TUA
Ce dernier iodure, qui iTest guère connu à Tétat de liberté, donne avec plusieurs iodures des sels doubles bien caractérisés. Nous décrirons :
AzlW.TlF,
KLTIU,
3 Kl,2 T1F,6U0.
Jœrgensen a obtenu l'iodure double ammoniacal :
2AzlU,Cu!,TIU,
qui sera étudié ultérieurement.
PROTOIODURE DE THALLIUM.
Préparation. — On le prépare en ajoutant de l’iodure do potassium à la solution d’un sel tlialleu.x. Il se forme immédiatement un précipité jaune, de nuance variable, selon les conditions de précipitation. Si les liqueurs sont étendues, il est en général jaune-citron ; les liqueurs chaudes et concentrées le donnent orangé; quelquefois il est jaune verdâtre. Mais d’ordinaire la couleur repasse en quelques heures au jaune-citron.
Ces variétés de coloration ne sont pas accidentelles; elles se rattachent à l’existence de plusieurs modifications allotropiques de l’iodure de thallium; il paraît en exister trois bien distinctes ;
Iodure jaune-citron,
Iodure rouge,
Iodure vert,
ces deux derniers se transformant au bout d’un temps plus ou moins long en iodure jaune.
La variété rouge se forme quand on élève la température; l’iodure jaune chauffé, devient rouge écarlate à 190 degrés, puis fond en un liquide rouge
THALLIUM
masse cristalline rouge
foncé, qui se prend par refroidissement en une (Hebberling).
L’iodure de thallium se dissout en petite quantité dans la potasse bouillante; la solution refroidie abandonne des paillettes miroitantes d’iodure rouge (Willm). De même, il se dépose d’une solution chaude d’acétate de potasse en petits cubes et cubo-octaèdres réguliers, de couleur orangée (Werther).
Tous ces iodures rouges redeviennent jaunes au bout de quelques heures. Cette transformation, qui s’effectue sans doute avec dégagement de chaleur, est très comparable à celle de l’iodure rouge de mercure en iodure Jaune.
La variété rerie s’obtient principalement sous l’influence de la lumière solaire ; l’iodure jaune récemment précipité, e.vposé au.v rayons du soleil, devient peu cà peu d’un beau vert, en prenant l’aspect d’une poudre cristalline, un peu plus soluble que l’iodure jaune dans l’eau chaude, qui l’abandoune par refroidisse- .inent en cristau.v microscopiques verts très réfringents. La transformation est moins rapide avec l’iodure jaune desséché.
L’iodure vert, abandonné tà lui-même, passe au bout de quelque temps à l’état d’iodure cette métamorphose est rapide quand on le fait bouillir avec de
l’eau iodée ou chargée d’iodure de potassium, mais non avec de l’eau pure.
Chauffé assez fortement, il devient ronge (Knosel, Deutsche Chem. GeselL, 1874, 576 et 893).
La composition de ces divers iodures est Tll.
Calcul.:. Werllier.
Tl.="201 61,63 »
Tll. = 331 100,00 ï
Propriétés .— Ainsi qu’on l’a vu plus haut, Tiodure de thallium (J) chaull'é, rougit vers t'.IO degrés, puis fond eu un liquide rouge foncé. A une température plus élevée, il se sublime difficilement en crislaux ténus rouges translucides, (jui reilevienneut ensuite jaunes et opaques. D'après Crookes, celte subliinalion donnerait lieu à une dissociation de l’iodure.
Le poids spécifique de l’iodure fondu est (Lamy) :
L’iodure de iballium est peu soluble dans l’eau ; les nombres trouvés jiar les divers observateurs sont peu concordants, ce qui tient sans doute au défaut de pureté de l’eau ou de l’iodure employés pour faire cette mesure.
1 partie de sel se dissout dans :
(1) Jaune, c'est fiodurc normal.
(Werther). (Crookes). (Lamy).
20000 parties d’eau t> ■»
(Hebbcrling).
Il est encore moins soluble dans une solution d’iodure de potassium, et dans l’acide acétique.
L’alcool ne dissout que de faibles traces d’iodure; une partie de ce dernier se dissout :
.V 13» 5 dans 56330 [jarties d’alcool à 85 degrés (Werther),
19» — 18934 — 98 — (Hebberling).
La chaleur de formation de l’iodure de thallium a été évaluée par Thoinsen ;
Tl + I = Tll solide.
dégage (iode gazeux). + 30*^“',2,
— (iode solide). + 35^“',6,
par équivalent d’iodure formé. Ce nombre est supérieur à celui d’oxydation du thallium ; aussi roxygè;ie ne déplace pas l’iode de l’iodure. La formation d’iodure à partir de l’oxyde et de l’iode peut au contraire être effectuée.
D’après Hebberling, les acides sulfurique et chlorhydrique étendus, ainsi que les alcalis étendus, sontsans action sur l’iodure de thallium. Mais l’acide nitrique étendu et chaud l’attaque avec mise en liberté d’iode ; l’action commence à froid, si l’acide est concentré.
Le chlore et l’eau régale le dissolvent sans élimination d’iode ; il se forme peut-être un chloro-iodure de tliallium (Willm).
Fondu avec du cyanure de potassium, il fournit du thallium pur (Werther).
lODÜRES SUPÉRIEURS DE THALLIUM.
Préparation. — Quand on essaye de produire un iodure supérieur de thallium, on obtient en général une matière noirâtre, de composition assez difficile à préciser, qui paraît dès la température ordinaire en état de dissociation. Chaque chimiste a donné pour ce composé une formule différente.
1» En traitant le thallium métallique par un excès de solution d’iode dans l’éther, Nicklès a obtenu une liqueur brune, qui laisse peu à peu déposer des aiguilles brunes ; l’auteur les a considérées comme formées par le Iri-iodure TIP {Joiirn. de pliarm. [4], I, 25).
THALLIUM
2“ L’action de l’iode sur le profo-iodure de thallium a été essayée.
D’après Jœrgensen, en évaporant à 70 degrés une solution de proto-iodure dans l’acide iodhydrique chargé d’iode, on forme des cristaux microscopiques bruns, qui seraient Tl'P.
Le même chimiste a obtenu un résultat identique en faisant digérer le protoiodure avec une solution éthérée d’iode (Journ. fur prakt. Chem., N. F., VI, 82).
Knosel, en chaulfant longtemps l’iodure jaune avec un excès d’eau iodée, a préparé des aiguilles noires brillantes, auxquelles il a attribué la formule Ïl-P {loc. cit.).
3" Quand on ajoute de l’iodure de potassium à la solution d’un sel de peroxyde thallique, on précipite une poudre noire, qui, d’après Werther, ne serait qu’un simple mélange de proto-iodure et d’iode libre ; à l’ébullition, elle dégage de l’iode, laissant de l’iodure jaune.
Willm l’a considérée comme un tri-iodure instable.
En opérant de même sur un sel de peroxyde, en solution très étendue, additionnée d’ammoniaque et d’acide tartrique, Jœrgensen a obtenu un précipité brillant nettement cristallin, qui serait encore Tl'P.
Periodure de Jœrgensen, Tl'P. — Ce sont des cristaux noirâtres microscopiques, tout à fait opaques, paraissant constitués par des fables rhombiques de 80»,30'.
Voici l’analyse donnée par l’auteur :
Trouve
Culculd. (moyenne).
7 Tl.= 1428 55,5i 55,2