FLUORURE DOUBLE DE THALLIUM ET DE SILICIUM
TlFl,SiFF = 275 -SiFFTF = 550
On dissout du carbonate de thallium dans l’acide hydrofluosilicique : la liqueur évaporée à chaud ou à froid, donne des octaèdres réguliers incolores, souvent aplatis en forme de tablettes hexagonales (Werther). Leur formule est, d’après ce chimiste, TlFl,SiFl-. Kuhlmann fils leur attribue 2IIO.
Calculé. Worthcr.
Tl. = 204 74,18 73,60
Si.14 5,09 4,77
3 Fl.= 57 20,73 »
TlSiFF.= 275 100,00 »
Le fluorure double de thallium et de silicium est très soluble dans l’eau. La liqueur obtenue possède une réaction acide; elle peut facilement recristalliser.
D’après Kuhlmann, il est volatil sans décomposition.
L’ammoniaque précipite de sa dissolution une masse floconneuse qui devient bientôt cristalline.
PEUFLUORDUE DE THALLIUM.
On peut eonsiclércr comme iel le précipité obtenu en ajoutant de l’acide fluorhydrique à une solution d’azotate de peroxyde de thallium.
La même substance s’obtient par la digestion du peroxyde de thallium avec l’acide fluorhydrique. C’est une matière vert-olive foncé, insoluble dans l’eau même bouillante et dans l’acide chlorhydrique froid Chauffée, elle brunit, puis fond en une masse orangée qui blanchit au refroidissement. Chauffée plus fort, elle se volatilise (Willm).
PHOSPHURE DE ITHÂLLfüM.
On ne connaît pas de combinaison définie du phosphore avec le thallium. Les divers essais de préparation directe ou indirecte d’un phospluire n’ont donné que de faibles quantités d’une matière noirâtre mal caractérisée, dont la composition n’a pas été établie. Nous allons les passer rapidement en revue.
L’union directe du phosphore et du thallium est difficile. Carstanjen n’a pu la réaliser, ni en chauffant ensemble les deux substances en vase clos ou dans un courant d’acide carbonique, ni en projetant de petits fragments de phosphore sur la surface du métal fondu. Pourtant dans ces conditions le phosphore paraît se produire à la surface en une couche noirâtre très mince (Flemming, Zeitschrift f. Chem., 1869, 292).
Le phosphore est sans action sur les sels de protoxyde de thallium. Dans les solutions de protoxyde, le phosphore se recouvre d’un enduit noir, qui n’est peut-être que du thallium métallique : ces mêmes solutions chauffées en tubes scellés avec du phosphore produisent une matière noire, en même temps que quelques petits cristaux blanchâtres ; il sè forme en même temps un peu d’hydrogène pliosphoré et de l’acide phosphoreux (Flemming).
D’après Grookes, quand on fait passer un courant d’hydrogène phosphore dans une solution ammoniacale de sulfate thalleux, on précipite du phosphnre de thallium, poudre noire inaltérable à l’air.
Carstanjen n’a pas obtenu de phosphure en calcinant un mélange de charbon et de phosphate Iribasique de thallium. L’action réductrice de l’hydrogène ne donne pas un résultat bien meilleur.
ARSÉNIURE DE THALLIUM.
TLAs = 279.
Carstanjen l’a préparé en fondant ensemble équivalents égaux des deux corps. C’est une masse cristalline, d’une faible dureté : on peut aisément la
THALLIUM
couper au couteau. Les cassures fraîches sont d’un blanc d’argent très brillant, mais elles se ternissent à l’air, en devenant jaunes, puis bleues.
L’acide sulfurique étendu l’attaque en dégageant beaucoup d’hydrogène arsénié; il reste en même temps une poudre noirâtre formée d’arsenic ou d’arséniure solide d’hydrogène.
HYDRURE DE THALLIUM.
Herapath a admis la possibilité de l’existence d’un hydrure de thallium, brûlant avec une flamme verte caractéristique (Pharm. J. Trans., IV, 302).
Crookes ne croit pas à ce composé, que l’on n’obtient pas en attaquant par les acides l’alliage de thallium et de zinc. Quand on fait passer de l’hydrogène sur du thallium chauffé au rouge, ce gaz brûle ensuite avec une belle flamme verte et dépose sur les corps froids une couche pulvérulente et miroitante de matière brune ; mais cette propriété doit sans doute être attribuée à un phénomène d’entraînement mécanique du métal, plutôt qu’à une combinaison réelle.