HYPOIODITE DE POTASSE, KO
Schœnbein a émis le premier l’idée que les dissolutions de l’iode dans les lessives de potasse renferment un hypoiodite. Il a constaté en effet que cette liqueur bleuit l’empois d’amidon, même quand la quantité d’iode combinée à la potasse est insuffisante pour saturer celle-ci, et qu’elle décompose l’eau oxygénée avec un vif dégagement d’oxygène.
D’après Lenssen et Lœwenthal, il se forme une hypoiodite quand on dissout le trichlorure d’iode dans un excès de carbonate. En présence de la potasse caustique, l’hypoiodite formé tout d’abord se transforme en iodate, dès que la proportion de potasse dépasse un demi-équivalent pour un équivalent d’iode. La réaction qui exprime la formation de l’hypoiodile par la potasse et l’iode est :
2 KO-f 41 = Kl-f KO,10-f 21.
Si l’on verse dans la liqueur une quantité d’alcali capable de saturer les deux équivalents d’iode libre, l’hypoiodite passe à l’état d’iodate.
M. Berthelot, en faisant réagir l’iode sur la potasse étendue au sein d’un calorimètre, aobservé tout d’abord un abaissement de température de— 0”,3 pour 31 grammes en présence de 500 centimètres cubes d’une dissolution renfermant un demi-équivalent dépotasse, ce qui correspond à une absorption de —
Ce phénomène exothermique correspond à la formation d’un hypoiodite. Mais bientôt on voit le thermomètre remonter par suite de la transformation de l’hypoiodite en iodate.
On voit par là que la stabilité du premier acide oxygéné diminue quand on passe du chlore au brome et à l’iode ; elle est en raison inverse des stabilités respectives des chlorates, des bromates et des iodates.
POTASSIUM