‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 8e cahierChapitre 42 sur 94 · VANADATES DE STR0NT1ANE · texte numérisé non relu

VANADATES DE STR0NT1ANE

ORTHOVANADATE DE STRONTIANE (3Sr0,V0 5 )

Ditte a obtenu ce corps sous la forme de paillettes transparentes, légèrement colorées en jaune, en chauffant de l’acide vanadique avec un mélange d’iodure de sodium et d’iodure de strontium; s’il reste un peu d’acide vanadique inattaqué avec les cristaux, une seconde chauffe, dans les mêmes conditions, donne lo sel à l’état de pureté.

MÉTAVANADATE DE STRONTIANE (Sl'O, V0 5 ,4 HO)

Quand on mélange des dissolutions de chlorure de strontianc et de métavana-

date d’ammoniaque, il ne se produit pas de précipité, mais il se forme au bout de quelque temps un dépôt cristallin formé de prismes microscopiques, incolores, appartenant au système monoclinique. Ce sel ne s’altère pas à l’air; en présence de l’acide sulfurique il perd environ deux équivalents d’eau et le reste vers 28Ü degrés Ce sel est peu soluble dans l’eau froide. Chauffé, il peut être fondu, à assez basse température, en un verre brun foncé.

SrO. 28, 'JO 28,80 29,39 »

SrO. 28,90 28,80 29,39 »

111VANADATE DE STRONTIANE (Sl‘0,2VO%9HO)

De Hauer a obtenu ce sel, en traitant la dissolution du bivanadate de soude par le chlorure de strontium, sous la forme de cristaux rouges ayant la forme du bivanadate de soude. Berzélius l’avait eu sous la forme de cristaux brillants, jaune d’or. Il est assez soluble dans l’eau, mais il se décompose quand on essaye de le faire recristalliscr un certain nombre de fois.

De Hauer.

Analyse. Calcule. Trouvé.

SrO. 16,41 16,09 17,05 16,39 17,25 »

VO 5 . 57,90 s » » » »

VANADATE DE STRONTiANE (4 SrO,7 VO 5 ,30 HO)

Norblad, en opérant de la même façon que de Hauer pour obtenir le bivanadate, a obtenu, sous la forme de tables orangées monocliniques, le sel indiqué par la formule précédente.

Norblad.

Analyse. Calculé. Trouvé.

SrO. 18,55 18,51 18,54 18,65

TRIVANADATE DE STRONTIANE [2(SlO,3V0 5 ),27 HO]

De Hauer a obtenu ce sel, dont l’existence a été contestée par Norblad, de la façon suivante : on ajoute à une dissolution de bivanadate de soude additionnée d’acide acétique, du chlorure de baryum, et on chauffe le mélange jusque vers 100 degrés. Il se forme un précipité jaune pâle, que l’on enlève par filtration,

ENCYCLOPÉDIE Cttlll.QÜE.

et la liqueur est évaporée aune douce chaleur, ou à la température ordinaire en présence de l’acide sulfurique. Les cristaux obtenus sont purifiés en les redissolvant un certain nombre de fois dans de l’eau fortement chargée d’acide acétique, et faisant évaporer les liqueurs produites. Il se forme finalement de gros cristaux rouges, inaltérables à l’air.

Ces cristaux perdent, à 100 degrés, 17 équivalents d’eau et deviennent jaunes; à une température plus élevée, ils perdent le reste de leur eau, puis fondent en un liquide rouge foncé, qui, par refroidissement, donne de beaux cristaux. Les solutions aqueuses de ce sel se décomposent facilement.

Analyse. Calculé. Trouvé.

SrO. 11,57 11,52 11,59 11,57

YANADATES DE BARYTE

PYROVANADE DE BARYTE

Roscoe a préparé ce sel en mélangeant des dissolutions de pyrovanadatc de soude et de chlorure de baryum; il a obtenu un précipité amorphe blanc, qui est anhydre. Ce sel est légèrement soluble dans l’eau.

Analyse. Calcule. Trouvé.

Ba. . 56,08 54,69

METAVANADATES DE BARYTE

1" MÉTAVANADATE ANHYDRE (Ba0,V0 5 )

Ditte a obtenu ce sel en chauffant de l’acide vanadiquo avec du bromure de sodium contenant une très faible quantité de bromure de baryum. L’acide vanadique se combine totalement à la baryte, et il se produit de petits cristaux transparents, brillants, un peu jaunâtres, et faiblement solubles dans l’eau, à laquelle ils donnent une teinte jaune clair. Ils fondent au rouge en un liquide brun foncé, qui se prend, par le refroidissement, en une masse cristalline.

vanadium.

2° MÈTAVANADATE DE BARYTE HYDRATÉ (BaO,VO r ’,HO)

Ce sel a été obtenu par Berzélius en mélangeant des dissolutions de métavanadate d’ammoniaque et de chlorure de baryum. Il se produit un précipité gélatineux de couleur jaunâtre, qui, abandonné à lui-même, se concrète, devient blanc, et prend une apparence cristalline. La transformation a lieu plus rapidement à chaud. Ce sel, examiné au micrbscope, est, d’après Norblad, formé de petits grains transparents. Il est légèrement soluble dans l’eau, et sa dissolution, évaporée, donne de petits grains cristallins. Il abandonne l’eau qu’il renferme vers 200 degrés, est jaune à chaud et redevient blanc à froid. Il fond, au rouge, en un vert coloré en rouge.

Cal enté.

Norblad.

Trouvé.

BaO. 43,27

VANADATE DE BARYTE (OBaO,5VO B ,29 HO)

Ce sel avait été décrit par Berzélius comme bivanadate de baryte; de Hauer a établi sa véritable composilion et les résultats qu’il a trouvés ont été confirmés par Norblad.

Berzélins a préparé ce sel en mêlant une dissolution de chlorure de baryum avec du bivanadate de potasse et ajoutant de l’alcool. Il se forme alors un précipité jaunâtre, qui, lorsqu'on remue le liquide, parait composé de petites écailles brillantes. Ce corps n’est pas très soluble dans l’eau. Il donne par évaporation spontanée de petits cristaux jaune-orangé.

De Hauer l’obtient en ajoutant goutte à goutte, à une dissolution assez concentrée de bivanadate de potasse, du chlorure de baryum, et obtient un précipité orangé, amorphe, qui se redissout dans l’acide acétique. Après quelque temps, ks petits cristaux, qui se sont produits d’abord, deviennent volumineux et très nets.

Norblad l’a préparé en mélangeant des solutions bouillantes et concentrées de chlorure de baryum et de bivanadate de soude, à équivalents égaux. Il a obtenu ainsi un précipité orangé, amorphe, caillebotté. Après quelques minutes de repos, ce précipité se transforme en cristaux rouges, dont la grosseur et le nombre vont en augmentant avec le temps.

De Hauer. Norblad.

Trouvé

Analyse. Calculé. (moyenne).

BaO. 26,77 26,39 26,86

VANADATE DE BARYTE (4 Ba0,5 V0 5 ,24 HU)

Norblad, en mélangeant des solutions chaudes de kivanadate de sonde et d’azotate de baryte, a obtenu un précipité jaune, qui, après un certain temps de repos, est devenu cristallin. Le composé ainsi produit est de même composition que le métavanadate de baryte. La solution filtrée a abandonné, par évaporation spontanée, des cristaux de couleur orangée, de forme prismatique, du sel précédent (3 : 4) et des prismes radiés du sel à 4 équivalents de base pour 5 équivalents d’acide.

Analyse.

Norblad.

Calcule. Trouvé.

BaO. 31,27 31,20

VANADATES OE MAGNÉSIE

MÉTAVANADATE DE MAGNÉSIE

Berzélius a obtenu ce sel en faisant bouillir de la magnésie blanche avec de l'acide vanadique et de l’eau. La solution produite, filtrée, est amenée jusqu’à consistance sirupeuse; elle se prend alors, peu à peu, en une masse cristalline composée de plusieurs centres, d’où partent des rayons concentriques, tout comme cela a lieu par le métavanadate de lithine. Ce sel est assez soluble dans l’eau.

B1VANADATE DE MAGNÉSIE (Mg0,2 V0 5 ,8 HO)

Berzelius prépare ce sel au moyen d'un mélange d’un bivanadate alcalin et d’un sel soluble de magnésie. La solution de ce sel lui a donné, par évaporation spontanée, de petites feuilles cristallines jaunes. L’addition d’alcool à la dissolution aqueuse de ce sel produit la précipitation d’une poudre jaune, mais une partie du sel reste en dissolution.

De Hauer l’a obtenu en précipitant du sulfate de magnésie avec du bivanadate d’ammoniaque ; il faisait cristalliser le sel obtenu après l’avoir dissous dans l’eau bouillante. Il est assez facilement décomposé par l’eau bouillante, de sorte qu’il faut opérer avec précaution. Les cristaux de ce sel sont en général assez petits.

Analyse. Calculé.

MgO. 7,29

VANADATE D’ALUMINE (Al’O^VO 5 )

Ce sel se présente, d’après Berzélius, sous la forme d’un précipité blanc, â peine soluble dans l’eau.

VANADATES D’ARGENT

OHTHOVANADATE D’ARGENT (3Ag0,V0 5 )

Roscoe a obtenu ce sel sous la forme d’une poudre de couleur rouge-orangé, en mélangeant une dissolution fraîchement faite d’orthovanadate de soude et d’azotate d’argent parfaitement neutre. Si la dissolution d’azotate d’argent n’est pas absolument neutre, il se produit en même temps du vanadate bibasique. Ce sel est très soluble dans l’acide azotique et dans l’ammoniaque.

Analyse. Calculé. Trouvé.

Ag. 73,75 7M2 Ufiï" 73,83"

PYROVANADATE D’ARGENT (2Ag0,V0 6 )

Ce sel s’obtient, d’après Roscoe, sous la forme d’une poudre lourde, de couleur jaune, quand on mélange de l’azotate d’argent neutre avec du pyrovanadate de soude. Le précipité formé se rassemble parfaitement quand on le chautfe, et ressemble au phosphate tribasique d’argent.

Analyse. Calculé. Trouvé.

Ag. 66,81 66,45

SEL ROUBLE DE PYRO- ET DE MÉT A VANADATE D’ARGENT (3Ag0,2V0 5 )

Carnelley a obtenu ce sel en mélangeant le sel correspondant de soude avec de l’azotate d’argent. Il se présente sous la forme d’un précipité jaune foncé, presque insoluble dans l’eau, de densité égale à 5,67 à la température do 18 degrés.

MÉTAVANADATE D’ARGENT (AgO,V0 5 )

Berzélius a obtenu ce sel par double décomposition. II se précipite sous la

ENCVCLOP. CHIM. 9

forme d’une masse jaune, qui devient blanche en peu de minutes. Il jaunit de nouveau lorsqu’on le chauffe légèrement, ou qu’on le laisse pendant vingt-quatre heures au milieu du liquide d’où il a été précipité. Ce sel est très soluble dans l’acide nitrique étendu de beaucoup d’eau. Sa dissolution ammoniacale est jaune pâle, et donne, par l’évaporation spontanée, des cristaux de vanadate d’argent ammoniacal.

BIVANADATE D’ARGENT (AgO,2 VO 5 )

Ce sel, d’après Berzélius, se présente sous la forme d’une masse de couleur jaune foncé, qui ne devient pas blanche, mais que l’eau dissout en petite quantité, quand on la lave. Le bivanadate d’argent est très soluble dans l’ammoniaque et cristallise par refroidissement de la dissolution.

VANADATES DE PLOMB

ORTHOVANADATE DE PLOMB (3Pb0,V0 5 )

Roscoe, en mélangeant les dissolutions d’orthovanadate de soude et d’acétate de plomb, a obtenu un précipité blanchâtre, insoluble, dont l’analyse correspond à peu près à la formule indiquée.

PYROVANADATE DE PLOMB (2 Pb0,V0 6 )

Ce sel existe à l’état naturel sous le nom de descloizite et a pour formule : 2 PbO.VO 5 .

PYROVANADATE BASIQUE DE PLOMB [2(PI)0,V0 5 ),Pb0 OU 3 PbO,2 VO 5 ]

En ^ mélangeant des dissolutions de pyrovanadate de soude et d’acétate de plomb, Roscoe a obtenu ce corps sous la forme d’un précipité jaune pâle, pendant que la liqueur surnageante était devenue acide.

Analyse. Calculé. Trouvé. Moyenne.

Pb. 69,92 70,92 69,85 69,83 70,57 70,29

MÉTAVANADATE DE PLOMB (Pb0,V0 5 )

Ce sel, d’après Berzélius, se précipite à l’état de masse gélatineuse jaune, qui

VANADIUM.

se contracte au bout de quelques heures et devient blanche. Les bivanadates, versés dans les dissolutions d’acétate de plomb, n’en précipitent que le sel neutre de plomb, quand l’acétate de plomb est en excès. En lavant le précipité, l’eau se colore toujours en jaune et en dissout des quantités notables, même lorsque le précipité est un sous-sel. Le vanadate de plomb est très fusible et devient jaunerougeâtre par la fusion. L’acide nitrique froid ou tiède le dissout sans se colorer. Mais, si on chauffe la dissolution jusqu’à l’ébullition, elle laisse tomber une masse brune, qui est un sous-sel à grand excès d’acide vanadique.

Ce sel existe à l’état naturel sous le nom de déchénite ou vanadinite rhomboïdale.

BIVANADATE DE PLOMB (Pb0,2V0 5 )

Ce sel, d’après Berzélius, est précipité d’une solution de nitrate de plomb, quand on y verse du bivanadate de potasse. Il est d’un beau jaune, qui ne change pas. Les carbonates de potasse et de soude ne décomposent pas le sel neutre, même à 100 degrés. Ils enlèvent au bivanadate de plomb la moitié de son acide vanadique.

Ditte a reproduit ce sel, par voie sèche, en chauffant un mélange d’acide vanadique, d’iodure de plomb et d’iodure de sodium. La masse reprise par l’eau laisse de petits cristaux jaunes transparents et courts. Ce sel se colore en rouge au contact de l’acide nitrique et se dissout, dans cet acide, avec une grande facilité.

VANADATES MÉTALLIQUES

Nous avons parlé des vanadates dont l’étude a été faite d’une façon à peu près complète. Les autres sont indiqués dans le Traité de chimie de Berzélius, mais n’ont été l’objet d’aucune recherche approfondie. Nous renverrons à l’ouvrage de Berzélius, pour les quelques traits généraux très vagues qu’il donne sur ces sels.

Ditte (Comptes rendus, t. XCVI, p. 1048) a reproduit, outre les sels déjà décrits, un certain nombre de vanadates métalliques cristallisés, obtenus par voie sèche.

VANADATE DE ZINC (2Zn0,V0 5 )

Ditte, en traitant par l’eau la masse fondue que l’on obtient en chauffant de l’acide vanadique avec un mélange de 5 parties de bromure de sodium pour 1 de bromure de zinc, obtient une dissolution colorée en jaune, et contenant du vanadium; il reste des prismes rouge-orangé, dont les extrémités sont souvent brisées. Ces cristaux, sensiblement solubles dans l’eau, à laquelle ils coin-

muniquent leur couleur, fondent au rouge en un liquide très foncé, qui se prend en masse radiée par le refroidissement.

VANADATE DE CADMIUM (Cd0,V0 5 )

Ce sel se produit, d’après Ditte, avec le bromure de cadmium dans les mêmes conditions que le sel précédent. C'est un sel cristallisé en belles aiguilles (Inès, transparentes, brillantes et légèrement jaunes, qui fondent quand on les porte au rouge vif.

VANADATE DE MANGANÈSE (2Mll0,V0 5 )

Quand on fond de l’acide vanadique avec un mélange à parties égales de bromure de sodium et de bromure de manganèse, la masse, lentement refroidie et traitée par l’eau, abandonne de magnifiques cristaux : ce sont de grandes aiguilles brunes, très brillantes et très fragiles, qui atteignent \ centimètre de long si l’on opère sur une centaine de grammes de mélange de bromures. Elles se dissolvent difficilement dans l’acide nitrique étendu et seulement à chaud, laissant quelquefois un très faible résidu de bioxyde de manganèse (Ditte).

VANADATE DE NICKEL (3Ni0,V0 5 )

Il prend naissance quand on chauffe une petite quantité d’acide vanadique et de bromure de nickel avec un grand excès de bromure de sodium; après lavage à l’eau et traitement par l’acide nitrique étendu, il reste de belles aiguilles prismatiques vertes, transparentes quand elles sont minces. Ces prismes, généralement terminés par un pointement net, sont quelquefois aplatis de manière à prendre l’apparence de tables. Ces crislaux, infusibles au rouge-bleu, ne se dissolvent pas, même à chaud, dans l’acide nitrique ; le carbonate de potasse en fusion ne les attaque que lentement, mais ils se dissolvent avec une grande facilité dans le bisulfate de potasse (Ditte).

CHLOROVANADATES

ciiLono vanadate de chaux (3Ca0,Ph0 5 -|-CaCl)

Hautefeuille (Comptes rendus, t. LXXVII, p. 896) a obtenu un chlorovanadate de chaux correspondant au chloropliosphate de chaux désigné sous le nom de wagnérite, en chauffant de l’acide vanadique avec du chlorure de calcium et

VANADIUM.

reprenant la masse fondue, par de l’eau. Ce sel parait isomorphe avec la wagnérite phosphatée naturelle ou artificielle.

Analyso.

CaO. 31,66

CaCI. 23,75

CHLOROVANADATE DE PLOMB [3 (3 PbO,V0 5 ) -f PbCl]

Ce corps a été trouvé dans la nature et a reçu le nom de vanadite. Schabus et Rammclsberg avaient démontré son isomorphisme avec le chlorophosphate de plomb correspondant, et cependant la formule de ce corps ne concordait pas, d'après les formules proposées avant Roscoe, avec celle des composés phosphatés. Roscoe a fait voir, par ses recherches, que la formule de l’acide vanadique est VO 5 et non V'tP, comme l’avait admis Berzélius. Les lois de l’isomorphisme se vérifient pour ce corps, et il n’y a pas lieu de chercher ailleurs que dans des erreurs d’expériences l’explication de l’anomalie qu’il semble présenter.

Roscoe a reproduit la vanadinite en faisant fondre ensemble de l’oxyde de plomb, de l’acide vanadique et du chlorure de plomb, dans le rapport indiqué par la formule. Il se produit une masse qui par le refroidissement donne une matière cristalline gris-jaunâtre, contenant en certains endroits un amas de cristaux aciculaires. En faisant bouillir cette matière avec de l’eau, il reste une poudre cristalline; les cristaux les plus nets fournissent les formes de la vanadinite naturelle.

Hautefeuille (Comptes rendus, t. LXXVII, p. 896), par un expérience semblable à celle de Roscoe, seulement en ajoutant plus de chlorure de plomb à l’acide vanadique et à la litharge, a obtenu des cristaux semblables, mais plus gros, qu’il a pu mesurer et qui sont identiques au produit naturel.

La densité de la vanadinite naturelle est comprise entre 6,66 et 7,2, celle du composé artificiel est de 6,707 à 17 degrés.

Analyse. Calculé. Trouvé.

Pb. 73,08 71,96 71,57

Cl. 2,56 2,33 2,14

BROMOVANADATES

Ditte (Comptes rendus, t. XCVI, p. 575 et 846) a étudié un certain nombre de bromovanadates, correspondant les uns aux apatites, les autres aux wagnérites.

BBOMOVANADATES DE CHAUX I. — 3(3Ca0,V0 5 ) + CaBr.

L’acide vanadique donne naissance à ce composé, quand on fond une petite quantité de cet acide avec un mélange de dix parties de bromure de sodium pour une de bromure de calcium. Ce corps affecte l’apparence de beaux cristaux blancs et soyeux, tout à fait analogues à ceux des apatites arséniées ou phosphatées. On ne doit pas prolonger le contact des matières fondues, car il est impossible alors d’éviter la réduction d’une partie de l’acide vanadique, et les cristaux incolores et transparents d’apatite bromovanadée sont mélangés de petits cristaux rouge foncé ou d’une matière noire pulvérulente d’oxydes inférieurs du vanadium, dont il est impossible de se débarrasser.

Page 1