange d’acide sulfureux, d’air et de vapeur d’eau sur du sel marin. Celui-ci est presque entièrement transformé en sulfate de soude, et l’acide chlorhydrique est condensé par la méthode ordinaire :
NaCi + SO s + O + HO = NaO.SO 3 + HCl.
Les inventeurs ont réussi à rendre ce procédé pratique. Le réglage de la température est très important ; il faut la maintenir entre 400 et 450 degrés. Un peu au-dessus du rouge sombre, il se produirait une réaction inverse de l’acide chlorhydrique sur le sulfate, ainsi que l’a montré M. Boussingault.