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étant le coefficient de dilatation du verre

Une pareille analyse a été répétée en vue de déterminer la proportion d’azote que le gaz pouvait contenir.

VOLUME

PRESSION

TEMPÉRA-

VOLUME à 0° et i m de pression.

Volume de gaz initial.

Après addition d’oxygène.

Après explosion.

Après absorption d’acide carbonique.

Après addition d’hydrogène.

Après explosion. ..

On tire de là :

Volume initial.

Contraction.

Acide carbonique formé.

V ==' 7,14 ou 1,0000 C = 15,02 ou 2,1036 X = 15,03 ou 2,1050 N = 0,61 ou 0,0854

L’azote n’existait donc dans le gaz qu’en petite quantité* La moyenne des deux analyses est en résumé :

J. OGIElt

iNALYSE DES GAZ

Un volume du gaz renferme donc :

Vapeur de carbone.

Hydrogène. y = X. =• 3,141

Oxygène. i == i^V — i Y-H — cj". . . . = 0,490

Azote. n — N. = 0,000

L’unité de volume du gaz a par suite la composition suivante :

Vapeur de carbone. 1,02 1,03

Hydrogène. 3,14 3,10

Oxygène. 0,49 0,52

Telle est, en effet, la composition de l’oxyde de méthyle, qui renferme 1 volume de vapeur de carbone, 3 volumes d’hydrogène et 1 demi-volume d’oxygène.

3. Des réactifs absorbants. — Bunsen n’emploie, en général, comme réactifs absorbants, que des corps dont la tension de vapeur est nulle ou facile à déterminer avec précision ; il introduit directement ces réactifs dans l’eudiomètre, sous la forme de petites balles solides, fixées à l’extrémité d’un long fil de platine, qui permet de les retirer lorsque leur action est terminée. La potasse, par exemple, peut aisément s’employer sous cette forme; avec d’autres réactifs, on rencontre quelques difficultés.

Pour donner aux substances fusibles la forme voulue, on les fond et on les coule dans un moule à balles de pistolet; dans l’ouverture du moule passe le bout recourbé en œillet du fil de platine, qui aboutit au centre de la sphère du moule. Quand la balle est refroidie, on la chauffe modérément dans son moule, pour la fondre un peu à la surface, ce qui permet de la détacher plus facilement.

Lorsque la substance destinée à servir de réactif ne peut être fondue, on la pulvérise et on la malaxe avec de l’eau, de manière à former une pâte épaisse que l’on comprime dans le moule autour du fil de platine. Une fois desséchées, ces boules sont assez dures pour être maniées comme les précédentes; elles présentent souvent un inconvénient grave : leur porosité leur permet d’absorber urt volume notable de gaz. Ou peut quelquefois'obvier à cet inconvénient en les imprégnant d’un liquide sirupeux, sans action sur le gaz, tel que l’acide phosphorique concentré, etc.

Lorsqu’il faut faire agir sur un gaz un réactif absorbant liquide, on se sert de balles en coke, assez poreuses, qu’on imprègne de liquide. Pour les préparer, on introduit dans le moule, autour du fil de platine, un mélange intimement pulvérisé de l partie de bouille grasse (exempte de pyrite); et de 2 parties de coke ; puis on chauffe lentement jusqu’au rouge le moule et son contenu. Les balles ainsi préparées sont quelquefois trop poreuses; dans ce cas, on les imprègne d’une solution de sucre ou de goudron, et on les calcine de nouveau à la lampe

ENCLOPÉDIE CHIMIQUE

d’émailleur. En traitant ces balles par l’eau régale, on les purifie, s’il est nécessaire, des divers métaux ou sulfures qu’elles pourraient contenir.

On peut enfin se servir de balles en papier mâché, comprimées dans le moule et séchées à 100°.

Voici, du reste, les différentes formes que l’on donne, selon les cas, à ces balles-réactifs :

L’absorption de l 'oxygène, dans le cas où ce gaz ne saurait être dosé par détonation, par exemple en présence de gaz combustibles, peut être déterminée au moyen d’une balle de phosphore fondue sous l’eau. Cette absorption ne se produit bien qu’à des températures supérieures à 10°. La réaction est rendue manifeste par les fumées blanches d’acide phosphoreux qui enveloppent la balle. Ces fumées elles-mêmes doivent ensuite être absorbées; on y parvient en introduisant une balle de potasse solide; mais cette dessiccation est assez longue. Il y a avantage à remplacer le phosphore par une balle de papier mâché imprégnée de pyrogallate de potasse : l’absorption est encore assez lente. Lorsqu’elle est terminée, on doit dessécher le gaz à l’aide d’une balle de potasse. Il est inutile d’ajouter que, si le gaz renferme d’autres gaz absorbables par la potasse, on devra en faire la mesure avant d’introduire le pyrogallate.

Les balles de potasse servent principalement à l’absorption de l’acide carbonique. Si la quantité de gaz à absorber est un peu grande, on ira plus vite en employant d’abord une balle de potasse, humectée d’eau, qu’on sort du tube au bout de quelque temps, pour essuyer la couche de carbonate formée, et qu’on introduit à nouveau après l’avoir encore humectée. On achève enfin la dessiccation du gaz à l’aide de potasse sèche, bien que la cause d’erreur résultant de l’humidité apportée par les balles de potasse humide puisse être considérée connue tout à fait négligeable.

L'hydrogène sulfuré peut être absorbé de diverses manières, plusieurs solutions métalliques sont transformées par ce gaz en sulfures : telles sont les solutions de sulfate de cuivre, d’émétique, etc. Des balles de coke imprégnées de ces sels n’exercent cependant sur l’hydrogène sulfuré qu’une absorption assez lente en raison de la couche mince de sulfure qui se forme immédiatement à la surface et qui préserve le gaz de l’absorption ultérieure. En se servant des sels euxmêmes à l’état solide, convenablement façonnés en balles, on n’obtient pas de résultats beaucoup plus rapides. On peut employer à la rigueur le bioxyde de manganèse ou l’oxyde puce de plomb; mais ces corps ont l’inconvénient d’être très poreux et d’introduire de ce chef une cause d’erreur importante. On évite cet inconvénient en se servant d’une poudre fine de bioxyde de manganèse pur, qu’on introduit dans le moule à balles légèrement huilé, et qu’on presse autour du fil de platine ; la balle ainsi obtenue étant séchée doucement au bain de sable, on l’imprègne d’une solution sirupeuse d’acide phosphorique qui annule la porosité. Si l’action de l’acide phosphorique a fait disparaître l’eau dont le gaz pouvait être saturé avant l’expérience, on fera la seconde lecture sur le gaz parfaitement sec, c’est-à-dire après y avoir introduit une balle d’acide phosphorique solide, préparée en plongeant le fil de platine dans l’acide phosphorique fondu et en l’agitant de manière à y faire adhérer une petite masse solide.

On dose encore l’hydrogène sulfuré d’une autre manière, moins précise,

qui consiste à dissoudre la balle de potasse ayant absorbé l’hydrogène sulfuré dans de l'eau privée d’air et aiguisée d’acide acétique; le dosage du sulfure de potassium dissous se fait ensuite dans cette solution parle moyen d’une liqueur titrée d’iode. Ce procédé est d’une exécution un peu difficile, surtout parce qu’il faut retirer la balle hors de l’eudiomètre sans lui faire rien perdre de sa couche superficielle.

Le bioxyde d’azote, mélangé à d’autres gaz insolubles, peut être séparé au moyen d’une balle de papier mâché, imprégnée d’une solution de sulfate de fer. Ce procédé n’est facilement applicable que si la proportion de bioxyde d’azote n’est pas trop grande.

L’a eide sulfureux se dose par les mêmes procédés que l’hydrogène sulfuré.

L’acide chlorhydrique, facilement dosé par la potasse, lorsqu’il est le seul gaz acide du mélange, présente au contraire quelques difficultés, lorsqu’il se trouve en présence d’acide sulfureux ou d’hydrogène sulfuré. Voici comment on peut opérer dans ce cas :

On dessèche d’abord le gaz avec une balle d’acide phosphorique. Différents réactifs peuvent servir à absorber l’acide chlorhydrique : tels sont l’oxyde de bismuth, l’oxyde de zinc ; il est préférable de se servir d’un sel riche en eau de cristallisation, tel que le borax, le sulfate de magnésie, et surtout le sulfate de soude. On obtient la petite balle en trempant à diverses reprises le bout du fil de platine dans le sel fondu. Si l’acide chlorhydrique est en petite quantité, l’expérience est très exacte; si la quantité de ce gaz est trop grande, le sulfate de soude se transforme en une masse visqueuse qui gêne les lectures, et peut dégager au contact de l’eau quelques traces de gaz chlorhydrique. Dans ce cas, on recommence la dessiccation avec de l’acide phosphorique, on introduit une nouvelle balle de sulfate de soude, et on répète encore la dessiccation.

L’acide chlorhydrique une fois dosé, on absorbe l’hydrogène sulfuré ou l’acide sulfureux, par l’un des procédés indiqués (bioxyde de manganèse); et si le gaz contient de l’acide carbonique, on en fait la mesure avec une balle de potasse.

L’oxyde de carbone est absorbé par une solution chlorhydrique de chlorure cuivreux, dont on imprègne une balle de papier mâché. Si le mélange contient de l’acide carbonique, de l’oxygène et de l’oxyde de carbone, on commencera par doser l’acide carbonique avec la potasse ; ensuite, l’oxygène avec le pyrogallate, enfin l’oxyde de carbone avec le chlorure cuivreux.

L’oxyde de carbone est encore dosé très exactement par une détonation dans l’oxygène, suivie d’une absorption, par la potasse, de l’acide carbonique formé. Quand le mélange gazeux ne rentre pas dans les limites de combustibilité (voir p. 143), on ajoute du gaz de la pile. Il faut évidemment commencer par s’assurer que le mélange primitif ne contient pas d’acide carbonique, ou le séparer, s’il en contient.

Les carbures d’hydrogène ne peuvent guère être dosés dans l’appareil de Bunsen, à l’aide de réactifs absorbants : il faut procéder à des combustions dans l’oxygène. Rappelons cependant que les carbures éthyléniques, tels que le propylène, le butylène, sont absorbés par l’acide sulfurique concentré (acide sulfurique bouilli) : l’absoption est infiniment lente pour l'éthylène. On peut introduire ce réactif par l’intermédiaire d’une balle de coke. Si l’on emploie un

mélange d’acide monohydraté et d’acide anhydre, on devra éliminer les vapeurs acides, au moyen de la potasse.

Nous reproduisons, en terminant, quelques tableaux d’analyses effectuées par la méthode précédente, et empruntées au livre de Bunsen ;

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