à la tenip. de IT-.ô. Zettnow
Métal fondu par la pile :
0 = 17,2. Riche.
Métal réduit par l’hydrogène du chlorure TuCl®: 0 = 16,54. V. Uslar.
Métal provenant de la décomposition de l’azoture par la chaleur,: • 0 = 17,5 à la temp. de 21°... V. Uslar.
En opérant avec du tungstène réduit de l’acide tungstique par le charbon dans un creuset brasqué, V. Régnault avait trouvé pour chaleur spécifique 0,03ü36 {Ann, de chim. et de phys. (2), I. LXXIII, p. 48); une détermination ultérieure faite sur un mêlai réduit par l’hydrogène, pulvérulent, cristallin, a donné le nombre 0,03342, qui doit être plus exact que le. précédent {Atm, de chim. et de phys. (3), LXIII, p. 23).
Spectre
Les longueurs d’ondes principales du spectre électrique du tungstène ont été déterminées par Rob. Thalén {Ann. de chim. et de phys. (4), t. XVIII, p. 202) ; exprimées en dix-millionièmes de millimètre, elles se répartissent de la façon suivante dans le spectre :
Ven.
Bleu.
Indigo.
PROPRIÉTÉS CHIMIQUES
L’oxygène sec et l’oxygène humide sont sans action sur le tungstène à la température ordinaire ; mais à une température rouge, le métal divisé et cristallin tel qu’on l’obtient par la réduction de l’hydrogène, s’oxyde et brûle en donnant de l’acide tungstique. Il brûle également lorsqu’on le chauffe à l’air, à une température plus élevée cependant. Pendant cette oxydation, on voit le métal perdre son éclat, bleuir, puis enfin brûler en se dilatant et se changeant en une poudre jaune d’acide tungstique.
Maintenu en présence dq squfre fondu, il se sulfure leqtenient. On peqt prq-
TUNOSTLNK. 131
jeter du tungstène dans un matras en verre contenant du soufre bouillant, sans qu’il y ait combustion vive (Riche).
Le tungstène ne brûle pas dans le chlore sec à la température ordinaire; il est attaqué vers 300 degrés et donne, pourvu que toute trace d’air ou d’humidité ait été chassée do l’appareil, le trichlorure TuCP; en présence d’une petite quantité d’oxygène ou d’humidité, il se forme soit l’oxychlorure rouge TuCRO, soit l’oxychlorure jaune TuClO® ou même l’acide tungstique.
Le brome attaque de même le tungstène, en donnant, à l’abri de l’oxygène ou de l’humidité, le bromure Tu^Br''; dans le cas contraire, on obtient un oxybromure ou même l’acide.
L’iode s’y combine encore, quoique plus difficilement; il est nécessaire de chauffer le métal dans la vapeur d’iode, à température très élevée, et encore la formation de composés iodés n’est-elie que partielle.
Le tungstène peut être conservé pendant plusieurs mois dans l’eau bouillie ou aérée, distillée ou ordinaire, sans être notablement altéré ; il perd cependant peu à peu son éclat. Si l’on fait passer de la vapeur d’eau sur ce métal chauffé au rouge, il est très rapidement attaqué et transformé en une matière verdâtre, incomplètement oxydée, mélange d’acide tungstique et d’un oxyde inférieur.
Dans une eau faiblement alcaline, le tungstène conserve sa transparence, mais le liquide contient bientôt de petites quantités d’un tungstate alcalin. L’attaque devient rapide lorsque la solution alcaline est concentrée et bouillante.
Chauffé avec de l’acide azotique, le tungstène s’oxyde avec dégagement de vapeurs rutilantes ; mais l’attaque n’est complète qu’au bout d’un certain temps, ce qui s’explique par l’insolubilité de l’acide tungstique dans l’acide. L’attaque est par contre très rapide avec l’eau régale.
L’acide sulfurique et l’acide chlorhydrique l’attaquent lentement.
Le sulfure de carbone, l’hydrogène sulfuré dirigés sur le tungstène chauffé au rouge, le transforment en bisulfure TuS*.