FI
Ta-0=. 222 60,65 60,24 60,66
Ce fluosel se dissout sans décomposition dans une petite quantité d’eau pure et froide ; mais, à l’ébullition, la liqueur se trouble, laisse déposer un précipité blanc, amorphe, et, par refroidissement, on obtient une abondante cristallisation du fluosel ammonique 2AzH'‘Fl,Ta®Fr’ en larges lames rectangulaires biseautées, mêlées d’un excès de fluoxytantalate non décomposé. Si à la dissolution chaude on ajoute du fluorure de potassium, la solution se trouble de nouveau par refroidissement, et laisse déposer des cristaux aciculaires caractéristiques de fluotantalate de potasse.
Fluoxytantalate acide d’ammoniaque, Ta'20^FF,3AzH*Fl,HFl. — Si l’on concentre par évaporation l’eau mère qui a laissé déposer le fluoxytantalate octaédrique, il se dégage de l’ammoniaque; la liqueur devient fortement acide, et, par refroidissemeqt, on obtient un nouveau fluosel en petits cristaux lamellaires.
Ce sont des prismes fortement aplatis terminés par un pointement octaédrique ; les cristaux sont trop minces pour être déterminés.
La dissolution de ce set dans l’eau pure est fortement acide; elle ne se trouble pas à l’ébullition comme celle du fluoxytantalate précédent.
Il s’effleurit rapidement à l’air. A l’étuve à 100 degrés, il laisse dégager des vapeurs acides ; au bout d’une vingtaine de minutes, la perte de poids cesse d’être sensible. C’est ainsi qu’on a dosé l’aci’de fluorhydrique libre.
Calcule. Trouve!.
Ta. 182 47,15 47,18
6 Fl. 114 29,53 *
3AzH*. 54 13,99 14,02
HFl. 2Ü 5,18 4,71'
Ta^Oîi.
TANTALE
Ce sel doit être rapproché du fluoxyniobale de potasse aciculaire Nb-O-Fl', '1KF1,HF1 et du fluostannate acide Stt^Fl*,3KFl,HFl décrits par M. Marignac.
Fluoxytantalate potassique. — Lorsqu’à une dissolution encore chaude d’acide tantalique dans un grand excès de fluorure d’ammonium, concentrée par une ébullition prolongée, on ajoute du carbonate de potasse pur par petites portions, jusqu’à saturation presque complète, on obtient, par refroidissement, de volumineux octaèdres réguliers, transparents. Traités par une petite quantité d’eau pure, ces cristaux deviennent immédiatement opaques et ne se dissolvent, par une légère élévation de température, qu’en laissant un volumineux résidu amorphe riche en acide tantalique.
Cette décomposition du sel au contact de l’eau semble prouver l’existence d’un fluoxytantalate potassique analogue au composé ammoniacal précédemment décrit ; mais ce procédé ne permet pas de le préparer à l'état de pureté.
Les fluoniobate et fluotantalate de potasse 2KFl,NbW,2 KFl,Ta^Fl% sont isomorphes : c’est cette relation d’isomorphisme qui a permis à M. Marignac d’attribuer à l’acide tantalique la formule Ta^O'*, analogue à celle que l’examen des fluoxyniobates avait fait admettre pour l’acide niobique.
Les mêmes relations d’isomorphisme qui unissent les fluoxyniobates aux fluoxytungstates, fluoxymolybdates, fluotitanates, fluostannates, fluozirconates, fluosilicates, permettent de joindre les fluoxytantalates à cette longue série de fluosels.
l'risiue rliombaidal oblique.
SnW,3KFI,HFI,
Nb»02FF,3KFl,HFl,
Ta50W,3AzH*FI,HFl(2).
Ces rtnoxytahtalates, tout en établissant une analogie plus étroite encore entre le niobium et le tantale, rattachent directement les fluosels tantaliques aux fluosels du zirconium, du silicium, du titane, du tungstène et du molybdène.
On a en effet, en
Prisme rbomboïdal oblique.
TiW,2KFl,2HO,
\ViOW,2KFl,2HO,
x\l)WP,2KFl,“2HO,
Prisme rliomboidal droit.
WîO*Fl-,2.\zH^Fl,
Nb-^0*Fl',2.\zH‘Fl.
bornant aux principaux :
Cubiques
Zr2Fl*,3KFI, Zr3Fl‘,3 AzH'Fl, TPFlS3.VzH<Fl 1 SPFIL3AzH*Fl| ^ ^ NbWP,3KFI, Nb"-0*Pl‘,3AzH‘Fl, Ta-0-F13,3AzH‘Fl, |Ta-0-FI3,2KFll.
tiOMBINAISONS AVEC L’AZOTE.
On obtient des azotures de tantale en faisant réagir le gaz ammoniac sur le chlorure Ta’Cl\
(1) ('.CS deux sels cristallisent en prismes carrés très voisins du cube.
(2) La forme cristalline de ce sel n’a pu être déterminée; ce sel doit être rapproclié des deux précédents.
80 ■ ENCYCLOOÊDIK CHIMIQUE.
II. Rose avait constaté {Pogg. Ann., CVI, p. 141, et G, p. 146), en faisant réagir l’ammoniaque sur les chlorures de niobium et de tantale, la production d’une matière noire qu’il regarda tout d’abord comme du niobium et du tantale métalliques. Mais, lorsque Wôbler eut montré que les cristaux cubiques des hauts fourneaux, considérés jusque-là comme du titane métallique, renfermaient de l’azote. Rose reprit l’étude des produits obtenus par lui et constata qu’ils dégageaient de l’ammoniaque par la fusion avec la potasse; il avait donc préparé ainsi des azotures ; mais il n’en détermina pas la composition.
Azoture, ïa®Az\ — En étudiant l’action de l’ammoniaque sur le chlorure de tantale, on obtient deux azotures (A. Joly, Ann. scient, de l’École normale supérieure, VI, p. 150).
Le chlorure de tantale préparé dans un tube de verre de Bohême, par l’action du chlore sur un mélange d’acide tanlalique pur et de charbon de sucre fortement calciné, a été déplacé trois fois dans le tube même, afin de s’assurer qu’il ne renfermait pas d’oxychloï’ure niobique et de le débarrasser d’une petite quantité de chlorure de silicium formé aux dépens du verre. Le tuber enfermant le chlorure de tantale est introduit rapidement, après qu’on en a ouvert les deux bouts, dans un tube de verre plus large préalablement bien desséché. L’ammoniaque est lentement absorbée à la température ordinaire; mais, à l’approche de quelques charbons, une réaction très vive se produit et du chlorhydrate d’ammoniaque se volatilise. La matière gonfie et prend une couleur jaune d’or. Si l’on continue à faire passer l’ammoniaque pendant plusieurs heures, de façon à compléter la réaction et à volatiliser le chlorhydrate d’ammoniaque, le tube se trouve rempli d'une matière amorphe rouge foncé très volumineuse. Dans les parties du tube où la couche est très mince, la couleur est d’un beau rouge de cuivre, bleue par transparence.
Analysée à cet état, la matière est loin de présenter une composition bien constante ; elle renferme encore du chlorhydrate d’ammoniaque, des traces de chlorure de tantale qui s’est trouvé soustrait à l’action de l’ammoniaque par l’azoture formé à sa surface, d’autant plus qu’on a employé du chlorure de tantale plus compacte.
La matière, pulvérisée rapidement, est de nouveau soumise à l’action d’un courant de gaz ammoniac parfaitement sec, dans un tube de verre, au rouge, sombre, jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible de constater trace de volatilisation du sel ammoniac; on laisse refroidir dans le courant de gaz.
La matière se présente alors sous la forme d’une poudre amorphe d’un rouge vif. Fondue avec de la potasse, elle dégage de l’ammoniaque. Chatiffée à l’air sur une lame de platine, elle se transforme rapidement avec incandescence en acide tantalique. Elle réduit l’oxyde de cuivre à une température peu élevée, en dégageant de l’azote. Le dosage de ce dernier élément a été fait en chauffant la matière avec un grand excès d’oxyde de cuivre, comme pour une analyse
organique.