IV. Forbes et Dabi
M. Marignac (Ann. de chim. et de phys., 4' sér., VIII, p. 71) a essayé de séparer les acides métalliques en s’appuyant sur la différence de solubilité que Itrésentent leurs fluosels. L’euxénite de Norvège examinée a perdu 2,66 pour 100 par calcination, cl renfermait 52,23 pour 100 d’acides métalliques, qui se partagent ainsi :
Acide niobique (tilanifère>. 27,63 49,1
— tilanique. 24,60 43,7
ce qui semble indiquer que dans l’euxénite ces acides seraient dans le rapport de Nb50'à3Ti0^
Euxénite de l’Amérique du Nord. — M. Lawrence Smith a rencontré dans des samarskites de la Caroline du Nord des fragments de couleur brune d’un minéral qu’il rapporte au type euxénite. Cette matière ne présentait pas de forme cristalline distincte.
L’analyse donne ;
Acide niobique. 54,12
— tungstique et slaiuii(|ue. 0,21
Oxydes de l’yttrium et du cérium. 24,10
Chaux. 5,53
Oxyde d’uranium. 9,53
— manganeux. 0,08
— ferreux. 0,31
Eau. 5,70
Les acides métalliques ne renfermaient pas d’acide litanique. C’est donc là
ENCÏCLOP. CHm. 8
hi iiNCYCLOPÉÛlE CHIMIQUE.
une variété très pure du niobate d’yttria, d’urane et de chaux désigne sous le nom d’euxénite.
Polykrase. — Cette variété contient moins d’acide niobique et plus d’acide titauique que l’euxénite ; elle renferme en outre un peu d’acide tantalique.
Acide niobique.
— tantalique.
— titanique.
Yttria.
Erbine.
Protoxyde de cérium.
— de fer.
— d’urane.
I. Polykrase de Hitterœ. D = 5,12. Perte au feu, 4,02 p. 100 (Scheerer).
II. Polykrase de llilterœ. I) = 4,071. Perle au feu, 3 p. 100 (llainmelsbcrg).
La composition centésimale est celle de la matière calcinée.
Æschynite. — L’æschynite est beaucoup plus rare que l’euxénite.
Elle cristallise en prismes rbomboïdaux droits de 'Jl" 34' (fig. 'J). Couleur noire ou brune, éclat métalloïde ou résineux. D = 5,l à 5,25.
Se rencontre à Miask (Oural).
Fig. ,
La nature des acides métalliques n’est plus .discutable aujourd’hui. M. Marignac a reconnu qu’ils étaient formés d’un mélange des acides iiiobique et titanique. M. Hermann avait cru y trouver un nouvel acide, l’acide ilménique, mais les difficultés que présente la séparation des acides niobique et titauique suffisent à expliquer les particularités que présentaient les acides extraits de l’æschynite.
Acide niobique.
— tilanique.
— stannique.
Thoriiie.
Protoxyde de cérium.
Oxyde de lanthane eldedidyme.
Yttria.
Oxyde ferreux.
Peroxyde de fer.
Chaux.
Perte au feu.