SULFATES DE CHAUX ET DE POTASSE
Quand on mélange une poudre fine de sulfate de chaux (gypse, anhydrite ou plâtre fortement calciné) avec une dissolution concentrée et froide de sulfate de potasse, les deux sels se combinent presque immédiatement. On obtient de belles paillettes blanches, nacrées, formées elle-mêraes par des groupes d’aiguilles fines, transparentes et qui rayonnent d’un môme point. Ces cristaux ont pour formule 3 SO*. 2 CaO. KO. 3HO ou 2(S0’.Ca0).(S0*.K0).3H0; ils sont décomposés par l’eau, môme froide, qui enlève peu à peu tout le sulfate de potasse.
Si on ajoute un peu d’acide sulfurique au mélange des deux sulfates et qu’on fasse bouillir la liqueur, le sulfate de chaux se rassemble au fond du vase, sous la forme d’une poudre blanche qui, après vingt-quatre ou quarante-huit heures de repos, est tranformée tout entière en cristaux bien nets dont la formule est 2S0^ CaO. KO. HO ou (SO^ Ca0).(S0®. KO). HO. Ces cristaux perdent leur éclat par la chaleur en devenant anhydres ; ils sont, comme les précédents, décomposés par l’eau (Ditte, Compt. rend, de l'Acad. des Sc., f. LXXXIV, p. 86).