III. — DOSAGE DU ZINC A L’ÉTAT D’OXYDE
1° Précipitation à l'état de carbonate. — On chauffe la solution peu acide dans une capsule de platine, presque à l’ébullition ; on ajoute goutte à goutte un excès de carbonate de soude, on fait bouillir quelques minutes, on laisse reposer.
Le liquide clair est décanté sur un filtre ; puis on fait bouillir plusieurs fois avec de l’eau le précipité, en décantant chaque fois. Finalement on jette tout le carbonate sur le filtre, on lave à l’eau chaude, et après dessiccation, on calcine au rouge.
Le filtre doit être brûlé à part, après avoir été humecté de nitrate d’ammoniaque.
100 parties d’oxyde correspondent à 80,247 de zinc.
Ce procédé est très exact, car le carbonate de zinc est à peu près complètement insoluble. D’après Frésénius, 1 partie ne se dissout que dans 44600 parties d’eau. On doit opérer surtout de la sorte, cjuand le sel de zinc est à acide volatil.
2° Précipitation à l’état de sulfure. — Quand le sel de zinc est à acide lixe, il vaut mieux précipiter d’abord à l’état de sulfure, comme il a été dit plus haut.
Le sulfure hydraté obtenu est redissous à une douce chaleur dans l’acide chlorhydrique étendu. Quand le dégagement d’acide sulfhydrique a cessé, on précipite par le carbonate de soude, et on achève comme précédemment.
On peut également arriver directement du sulfure hydraté à foxyde anhydre, sans passer par le carbonate. Le sulfure, d’abord séché à l’étuve, est chauffé dans un creuset ouvert, où il s’oxyde; on chauffe de plus en plus jusqu’à ce que le poids du creuset ne diminue plus.