‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 2e cahier (volume 2)Chapitre 65 sur 99 · MÉTAPHOSPHA.TE DE SOUDE ET SULFURE DE SODIUM · texte numérisé non relu

MÉTAPHOSPHA.TE DE SOUDE ET SULFURE DE SODIUM

NaO,Ph0 5 ,NaS.

W. Müller a obtenu ce composé, sous la forme d’une masse frittée, d’un blanc grisâtre, en faisant passer un courant de sulfure de carbone sur du pyrophosphate de soude chauffé au rouge. Il se dégage des vapeurs de soufre et de l’oxyde de carbone, d’après l’équation :

2Na0,Ph0 3 + CS 8 = NaO,Ph0 5 ,NaS + CO + S.

Ce composé est soluble dans l’eau et dégage de l’hydrogène sulfuré quand on le traite par les acides. Il s’altère à la longue. Humecté d’eau, il s’échauffe et dégage de l’hydrogène sulfuré. Il ne coagule pas l’albumine quand on l’a additionné d’acide acétique.

ARSÉNITE DE SOUDE.

2 Na0,H0,Az0 3 .

C’est une masse visqueuse qui, évaporée jusqu’à consistance de sirop, donne par le refroidissement de petits cristaux grenus.

On l’obtient en faisant digérer de l’acide arsénieux avec de l’hydrate de soude. L acide arsénieux, fondu avec le carbonate de soude, s’y combine, mais on ne peut obtenir des produits cristallisés (Berzelius).

SODIUM

ARSÉNIATES DE SOUDE.

On a décrit :

I/arséniate acide. Na0,2H0,As0 3 + 4HO.

L’arséniate bibasique. 2Na0,H0,As0 5 -|-24H0.

L’arséniate tribasique. 3 NaO,AsÔ 5 + 24 HO.

L’arséniate potassico-sodique... K0,Na0,H0,Az0 5 + 16HO.

ARSÉNIATE MONOSODIQUE.

Na0,2H0,As0 5 + 4H0.

Ce sel cristallise en gros cristaux non efflorescents dont la forme est le prisme droit à base rhombe.

On l’obtient en ajoutant de l’acide arsénique à la dissolution de l’arséniate bisodique jusqu’à ce que la liqueur ne précipite plus le chlorure de baryum. Par évaporation, on obtient l’arséniate acide cristallisé.

ARSÉNIATE DISODIQUE.

2Na0,H0,As0 3 + 24H0.

Gros prismes efflorescents à réaction alcaline. L’hydrate à 24 équivalents d’eau se forme à basse température. Quand le sel cristallise à une température de 18 à 20 degrés, au sein d’une dissolution concentrée abandonnée à l’évaporation spontanée, il ne contient que 16 équivalents d’eau de cristallisation et n’est plus efflorescent (Gmelin).

On obtient l’arséniate disodique en saturant l’acide arsénique par un léger excès de carbonate de soude.

D’après Mitscherlich, quand on ajoute à une dissolution de ce sel assez d’acide arsénique pour que la liqueur devienne tout à fait neutre, on obtient une combinaison dans laquelle l’acide contient trois fois et un tiers autant d’oxygène que la base. La dissolution de cé sel se décompose par l’évaporation; elle donne des cristaux d’arsénite disodique, et il reste dans l’eau mèi'e un sel avec excès d’acide.

ASÉNIATE TRISODIQUE.

3Na0,As0 5 + 24 HO.

- Il cristallise comme le phosphate trisodique, en prismes à 6 pans. Il est inaltérable à l’air à l’état solide. Mais, en dissolution, il attire l’acide carbonique de l’air.

Les cristaux fondent à 85°,5. Leur densité est 4,762 (Schiff). 100 parties d’eau à 15°,5 dissolvent 28 parties de ce sel.

L’arséniate trisodique retient, même au rouge, 0,47 pour 100 d’eau qu’il ne perd que par la fusion avec le sel acide (Graham).

On l’obtient de la même façon que le phosphate tribasique, en ajoutant à la dissolution de l’arséniate disodique un excès de soude caustique, évaporant le mélange jusqu’à formation d’une croûte cristalline, et l’abandonnant à un refroidissement lent (Graham).

ARSÉNIATE POTASSICO-SODIQUE.

KO,NaO,HO,As0 5 +16 HO.

Ce sel ressemble au phosphate double de potasse et de soude. Sa densité est égale à 1,884. On l’obtient en neutralisant le phosphate acide de potasse par le carbonate de soude, ou le phosphate acide de soude par le carbonate de potasse.

BORATES DE SOUDE.

On connaît six borates de soude :

Lebiborate trisodique. 3NaO,2Bo0 3 .

Le métaborale. NaO.ÉoO 3 .

Le biborate monosodique ou borax... NaO,2Bo0 3 .

Le tétraborate. NaO,4Bo0 3 .

Le pentaborate. NaO,5 BoO 3 .

L’hexaborate. NaO,6Bo0 3 .

BIBORATE TRISODIQUE (?).

3NaO,2Bo0 3 .

D’après Arfevdson, quand on fond 1 équivalent de borax en présence d’un excès de carbonate de soude, il se dégage 2 équivalents d’acide carbonique d’après l’équation :

Na0,2 BoO 3 + 2 (Na0,C0 2 ) = 3 NaO,2 BoO 3 + 2 CO 2 .

H. Rose en fondant 1 équivalent d’acide carbonique avec un excès de carbonate de soude n’en dégagerait que 1,25 d’équivalent d’acide carbonique, ce qui correspond à la formation d’un borate 5NaO,4Bo0 3 .

M. Mallard affirme au contraire que la fusion de l’acide borique avec le carbonate de soude donne naissance au composé 6NaO,Bo0 3 .

Enfin, Bloxam enfondant, au creuset d’argent, 1 équivalent d’acide borique en

SODIUM

présence d’un excès de soude caustique, a constaté qu’il se dégage 3 équivalents d’eau, ce qui paraît indiquer la formation d’un borate trisodique 3NaO,Bo0 3 , d’après l’équation :

BoO 3 + 3 NaHO 2 = 3 NaO,Bo0 3 + 3 HO.

Ce savant en évaporant au bain-marie une dissolution aqueuse de 3 équivalents d’acide borique et 1 équivalent de carbonate de soude est parvenu à déplacer tout l’acide carbonique combiné à la soude. En portant au rouge sombre un mélange de 1 équivalent d’acide borique avec une proportion de carbonate de soude variant de 1,3 à 3,1 équivalents de carbonate de soude, la quantité d’acide carbonique déplacé est exactement de 1 équivalent; au rouge clair, on parvient à chasser 2,3 d’équivalent de CO 2 quand on fait réagir 1 équivalent de BoO 3 sur 5,6 équivalents de carbonate de soude.

D’après Tate, l’acide borique déplace complètement l’acide azotique du salpêtre. A la température de la fusion du fer, le sulfate de soude subit un commencement de décomposition, et l’acide borique se combine partiellement à la soude.

Les formules attribuées à ces divers composés ne sont pas suffisamment établies. Cependant les recherches précitées semblent indiquer l’existence de nombreux borates basiques.

MÉTABORATE SODIQUE.

NaO,Bo0 3 .

Sel anhydre. — On l’obtient en chauffant 191 parties de borax octaédrique avec 53 parties de carbonate de soude sec jusqu’à la température de fusion de l’argent.

On peut encore laisser refroidir lentement le verre limpide qui se forme quand on fond le borax avec la soude caustique, et décanter la partie liquide des cristaux qui se sont formés au sein de la masse. Ainsi préparé, le métaborate anhydre se présente sous la forme de lamelles hexagonales transparentes (Wunder).

D’après Stromeyer, en mêlant des dissolutions alcooliques d’acide borique et de soude caustique, il se sépare, quand on a employé un grand excès de soude, un liquide visqueux qui se prend bientôt en une masse cristallinë de métaborate.

Premier hydrate, Na0,Bo0 3 ,4H0. — Grands prismes clinorhombiques qui restent transparents quand on les a essorés, puis desséchés dans le vide, mais qui s’effleurissent rapidement à l’air. Ils présentent une réaction fortement alcaline et sont très solubles dans l’eau.

On obtient cet hydrate en évaporant dans une cornue, jusqu’à consistance sirupeuse, une dissolution aqueuse de borax en présence d’un grand excès de soude (Benedikl).

Deuxième hydrate, NaO,Bo0 3 ,6HO. — Cristaux confus qui se séparent, d’après Berzelius, quand on refroidit longtemps à zéro la liqueur provenant de la fusion aqueuse de l’hydrate à 8 HO.

Troisième hydrate, NaO,BoO’,8 HO. — Prismes courts à six pans, appartenant au système triclinique. Ces cristaux fondent à 57 degrés dans leur eau de cristallisation ; la liqueur refroidie donne des cristaux de l’hydrate à 4 ou 6 HO. Chauffée à une température plus élevée, la masse fondue bouillonne, puis se boursoufle comme le borax, et finit par éprouver la fusion ignée.

Le métaborate sec ou hydraté absorbe rapidement l’acide carbonique de l’air en se transformant progressivement en un mélange de borax et de carbonate de soude. Les solutions aqueuses se comportent d’une façon identique, mais il suffit de les porter à l’ébullition pour en dégager tout l’acide carbonique absorbé (Berzelius).

On obtient cet hydrate en dissolvant le métaborate anhydre dans une quantité d’eau bouillante un peu supérieure à celle qui serait nécessaire pour tout dissoudre. Un refroidissement lent en vase clos permet de l’obtenir en cristaux volumineux (Ditscheiner).

Benedikt conseille d’évaporer dans une cornue une dissolution aqueuse de borax, à laquelle on a ajouté une quantité équivalente de soude caustique.

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