INFLUENCE DU RECUIT
Influence du recuit sur les propriétés résistantes'du fer. —Pour toutes les nuances de fer et d’acier le recuit a généralement pour effet :
1“ D’abaisser la résistance à la rupture ;
3“ D’augmenter la faculté d’allongement sous la charge de rupture ;
D’abaisser la charge correspondante à la limite d’élasticité.
Ces effets sont plus ou moins sensibles selon la manière dont le recuit a été opéré.
Cependant cette règle souffre une exception en ce qui concerne les lingots d’acier obtenus par fusion au four Siemens-Martin, ou au Bessemer. Pour ces lingots, le recuit a pour effet d’augmenter la résistance à la rupture, la faculté d’allongement, et d’élever la charge correspondante à la limite d’élasticité : il produit l’effet d’un véritable forgeage.
On est généralement d’accord pour penser que toute trempe à l’eau ou à l’huile des métaux fondus doit être suivie d’un recuit partiel atténuant les effets de la trempe. Ce recuit a toujours lieu à une température moins élevée que celle à laquelle a eu lieu la trempe : par exemple, les canons qui ont été chauffés au rouge cerise clair pour la trempe à l’huile, sont réchauffés au rouge cerise sombre pour le recuit.
Une condition essentielle du recuit, est que le refroidissement après le recuit ait lieu lentement et à l’abri du contact de l’air ; cependant les objets de peu d’épaisseur, tels que tôles, fers profilés, etc., sont améliorés par un simple réchauffage au rouge cerise clair et bien que le refroidissement s’opère à l’air libre.
La durée du recuit est très variable ; elle dépend d’abord essentiellement du vo* lume de l’objet à recuire : on peut d’ailleurs affirmer que plus le recuit est prolongé plus il est efficace.
Le recuit des objets trempés a pour effet d’atténuer les effets de la trempe : il diminue la charge de rupture, augmente la faculté d’allongement correspondante et abaisse la charge à la limite d’élasticité.