V. — WüHLÉRITE
La wôhlérile a été découverte par Strecker dans une syénite zirconienne,
(1) Dans ces analyses, les oxydes sont rapportés aux types les plus communs, yttria et oxydes de cérium. Cependant l’étude cliimi(|ue et speclroscopii[ue des terres de la samarskite de la Caroline du Nord a amené, en 1872, la découverte de nouveaux métaux (L. Smilli, Delafontainc, Marignac, Lccoq de lioisbaudran, Soret). On admet assez généralement l’existence du samarium caractérisé par un spectre décrit par M. Thalcn, et dont les composés ont été étudiés à l’état de pureté par M. Cleve. Un autre métal, le Uecipium, encore mal connu, a etc signalé par M. Delafontaine. L’oxyde de mosavdrum de M. Lawrence Smith, devrait être identifié, d’après MM. Marignac et Delafontaine. a une des terres de 1 yttria découvertes par Mosander. la terbine, dont l’existence, niée par MM. Berlin, Bahr et Bunsen et Cleve, se trouverait ainsi conllrméc. Nous renvoyons, pour l’étude de ces bases, à l’article de M. Cleve; Samarium, Uecipium et Terbium, tome X do l'Encyclopédie clUmique, pages U5-152.
TANTALE. 111
près de Brewig, en Norvège.C’esl un minéral jaune, à l’éclal vitreux; la cassure fist résineuse. La forme cristalline avait été rapportée tout d’abord par Dauber à un prisme rhomboulal droit de 1)0” 16'. D’après une étude plus attentive des angles et des propriétés opli(|ues tpii en a été fuite par M. Descloizeaux {Ann. de chim. et depliys., 4' sér., XIII, p. 425), la forme cristalline doit être rapportée à un prisme rhomboïdal oblique.
Les faces dominantes sont h', p, ÿ‘, g-, g^, m, 6*'-, o-, «*, e*. On a pour les mesures des angles principaux :
wim en avant. DO» U'
mm sur ÿ*. 89“ 46'
pm postérieur. 76» 29'
niÿ‘. 134» 53'
La densité est 3,41. L’acide cblorbydrique attaque le minéral avec mise en liberté dte silice gélatineuse et d’acide niobique.
Sclieerer, dans l’analyse qu’il avait publiée de la wôblérite, désignait l’acide métallique associé à la silice comme acide tantalique. Mais cet acide jaunit à chaud, et, en présence du zinc et de l’acide chlorhydrique, donne une coloration bleue; ce ne peut être que de l’acide niobique.
Une autre analyse a été donnée par M. Hermann (J. fiir prakt. Chem., XGV, p. 123). M. Rammelsberg {Pogg. Ann., CL, p. 208) a publié des analyses plus récentes et n’a pas signalé la présence de l’acide tantalique.