SULFATE DE CADMIUM ORDINAIRE
CdO,SO’,8/3HO = 128.
On l’obtient par l’évaporation spontanée de la dissolution saturée de sulfate de cadmium.
Ce sont de gros cristaux incolores d’aspect tabulaire qui s’altèrent peu dans l’air.
18 KNCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
D’après Slromeyer, la composition de ce sel serait :
Cd0,S03,4H0.
Rammelsberg, au contraire, lui attribua la formule :
Cd0,S03,3H0.
Enfin von Hauer, guidé par les analogies de forme cristalline avec le sulfate de didyme décrit par Marignac en 1853, se décida pour la formule :
CdO,803,8/3110,
qui se trouvait conforme aux recherches rigoureuses qu’il avait entreprises sur ce sujet.
Calculé. Von Haucr.
CdO. = 64 50,00 49,54
Cd80*,8/3H0.= 128 100,00 99,99
Propriétés. — Les cristaux sont des prismes aplatis d’aspect tabulaire, qui appartiennent au système clinorhombique.
Faces principales :
P, m, d^P, ¥P, g\ e‘.«, aL (fig. 35).
Fig. 35.
Forme primitive :
a : b : c = 0,7992 : t : 0,69 (Rammelsberg).
La prédominance des bases p rend les cristaux tabulaires.
D’après Rammelsberg, l’isomorphisme cristallographique n’existe pas en
CADMIUM.
léalité entre ces cristau.x et ceux de sulfate de didyine; il y a seulement analogie de forme. Kopp n’a d’ailleurs pas réussi à obtenir des cristaux mixtes par le mélange des liqueurs {Ber. der Deutsch. chem. Ges., 1879* 909).
Les cristaux de sulfate cadmique ont pour densité :
8,05 (Giesecke),
2,939 (Buignet).
La chaleur de dissolution est pour 1 équivalent de sel cristallisé :
-f- 3 (Thomsen),
-j- tcai,5 (Favre).
Les cristaux s’altèrent peu dans l’air sec ; mais à 100 degrés ils s’effleurissent rapidement en perdant 5/3 HO (von Hauer) (1). Si on chauffe davantage, ils se déshydratent complètement sans fondre ni perdre d’acide sulfurique. Au rouge, il reste d’abord le sel basique 2CdO,SOh
D’après Rose, les solutions chaudes laissent déposer des pyramides régulières hexagonales, tronquées au sommet, inaltérables ii l’air, qui perdent toute l’eau à 100 degrés. Leur composition serait très voisine, elle serait ; Cd0,S0^5/“2 HO.
Cette variété d’hydrate un peu moins stable n’a pas été bien étudiée {Ann. dePogg., LXXXV,'305).
SULFATE BASIQUE DE CADMIUM.
. 2Cd0,S03= 168.
Sel anhijdre. — 11 se produit quand on calcine au rouge le sulfate neutre anhydre ou l’un de ses hydrates.
C’est une poussière blanche, peu soluble dans l’eau. Il se détruit au rouge vif en acide sulfureux, oxygène, et oxyde de cadmium pur (Stromeyer).
Sel hydraté, 2Cd0,S0^2 HO. — l^Le sel anhydre, traité par l’eau chaude, donne une liqueur qui par refroidissement abandonne des écailles cristallines contenant 1 équivalent d’eau.
2° Kühn a préparé le même sel en précipitant par un alcali un certain volume de solution du sel neutre, et faisant bouillir ensuite avec un volume double de la même solution {Arch. Plinrni. [2], L, 286).
Calculé. Kùhu.
2CdO.
2Cd0,S03,2H0.— 177
disparue, pour lüO, trouvée ; 11,81; calculée
BNCYCLOP. CHIM. 19
SULFATES AMMONIACAUX DE CADMIUM.
Sulfate de cadmium perammoniacal, CdS0*,3 AzH’. — Le sulfate anhydre de cadmium absorbe le gaz ammoniac avec dégagement de chaleur : la masse foisonne et devient pulvérulente. Le produit obtenu contient 3 équivalents de. gaz ammoniac :
CdÜ,S03,3Azll'.
Ammoniaque pour lüO trouvée ; 48,69, calculée ; 48,75 (Rose, Ann. de Pogg., XX, 152).
L’eau détruit cette combinaison avec formation de sulfate d’ammoniaque, de sulfate de cadmium, et il se précipite une certaine proportion d’oxyde.
La matière dégage à l’air du gaz ammoniac, surtout si on la chauffe. Ditte a mesuré les tensions de dissociation, qui sont :
51» 5'. ASQ™"'
Si on extrait le gaz, on arrive au composé :
CdO,SO^AzH^
qui ne cède plus d’ammoniac à lüO degrés. Ce serait le sulfate de cadmiuma7nmomum :
(Azir'Cd)0,S0!'.
Une chaleur plus forte le détruit : il se sublime une petite quantité de sulfate d’ammoniaque.
Sulfate de cadmium dianmimiacal, CdS0S2 AzH‘ + Aq. — Lu versant dans l’alcool une solution de sulfate de cadmium dans l’ammoniaque concentrée, Malaguti et Sarzeau ont obtenu un précipité cristallin jaunâtre qui leur a paru être :
Cdü,S03,2AzU^4HO.
En agitant une solution ammoniacale de sulfate de cadmium avec de l’alcool ammoniacal, G. Millier a formé une couche huileuse, qui après plusieurs jours se prend en une poudre cristalline, sans doute identique à celle de Malaguti. Cette poudre redissoute dans l’ammoniaque et additionnée d’alcool ammoniacal fournit quelque temps après, des prismes incolores qui contiennent :
CdO,SOL“2AzH3,5/"2 HO.
GAÜMIÜM.
Ces cristaux sont des prismes hexagonaux, basés et moditiés sur les arêtes de base.
Leurs propriétés sont identiques avec celles du composé décrit par Malaguti. Ils perdent à l’air du gaz ammoniac, et se résolvent en une poudre blanche. Us se dissolvent dans l’ammoniaque, mais se détruisent au contact de l’eau en sulfate d’ammoniaque et sulfate basique de cadmium.
Voici les analyses données par Malaguti et Sarzeau et par Millier ;
“iAzlF.
CdO..
illO..
2AzH’.
CdO...