OXYDES DE ZINC
Le zinc donne avec l’oxygène un oxyde parfaitement défini ZnO. Berzelius admettait l’existence d’un sous-oxyde ; Thénard, celle d’un peroxyde, sans doute hydraté.
L’oxyde de zinc se combine avec facilité soit aux acides, soit aux bases même très faibles.
Il existe deux hydrates : ZnO, HO et ZnO, 2HO.
Les combinaisons avec les acides forment les sels de zinc dont les caractères généraux et l’étude particulière seront exposés plus loin dans un chapitre spécial.
Les composés formés avec l’ammoniaque et avec les oxydes métalliques seront décrits après les oxydes proprement dits.
Sons-OXYDE DE ZINC.
A la température ordinaire, du zinc exposé à l’air se couvre d’une pellicule mince grisâtre qui préserve de l’oxydation les couches profondes du métal.
Le métal, fondu au contact de l’air, s’oxyde promptement à la surface et fournit une poudre grise, qui se transforme bientôt en oxyde blanc, ZnO.
Cette substance grisâtre a été regardée par Berzelius comme un sous-oxyde de zinc : sa présence sur les feuilles de zinc suffit pour ralentir beaucoup sa dissolution dans les acides {Journ. de chimie de Schweigger, t. VI, p. 284).
Proust, Davy, Vogel et la plupart des chimistes ont considéré cette matière comme un simple mélangé de métal et d’oxyde.