‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 6e cahierChapitre 301 sur 305 · SÉPARATION DU THALLIUM · texte numérisé non relu

SÉPARATION DU THALLIUM

La séparation du thallium n’offre pas de très grandes difficultés.

On acidulé fortement la liqueur d’acide sulfurique, et on y fait passer un courant d’hydrogène sulfuré qui précipite complètement l’argent, le mercure, le plomb, le cuivre, le cadmium, l’étain, etc. Le thallium demeure dans la liqueur, à moins qu’il n’y ait de l’arsenic, auquel cas il peut se précipiter sous forme de sulfarsénite et sulfoarséniate (1).

Dans le liquide filtré, on ajoute de l’ammoniaque et du sulfhydrate d’ammoniaque : le précipité formé contient des sulfures de zinc, de nickel, de cobalt, de manganèse, de fer, et aussi des oxydes de chrome et d’aluminium, en même temps que tout le thallium à l’état de sulfure. On redissout le précipité dans l’acide sulfurique très étendu, et on ajoute du carbonate de potasse qui précipite tous les métaux sauf le thallium.

Dans la liqueur filtrée, on sépare le thallium à l’état d’iodure, qui se forme par l’addition d’iodure de potassium.

(1) Dans ce cas, on traite le mélange de sulfures par le sulfhydrate d'ammoniaque qui détruit le sulfure double de thallium et d’arsenic, dissout l’arsenic et laisse le sulfure de thallium parmi les sulfures insolubles ; ceux-ci sont redissous dans l’acide sulfurique étendu, et la liqueur obtenue est traitée par l’acide sulfhydrique, qui cotte fois ne précipite plus le thallium on filtre et on poursuit dans le liquide filtré la recherche du thallium.

THALLIUM

BIBLIOGRAPHIE

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