‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Analyse des gazChapitre 31 sur 57 · TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE

VOLUME

de pression.

\ir employé.

+ Gaz de la pile.

Pas d’explosion.

4 Gaz de la pile.

Après l’explosion.

4 Gaz de la pile.'.

Après l’explosion.

4 gaz de la pile.

Après l’explosion..

Air employé.

4 Gaz de la pile. •.

Après l’explosion.

4 Gaz de la pile.

Apres l’explosion.

Air employé.

4 Gaz de la pile.

Après l’explosion.

4 Gaz de la pile.

Après l’explosion.".

Air employé.

4 Gaz de la pile.

Après l’explosion.

D’après ces expériences, on voit que 100 vol. d’air et 13,45 de gaz de la pile ne détonent plus, et que 100 vol. d’air avec

26,26 volumes de 34,66 —

de la pile, détonent et laissent pour résidu 100*»

Ces expériences montrent combien il est important d’éviter dans les combustions eudiométriques, en présence de l’azote, la production possible de l’acide azotique. Selon Bunsen, l’irrégularité et l’incertitude des anciens résultats d’analyses eudiométriques proviennent très souvent de ce qu’on n’a pas tenu compte de cette circonstance : on évite presque entièrement ces causes d’erreur en n’employant jamais plus de 24 à 26 vol. de gaz combustibles pour 100 de gaz incombustibles; on peut, après avoir fait brûler par exemple de l’hydrogène, calculer le rapport entre l’azote qui reste et le gaz brûlé; si ce rapport est plus petit que 6:1, on répète l’analyse avec un excès d’air suffisant pour que le rapport devienne égal ou supérieur au précédent. Dans le cas contraire, c’est-à-dire quand l’hydrogène est très peu abondant relativement à l’azote, on ajoute du gaz de la pile en dose suffisante pour retomber dans les limites de combustibilité complète.

Ces observations s’appliquent encore lorsqu’on aàbrûler, en présence de l’azote, un carbure tel que le gaz des marais. Dans ce cas, il faut, pour éviter la formation de l’acide nitrique, diluer le mélange d’une dose encore plus grande d’air atmosphérique. 10 à 12 volumes d’air pour 2 volumes de gaz des marais suffisent pour qu’on soit sûr d’obtenir un résultat exact. Si la dilution devient telle que l’inflammation n’ait plus lieu, on ajoute du gaz de la pile en quantité convenable.

COMBUSTIONS EUDIOMÉTRIQUES EN PRÉSENCE d’üN FIL DE PLATINE OU DE PALLADIUM ROUGI

Lorsqu’un mélange de gaz tonnant est en contact avec un fil de platine rougi sous l’influence d’un courant électrique, si la température du fil est suffisante, on obtient une explosion comme avec l’étincelle. Cependant, dans certaines conditions, on peut déterminer des combu stions plus lentes sans explosions. D’après M. Coquillion (Comptes rendus, t. LXXXIII, p. 394), le fil de palladium convient mieux que le fil de platine à ces expériences ; M. Coquillion a appliqué ces propriétés du fil de palladium à la construction d’instruments désignés sous le nom de grisoumètres, destinés au dosage des hydrocarbures et, en particulier, du formène mélangé de grandes quantités d’air, tel qu’on le recueille dans l’atmosphère des mines de houille (Comptes rendus, t. LXXXIV, p. 438 ; p. 1505) (Pour la description de ces appareils, nous renvoyons le lecteur à la page 214).

Le fil de platine rougi par la pile, détermine souvent des explosions brusques, qui ne se produisent point avec le fil de palladium. Dans le mélange tonnant d’oxygène et d'hydrogène, le fil de palladium, comme le fil de platine, produit une explosion brusque. Avec les hydrocarbures, le platine peut remplacer le palladium lorsque le mélange est suffisamment dilué de gaz inerte.

Lorsque le fil de palladium est porté au rouge blanc dans une atmosphère hydrocarbonée, sans oxygène, on observe, après refroidissement, une augmentation de volume considérable. Les portions les moins échauffées du fil se

recouvrent d’un dépôt de charbon pulvérulent, et l’hydrogène est mis en liberté. Le fil de platine décompose aussi les hydrocarbures, mais plus difficilement.

Les expériences de dosage, au moyen du fil de palladium, peuvent être faites à l’aide de différents dispositifs ; on peut les réaliser par exemple dans l’appareil Doyère : il suffit d’introduire dans le tube gradué qui contient le mélange gazeux, un petit tube capillaire en U portant la spirale de palladium; on y fait passer le courant, et en diminuant ou allongeant la longueur du fil, on fait à volonté varier l’incandescence. En opérant dans ces conditions, on observe d’abord une faible diminution de volume qui se produit même dans l’air seul et qui est due à l’oxydation du palladium; la couche d’oxyde formée se détruit d’ailleurs au rouge blanc, et le gaz reprend son volume primitif. La combustion des carbures doit donc s’effectuer à une température très élevée.

Voici par exemple deux analyses de mélanges de gaz des marais et d’air.

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