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III. Analyse de M. Rammelsberg. D

Le rapport de l’oxygène de la base à l’oxygène de l’acide est celui |de 1 à 5,

comme dans les tantalites.

La tapiolite, si les mesures de

Nordenskjold sont exactes, serait un cas de

dimorpbisme de la niobite : elle serait isomorphe du rutile de la cassitérite.

Indépendamment des minéraux étudiés ci-dessus, et qui sont, à proprement parler, des minéraux niobifèreset tantalifères, on peutaccuserdans d’autres substances minérales, la présence des acides niobique et taiitalique.

WOhler a signalé le premier la présence de petites quantités de ces deux acides dans le wolfram. M. Marignac a analysé {Ann. dechim. et dephys.,A‘ sér., VIII, p. 70) un résidu de traitement du ivolfram de Zinnwald et de Scblackenwald qui lui avait été remis par Wühler. Il a trouvé, indépendamment d’une assez forte proportion de silice :

Acide niobique. 76,3

— tanlalique. 17,3

— titanique—•. 5,4

La cassitérite renferme souvent des acides niobique et tantalique. Dans un minerai de Finbo, Berzelius a trouvé ;

Acide tantalique. 12,22

— staniiique. N3,6ü

De même des tantalites peuvent contenir des proportions relativement élevées d’acide slannique. Berzelius ena trouvé dans des tantalites de Brodbo (!) et de Finbo (II) :

Acides tantalique (et niobique).... 08,22 66,3i 66,99

— stannique. 8,26 8,40 16,75

— tungstique. 0,19 6,12 î

Ce fait avait conduit Berzelius à attribuer à l’acide tantalique 'la même formule TaO^ qu’au bioxyde d’étain SnO^ Mais il est probable qu’il y a là des mélanges accidentels, des inclusions étrangères; et en effet, en attaquant par le bisulfate de potasse 170 grammes d’une colombite de Haddam qui paraissait très pure, M. Marignac a obtenu par lévigation, et après trois attaques successives, un résidu pesant 11 grammes environ et formé d’une matière grenue dont la densité s’élevait à G,75. Par fusion avec du soufre et du carbonate de .soude on en retira d’acide slannique ; le reste était un mélange d’acide niobique, d’acide tantalique et d’acide stannique. L’acide staunique n’est donc point réparti uniformément dans la masse, mais bien disséminé à l’état de mélange. Il est probable qu’il en est de même de l’acide titaniqué, qui se rencontre dans toutes les niobites.

Dans un minerai d’étain de Montebra (Creuse),'le colonel II. Caron a signalé la présence du niobium et du tantale {Comptes rendus (1865), LXI, p. lOGi). Le minerai a été fondu avec un mélange de carbonate de soude et de charbon. Au-dessus du culot d’étain se trouvait une scorie renfermant l’acide niobique, que l'on put isoler par un traitement à l’acide fluorhydrique et à l’acide sulfurique. La teneur du minéral en acide niobique et tantalique réunis variait de 2 à 5 pour 100.

M. Carnot a signalé la présence d’acide tantalique (1,05 pour 100) dans une substance trouvée à Meymac (Corrèze), et qui est constituée principalement par un hydrate de l’acide tungstique (Wo0^2II0) associé à de l’oxyde de fer hydraté. Cette substance, la meymacile, est un produit d’altération de la schéalite, et semble indiquer dans cette substance la présence de petites quantités d’acide tantalique.

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