‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 2e cahier (volume 3)Chapitre 14 sur 107 · C.ll · texte numérisé non relu

C.ll

Cal.

KHO’ +

3,06 H’0= (saturée)..

1,532 vers 16»

+ il H'O’

55,3 (1 éq. = 1 lit.)..

111 (1 cq. =21it.),.

— O.ÛÜÜ

La potasse est presque aussi soluble dans l’alcool que dans l’eau.

La potasse caustique forme avec l’eau un second hydrate cristallisé KHO®,211-0^. Walther l’a obtenu en dissolvant la potasse pure dans une très petite quantité d’eau chaude et abandonnant la liqueur au refroidissement en vase clos. Ce sont des rhomboèdres aigus dont les arêtes sont d’ordinaire remplacées par des faces.

Cet hydrate ne produit pas de dégagement de chaleur par sa dissolution. Mêlé à la neige, il forme un mélange réfrigérant. La solution de cet hydrate dans une lessive de potasse presque saturée absorbe—2C“',40 environ (Berthelot).

Rüdorlî a trouvé que la dissolution de 1 gramme de l’hydrate Ktl0’^,2fl®0^ dans 100 grammes d’eau abaisse le point de congélation de 0°,394. En admettant que cet hydrate existe réellement dans les dissolutions, les résultats trouvés montrent que l’abaissement du point de congélation est proportionnel au poids de matière dissoute.

Les expériences de Wüllner sur les tensions de vapeur des dissolutions salines conduisent aux mêmes conclusions. Ce savant a montré, en effet, que la diminution de la tension émise par une dissolution saline est proportionnelle à la quantité de sel anhydre dissous. Mais il n’en est plus de même pour les dissolutions de potasse : la diminution de tension n’est pas proportionnelle au poids d’hydrate fondu qu’elles renferment. Mais cette proportionnalité apparaît

si l’on suppose que la potasse dissoute est combinée avec quatre équivalents d’eau.

L’ensemble de ces résultats conduit à admettre dans les liqueurs l’existence de l’hydrate KH0^ + 2H®0^ L’étude thermique des dissolutions indique, d’après M. Berthelot, l’existence de plusieurs hydrates successifs. Le premier KH0®+H^0^ dégage +7,5 depuis la potasse et l’eau solide; la formation de l’hydrate KH0® + 2 H-0^ correspond à un dégagement de + 9,6.

L’existence de ces hydrates dans les dissolutions est encore démontrée par les phénomènes de précipitation d’une solution saturée de chlorure de potassium par les lessives alcalines concentrées ; la composition limite de la solution de potasse capable de produire ce phénomène correspond à KHO^+ 6H^0^

Enfin, on peut invoquer à l’appui de cette interprétation le phénomène du renversement des réactions^ L’oxyde d’argent, au contact d’une dissolution étendue de chlorure de potassium, donne du chlorure d’argent; si, au contraire, on chauffe le chlorure d’argent avec une solution très concentrée de potasse, il se transforme en oxyde (Gregory). Ce renversement est dû, d’après M. Berthelot, à l’excès d’énergie que le corps anhydre possède par rapport à son hydrate. La transformation de l’oxyde d’argent en chlorure dégage, en effet, +6'^“*,3, et la dilution des solutions de potasse n’en dégage que +2,4. On est donc conduit à admettre que les liqueurs contiennent un hydrate moins avancé que celui qui correspondrait à la combinaison totale de l’alcali et de l’eau en présence. Le changement de KHO'^ en KtI0®+2H^0^ dégage +9'^'‘',6; l’hydratation de KHO^ peut donc fournir l’énergie nécessaire à l’accomplissement du phénomène. Les liqueurs renfermant KHO’^ + H'O-^ marquent la limite d’équilibre qui sépare les deux réactions inverses.

L’existence de l’hydrate solide KH0,2H^0^ explique pourquoi la potasse du commerce renferme parfois jusqu’à 50 pour 100 d’eau. Pour déterminer la proportion d’eau en plus du dernier équivalent que renferme une potasse, il suffit de la chauffer au creuset d’argent jusqu’à fusion tranquille. Quant au dernier équivalent d’eau qu’on ne peut séparer par l’action de la chaleur, on parvient à l’éliminer en chauffant la potasse en présence d’acides anhydres capables de former avec la potasse des sels fixes et anhydres (acides borique, silicique, carbonique).

Thermochimie. — Voici, d’après M. ïhomsen, la chaleur de formation de la potasse depuis les éléments :

(K -f- O -}- HO) à l’état solide dégage + 69°,8 à l’état dissous — -[- 82,3

(K -P H -1- 0^) à l’état solide — + 104,3

à l’état dissous — +116,8

(Thomsen.)

M. Berthelot a donné le tableau suivant, relatif à la chaleur de formation des hydrates secondaires de potasse vers 15 degrés:

POTASSIUM

CHALEUR

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