‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 2e cahierChapitre 17 sur 26 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

L’article précédent ayant été imprimé en 1883 et n’ayant pu être publié i cette époque, il a paru nécessaire d’y ajouter un supplément destiné à le compléter. L’histoire des deux métaux qui nous occupent est nouvelle et présente encore bien des lacunes. Pendant cet intervalle de près de cinq années un certain nombre de travaux ont été publiés qui ont développé plusieurs parties encore inexplorées de la chimie du rubidium et du cæsium. On s’est uniquement préoccupé dans ce supplément de résumer les plus importantes de ces expériences nouvelles.

CHLORURE DE RUBIDIUM.

On sait, depuis les travaux de Mitscherlich, que le chlorure de cuivre CuQ se combine avec les chlorures de potassium et d’ammonium pour donner des composés KCl,CuGl,2II0 et AzH‘Cl,CuCl,2HO. Wyrouboff (1) a montré que le chlorure de cuivre se combine aussi avec le chlorure de rubidium et donne un composé RbGI,CuCl,2 HO, isomorphe avec les précédents. Ge sel double est quadratique, avec des mâcles 6*^ fréquentes. Sa densllé est 2,895.

CIILOROAURATES DE RUBIDIUM ET DE CŒSIUM.

Rosenbladt (2) a fait l’étude de ces deux composés qu’on obtient comme les autres chloroaurates alcalins par l’unioii des deux chlorures. Ces deux sels doubles ont pour formules :

Au»CP,RbCl et Au^Cl^CsCl.

Ils sont isomorphes et clinorhombiques. Le sel de rubidium est assez soluo.e dans l’alcool à 95 degrés, tandis que celui du cæsium y est très peu soluble et s’altère au contact de ce liquide en laissant déposer de l’or.

On a déterminé la solubilité de ces chloroaurates dans l’eau à diverses températures, en opérant sur des sels bien purifiés et séchés dans le vide sec, puis dans une étuve à 100 degrés, et l’on a comparé les nombres obtenus à ceux fournis par les chloroaurates de sodium, de lithium et de potassium. Voici les nombres obtenus par Rosenbladt ;

NaAu‘Cl‘. 58,2 64,0 77,5 » >

LiAu'CI*. 53,1 62,5 72,0 85,7 ,

KAu»Cl‘. 27,7 48,7 70,0 » ,

RbAu’Cl*. 4,6 13,4 22,2 35,3 44 2

CsAu*Cl‘. 0,5 1,7 5,4 16,3 27.5

(2) Berichte. t. XIX, p. 2535 et Bull. Soc. chim., t. XLVIII, p. 115.

IMCYCLOP. cim 4

4â ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

A l’exception du sel de lithium, les solubilités sont en raison inverse des équivalents.

FLUORURE DE RUBIDIUM.

Dans ses recherches sur l’uranium (1), Ditte a fait connaître deux nouvelles combinaisons du fluorure de rubidium.

En fondant ensemble du fluorure de rubidium et de l’oxyde vert d’uranium Ü^O* et ayant soin d’ajouter un peu de carbonate de rubidium pour que la masse soit alcaline, on obtient de beaux cristaux orangés, insolubles dans l’eau.

Analyse :

Calculé pour

U«0>FI,ÎRbFl. Trouvé.

RbFl.

Uranium.

Oxygène.

Fluor.

En opérant avec le fluorure acide de rubidium, la masse reprise par l’eau donne par évaporation des cristaux jaunes en tout semblables au composé analogue formé par le fluorure acide de potassium, et dont la formule est :

U*OF»,2RbFl,6flO.

En chauffant au rouge l’oxyde U’O* avec du chlorure de rubidium, Ditte a encore obtenu, en reprenant par l’eau, des cristaux jaune verdâtre.

Analyse :

Calculé pour U'O'.RbO. Trouvé.

RbO. 39,37 39,61

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