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AUTRES SULFATES DOUBLES DE CŒSIUM

KirchholT et Bunsen ont indiqué l’existence de plusieurs sels doubles formés par le sulfate de cæsium et les sulfates de nickel, de cobalt, de magnésie. Ils

SSCÏCLOP. CHIM. 3

sont isomorphes avec les sels de potassium et de rubidium correspondants, et contiennent 6 équivalents d’eau. Leurs cristaux sont très nets et clinorhombiques.

SÉLÉNITE NEUTRE DE CŒSIÜM (CsO,SeO*,3 HO) Petits cristaux prismatiques très déliquescents.

SÉLÉNITE ACIDE DE CŒSIUM (CsOjScO* + SeO‘,HO) Petits cristaux tabulaires, moins déliquescents que le sel neutre.

SÉLÉNITE ACIDE DE CŒSIUM (CsCjSeO’+SSeO’.HO) Gros cristaux, inaltérables à l’air.

AZOTATE DE CŒSIUM (CsO,AzO')

On prépare l’azotate en traitant le carbonate par l’acide azotique. Les dissolutions de ce sel donnent par évaporation rapide de longs prismes aigus et cannelés, et par une évaporation lente, vers 14 degrés, des cristaux présentant les formes d’une double pyramide hexagonale portant les faces du prisme.

Bunsen a déterminé les angles de ces cristaux qui sont isomorphes avec l’azotate de rubidium (voy. flg. 3), l’azotate de potasse et l’azotate de soude.

Chauffés, ils fondent au-des.sous du rouge en un liquide mobile qui se décompose à une température plus élevée en dégageant de l’oxygène.

Le résidu contient du nitrite de cæsium, qui se transforme peu à peu en hydrate d’oxyde.

Ce sel est très peu soluble dans l’alcool.

100 parties d’eau en dissolvent 10,58 parties à-|-3",2.

Analyse Calculé. Trouvé.

CsO. 70,87 70,80

.Aïü». 29,13 29,20

SILICOTUNGSTATE DE CŒSIUM (4 CsO,SiOS12 TuO®)

Ce composé a été préparé par Godeffroy (1) en mélangeant des dissolutions tl) Berichte, t. IX, p. 1363.

rubidium et COESIUM.

aijiieuses de chlorure de cæsium et d’acide silicotungslique. On obtient ainsi un précipité blanc, cristallin, qui a été analysé après avoir été desséché à 100 degrés.

1 partie de ce sel se dissout à 20 degrés dans 20000 parties d’eau.

1 — lüO — 200 —

Il est insoluble dans l’alcool et l’acide chlorhydrique étendu, un peu soluble dans l’ammoniaque.

L’analyse a été faite comme pour le sel correspondant du rubidium :

Calculé. Trouvé.

4CsO. 28,11 28,3i

Si0S12ïu03. 71,G3 71,CG

FLUOSILICATE DE CŒSIUM (1)

Précipité amorphe obtenu comme le sel de potassium ; il devient peu à peu cristallin. Sa solution bouillante le laisse déposer eapetits cubo-octaèdres. Il est insoluble dans l’alcool, plus soluble dans l’eau que les fluosilicales de potassium et de rubidium.

1 partie de sel se dissout dans 160 parties d’eau froide.

SILICOMOLYBDATE DE CŒSIU.M. — PHOSPHOMOLYBDATE DE CŒSIUM

Ces deux combinaisons ont été obtenues à l’état de précipités, en mélangeant des dissolutions de chlorure de cæsium et d’un sel soluble des acides phosphoou silicomolybdique, par Debray (2) et Parmentier Hoc. cit.).

On a préparé également le tartrate acide de cæsium dont on a indiqué l’existence à propos de la séparation du cæsium et du rubidium (3). Ce corps est inaltérable à l’air, tandis que le tartrate neutre est déliquescent.

Les autres sels de cæsium n’ont pas encore été isolés.

Analyse.

1" Caractères qualitatifs. — On peut toujours, par l’emploi des méthodes générales, séparer les métaux alcalins des autres éléments et du lithium. Pour reconnaître le cæsium dans un mélange pouvant contenir tous les autres métaux alcalins, on peut se servir des procédés indiqués à propos du rubidium, c’est-àdire les précipitations par le chlorure de platine, les acides perchlorique et hydrofluosilicique et plus particulièrement des suivants ;

(1) Preis, J. prakt. Chem., t. Ctll, p. 419.

(2) Bull. Soc. chim., t. X, p. 369.

(3) V. Allen, Sillim. Amer. Jour. (2), t. XXXIV, p. 307, et Cooke, ibil. (2), t. XXXVII, p. 70.

a. La précipitation à l’étal de bitartrate ;

b. A l’état de chlorure double d’étain et de cæsium;

c. A l’état de chlorure^double d’antimoine et de cæsium : cette dernière réaction est plus sensible que la précédente;

d. A l’état de silicomolybdate ;

e. A l’état de silicotungstate : ce caractère est très sensible, 100 parties d’eau dissolvant seulement 0,005 de silicotungstate de cæsium.

f. Au point de vue qualitatif, la méthode la plus rapide comme la plus sensible est l’analyse spectrale ; c’est cette réaction qui a permis à Bunsen et Kirchbod de découvrir le métal.

Lorsqu’on introduit dans une flamme une goutte d’une dissolution d’un se de cæsium, on remarque une coloration violette, comme avec les sels de potasse ; mais c’est un violet plus rouge. Au spcctroscope, une qbservation même grossière permet de reconnaître les deux raies bleues très brillantes et tout à fait caractéristiques dont les longueurs d’onde sont indiquées par les nombres :

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