‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 7e cahierChapitre 9 sur 93 · Oxygène · texte numérisé non relu

Oxygène

82,11 24,65 in , .

m-iu. . 82,72

Chaux. 17,28

Les cristaux paraissent dériver d’un prisme rliombo'idal droit. Leur forme laminaire nu les macles rendent les mesures très difficiles (A. Joly).

.Acide niobique... 82,60 Chaux. 17,16

La formule Ca0,Nb-0'' exigerait :

NIOBATES DE MAGNÉSIE.

Niobate île magnésie tétrabnsique — On place dans un creuset de platine de l’acide niobique avec un excès de chlorure de magnésium récemment fondu et bien pur ; il convient de mettre à la surface un peu de chlorhydrate d’ammoniaque. Le creuset, muni de squ couvercle, est placé, enveloppé de magnésie, dans un creuset de terre luté. On chauffe dans un bon fourneau à vent avec du coke de cornue, en ayant soin d’élever la température aussi rapidement que possible jusqu’au rouge blanc; cette température est soutenue pendant une heure environ. Un refroidissement lent paraît favorable au développement des cristaux, mais il entraîne la formation de périclase, dont il est difficile de se débarrasser.

Lorsqu’on traite par l’eau la matière fondue restée dans le creuset de platine, il reste, après disparition du chlorure de magnésium en excès, de larges plaques hexagonales transparentes, incolores ou légèrement colorées en jaune.

Ces plaques peuvent atteindre de 4 à 5 millimètres de diamètre, ce qui permet de les séparer aisément d’une poussière cristalline ou d’autres cristaux prismatiques qui les accompagnent d’ordinaire ; il suffit pour cela de les agiter

NlOlîlUM.

sur un tamis très fin ; un triage à la pince permet ensuite d’en recueillir une quantité suffisante pour l’analyse. Si l’on examine ces plaques au microscope, on n’y trouve aucune trace d’inclusions étrangères.

L’analyse a été faite en attaquiint la matière finement pulvérisée par le bisullate d’ammoniaque dans un creuset de platine. Lorsque la dissolution est complète, on reprend par l’eau qui, à l’ébullition, précipite l’acide niobique en flocons volumineux. L’acide est reçu sur un filtre, desséché et calciné ju.squ’ii cessation de perte de poids. Dans la liqueur filtrée, la magnésie est précipitée à 1 ctat de phosphate ammoniaco-magnésien.

On a obtenu ainsi :

Acide niobique- 62,23

•Magnésie. 37,.'>5

Oxygène.

l,2i ou WL

La formule 4MgOjNb’O^ exige :

Acide niobique. 62,62

Magnésie. 37,38

Les lames hexagonales de niobate de m.agnésie présentent l'éclat particulier “Oix lames de mica, dont elles ont d’ailleurs tous les caractères extérieurs.

La densité prise sur les cristaux triés est de 4,3'î'. Ces cristaux n’exercent oucune action sur la lumière polarisée parallèle, les traversant normalement ; l’action devient manifeste si l’on incline la plaque. Au microscope polarisant ^lans la lumière convergente, on aperçoit nettement les anneaux et la croix •'cire des cristaux à un axe ; ils appartiennent donc au système rhomboédrique (A. Joly).

Niobate tribasique, 3MgO,Nb^O^ — Les cristaux de ce sel accompagnent L’équemraent les lames hexagonales du niobate à 4 équivalents de magnésie, ®ur lesquelles ils se trouvent implantés, et l’impossibilité de les séparer complètement fait que peu d’opérations permettent d’obtenir des cristaux assez purs pour l’analyse.

Ce sont de petits prismes fortement aplatis, transparents et incolores.

L’analyse faite sur des cristaux triés à la pince donne :

Calculé. Trouvé.

3MgO. 60 30,92 30,28

Nb*05. 134 69,08 69,72

(A. Joly.)

Niobate bibasique ,— Dans une préparation de niobate de magnésie hexagonal se sont formés de petits prismes très brillants, d’un noir d’acier.

Leur couleur noire n’est que superficielle et provient d’une réduction partielle par le chlorhydrate d’ammoniaque qui accompagne presque toujours le chlorure de magnésium fondu. La poudre est grise, mais une calcination an rouge pendant quelques minutes suffit pour faire disparaître toute coloration.

Trouvé. Ciilculé.

2MgO. 76,50 77,02

Nb-O-'. 23,24 22,98

Quoique très petits, ces cristaux permettent des mesures assez précises par suite de la netteté des faces. Ils dérivent d’un prisme rhomboïdal droit dont la forme primitive diffère peu de celle de la niobite. Si l’on place horizontalement la plus grande dimension du prisme de telle sorte qu’elle devienne la grande diagonale de la base, et si l’on prend les mêmes notations que pour le niobate de fer, on a :

(A. Joly.)

Niobate de magnésie hydraté. — Par double décomposition entre le niobate de soude et un sel de magnésie, H. Rose a obtenu un précipité gélatineux retenant à 100 degrés 4 équivalents d’eau, et dont la composition, à l’état anhydre, est représentée par la formule MgO,Nb^O».

NIOIiATES d’yttria.

L’acide niobique se trouvant fréquemment associé à l’yttria dans les minéraux naturels, il était intéressant d’étudier par synthèse et à l’état de pureté des niobates de cette base.

En maintenant au rouge blanc, pendant quatre heures, le mélange suivant :

Acide niobique. 2 parties.

Chlorure d’yttrium. 2 —

Chlorure de potassium fondu en excès.

il reste, après dissolution de l’excès de chlorure dans l’eau chargée d’acide chlorhydrique et lavages prolongés, une poudre blanche, cristalline, composée

NIOBIUM.

(le pelils octaèdres, qui, d’après l’e.xainen au microscope, dans la lumière polarisée parallèle, n’apparlieiment pas au système cubique.

L’analyse faite par le bisulfate d’ammoniaque donne :

O.Xigoiic.

Acide iiiobique. 5â,33 t6,62

Yttria. 47,19 9,47

Le rapport de l’oxygène de l’acide à l’oxygène de la base est ici de 1,65, soit A

La formule 3 Y0,Nb-0“ exigerait (1) :

Acide niobique. 52,7

Yttria.. 47,3

Ce sel est à rapprocher de la fergusonite du Groenland, qui se présente sous lovme d’octaèdres quadratiques hémièdres. D’après les analyses de M.Rammelsberg (2)^ ce minéral peut être considéré comme un mélange isomorphique de niobates et de tantalates tribasiques d’yttria et d’erbine.

Il se produit en même temps, dans l’opération précédente, de longs prismes L'ès déliés, que l’on peut séparer par tamisage du produit précédent, mais qui ”’ont été obtenus qu’en trop petite quantité pour être soumis à l’analyse. Ces cristaux représentent probablement un autre niobate moins riche en yttria, peutêtre 2Y0,Nb®0^, un des principes constituants des yttrotantalites. Suivant Ram- •iielsberg, la tyrite de Halle, près d’Arendal, est un niobate bibasique d’yttria, et les variétés d’yttrotantalites d’Ytterby et de Korarfvet des niobotantalates bibasiques de la même base. Il est rare de rencontrer des cristaux d’ytlrotantalites ; •l’après M. Nordenskjold, ils appartiendraient au système rhombique, la forme primitive différant peu de celle de la tantalite (A. Joly).

NIOBATE DE MANGANÈSE.

Ou obtient un niobate monobasique en maintenant au rouge blanc pendant *(Be heure environ :

Acide niobique. 1 partie.

Protofluorure de manganèse. 1 —

Chlorure de potassium fondu en excès.

On refroidissement lent dans le fourneau favorise le développement des cristaux.

(1) L’équivalent de l’ytlria employée dans cette préparation était 32.

(2) Rammelsberg, Pogg. Annalen, t. CL, p. 198.

Ce sont des prismes rhembiques roses, transparents, se présentant parfois sous forme de larges lames rectangulaires.

La densité prise à 18 degrés est de 4,94.

La composition est celle d'un niobate manganeux .Mnü,Nb-0'’. On a en effet :

Calcule.

ïrouïc.

MnO.

Nb^O=....

Même en présence d’un

excès de fluorure manganeux

, on n’a pu obtenir de

produits différents.

Les niobites renferment toutes du manganèse et doivent être considérées, d’après les analyses de M. Marignac, comme des niobotantalates de [protoxyde de fer et de manganèse ;

MnO )

FeO ^ Ta^Os.

Le niobate manganeux est donc un [des constituants de ce groupement isomorphique. Les mesures goniométriques effectuées sur des cristaux très nets ne diffèrent pas sensiblement des mesures faites par Sclirauf (1) et M. Descloiseaux (2) sur des cristaux du Groenland.

L’angle du prisme est de 100“ 40' et l’on a, pour le rapport d’un des côtés de la base à la hauteur,

A* ÿ*. 127» 00' environ 125» 55' »

A*ÿV^. 99» 28' 99- 47' »

A‘rt-. 117» 44' » 118-20'

La niobite du Groenland a sa forme primitive délinie, d’après M. Uescloizeaux, par l’angle de 100" 4Ü' et par le rapport

(1) Minéraiuiiie tic Dana.

(2) Ann. (tes aiiites, Vlll, p. 386.

iNlOBIUM. ^1

Les faces h*, g* et ai ii’ont pas été observées sur les cristaux du Uroenlaiid (A. Joly).

NIOBATE DE FEU

L’est de tous les iiiobales celui qu’il est le plus difficile d’obtenir à l’état de pureté ou eu cristaux mesurables.

Ou peut le préparer, comme le uiobate de manganèse, en portant au rouge blanc, pendant deux heures, dans un creuset de platine, le mélange suivant :

.Vddu niobique. 3 parties.

Protofluorurc de fer. 2 —

Clilorure de potassium fondu en excès.

ün obtient, après traitement par l’eau, de gros prismes noirs d’acier, fibreux d fréquemment mélangés d’acide niobique cristallisé, ce qui rend les mesures difficiles et les analyses incertaines.

Le même procédé quia permis à M. Debray (1) d’obtenir de beaux cristaux de Wolfram ne donne ici que des résultats très imparfaits. Lorsqu’on fait passer au rouge blanc un courant d’acide chlorliydrique sur un mélange intime d’acide liobique et de sesquioxyde de fer, on obtient, outre de l’acide niobique cristallisé, de petits prismes très brillants, noir de fer; mais ces cristaux ne se produisent jamais qu’en très minime quantité (A. Joly).

Niobate ferrique. — Par double décomposition entre le niobate de soude NaO,Nb*0^ + Aq et le perchlorure de fer, H. Rose a obtenu un précipité gélatineux brun dont la composition, calculée d’après réfjuivalent Nb' = 94, est :

3Nb-‘0^2b'eW-f-8H0.

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