DOSAGE DU ZINC DANS LA POUDRE DE ZINC
La valeur commerciale de la poudre de zinc, employée dans l’industrie comme réduction, dépend non pas de sa teneur totale en zinc, mais seulement de la quantité de zinc métallique qu’elle renferme. Pour l’évaluer, on a proposé deux méthodes : l’une, due à V. Drewsen, mesure directement le pouvoir réducteur de la substance; dans l’autre, on évalue la quantité d’hydrogène dégagé sous ’action des acides.
1° Méthode de Drewsen. — On fait digérer 1 gramme de poudre de zinc avec 100 centimètres cubes d’une liqueur titrée de bichromate de potasse (40 grammes par litre) ; on ajoute peu à peu de l’acide sulfurique étendu, en agitant constamment. La poudre se dissout sans dégager d’hydrogène, mais en réduisant l’acide chromique, qui passe à l’état de sesquioxyde de chrome :
2Cr03 + 3Zn = 3ZnO + Ci-^OL
Ouand l’opération est terminée, on détermine la quantité d’acide chromique qui reste encore dans la liqueur, au moyen d’une solution titrée de sulfate ferreux (200 grammes de sel cristallisé par litre). On ajoute de cette solution, tant qu’une goutte donne une tache d’un beau bleu sur une assiette mouillée deferricyanure de potassium (bien exempt de ferrocyanure).
Pour n centimètres cubes réduits (dans la liqueur chromique), il y avait 11X0,66113 de zinc métallique dans 100 parties de poudre essayée (Zeiïscft./tir an. Chem., XIX, 50).
2“ Méthode par l’hydrogène dégagé. — F. Beilstein et L. Jawein mesurent directement en volumes la quantité d’hydrogène dégagé par l’action sur 1 gramme de poudre de zinc, de l’acide chlorhydrique étendu (Deutsche chem. Gesell., XIII, 947).
Frésénius attaque par l’acide sulfurique étendu une certaine dose de poudre de zinc (par exemple 3 grammes), et, au lieu de mesurer le volume d’hydrogène dégagé, il le fait passer sur de l’oxyde de cuivre chauffé au rouge. Le poids d’eau formé donne l’hydrogène, et par conséquent le zinc existant à l’état métallique dans le produit étudié.
100 grammes d’eau correspondent à 362s‘’,222 de zinc. La poudre à analyser est pesée, puis placée avec de Peau dans un ballon-de 100 centimètres cubes, dont le bouchon est traversé par un tube abducteur, ainsi que par la tige verticale d’une ampoule à robinet qui permet d’y faire tomber de l’acide sulfurique pur.
L’hydrogène dégagé, séché par une série d’appareils desséchants, arrive dans un tube rempli d’oxyde de cuivre et chauffé au rouge. L’eau formée est retenue par un tube à ponce sulfurique : au delà se trouve un tube à chlorure de calcium, dont le poids doit demeurer invariable. Quand l’opération est terminée, on
Z[NC.
ouvre le robinet de l’ampoule, et au moyen d’un aspirateur placé à la fin de l’appareil, on fait passer un courant d’air, qui amène sur l’oxyde tout l’hydrogène qui remplit le ballon et les tubes. L’augmentation de poids du tube à ponce indique la quantité d’eau, et par suite le poids de zinc métallique (Zeitschrift f. anal. Chem., XVII, 4G5; Dmglers Pol. Jauni., CCLXXX, 3:29).
KNCYCLOP.
KNCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
BIBLIOGRAPHIE