‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 160 sur 266 · ACIDE ARSÉNIEUX · texte numérisé non relu

ACIDE ARSÉNIEUX

S’il est en gros morceaux, vitreux ou porcelanique, il provient de la condensation de sa vapeur sur des parois chaudes et il est pur ; mais s’il est pulvérulent, il peut être mélangé de sulfate de chaux, de sulfate de baryte et de craie.

Ou chauffe le produit de manière à volatiliser l’acide arsénieux, les impuretés restent dans le résidu; on traite celui-ci par de l’acide chlorhydrique étendu qui dissout le sulfate et le carbonate de chaux, mais qui laisse inattaqué le sulfate de baryte qu’on sépare et qu’on pèse. Quant à la liqueur, on y précipite la chaux par l’oxalate d’ammoniaque et l’acide sulfurique par le chlorure de baryum.

ACIDE SULFURIQUE

Impuretés. — L’acide sulfurique commercial renferme, avec une quantité très variable d’eau, des impuretés dont la proportion dépasse rarement 2 à 3 centièmes, et qui sont constituées par de l’arsenic, du sélénium, des produits nitreux, des sulfates alcalins (le plus souvent du sulfate de soude), des sulfates .de plomb et de fer, de l’acide chlorhydrique (quand l’azotate de soude renferme du sel marin), de l’acide sulfureux, etc. ; il va sans dire que l’acide sulfureux et les produits nitrés n’existent pas simultanément.

Détermination de l’ean. — Elle se fait en appliquant une méthode générale qui consiste à faire passer l’acide à l’état de sel de plomb . et à peser celui-ci. On prend 4s, 9 d’acide sulfurique qu’on étend d’eau et on le verse sur de l’oxyde de plomb en excès, contenu dans un creuset de porcelaine. En évaporant à sec, on chasse l’eau et il reste un mélange de sulfate et d’oxyde de plomb. Si donc on a préalablement taré le creuset avec l’oxyde qu’il contenait, l’augmentation de poids représente l’acide anhydre qui a été fixé ; par différence on déduit le poids de l’eau. Il est clair qu’en opérant ainsi, sans s’être débarrassé au préalable des impuretés volatiles, on obtient un poids d’eau un peu trop grand.

Dosage du plomb et de l’arseuîc. — On prend 500 centimètres cubes de l’acide à essayer, on l’étend de quatre fois son volume d’eau, puis on sature la liqueur d’acide sulfureux de manière à réduire l’acide arsénique à l’état d’acide arsénieux; on se débarrasse ensuite de l’acide sulfureux par ébullition et on fait passer un courant d’hydrogène sulfuré qui précipite totalement le plomb et l’arsenic. Après dépôt, on décante, on étend d’eau, on décante de nouveau et on sépare sur un filtre le mélange de sulfures qu’on lave encore. Le filtre encore humide est déposé avec son contenu dans une capsule, et traité par de l’acide chlorhydrique chaud auquel on ajoute progressivement quelques cristaux de chlorate de potasse : tout se dissout sauf quelques débris de papier qu’on sépare en filtrant. Dans la liqueur filtrée on précipite le plomb par l’ammoniaque et le carbonate d’ammoniaque à l’ébullition ; on filtre, on lave le carbonate de plomb et on l’arrose sur le filtre avec de l’eau chargée d’acide sulfurique qui le transforme en sulfate; on lave ce dernier en ajoutant l’eau de lavage à la liqueur arsenicale, et enfin le sulfate de plomb est séché, calciné et pesé.

Quant à la solution qui renferme l’arsenic, on la concentre et on y précipite l’arsenic à l’état d’arséniate ammoniaco-magnésien qu’on laisse déposer 24 heures avant de filtrer; on traite ce précipité comme nous l’avons indiqué.

Fer. — On oxyde avec un mélange d’acide chlorhydrique et de chlorate de potasse la liqueur débarrassée de plomb et d’arsenic; on la rend alcaline par l’ammoniaque et on lui ajoute quelques gouttes de sulfhydrate d’ammoniaque; on fait bouillir, et tout le fer se précipite à l’état de sulfure.

Sélénium. — On étend la liqueur de quatre fois son voluiûe d’eau, et après l’avoir filtrée, on réduit l’acide sélénieux par un courant d’acide sulfureux. On laisse déposer, on décante le liquide après l’avoir fait bouillir pour agglomérer le sélénium, on lave celui-ci à plusieurs reprises, puis on le dépose sur un filtre, on sèche à 100 degrés et on pèse.

Acide azoteux. — L’acide azoteux se dose au moyen d’une liqueur de permanganate de potasse, titrée elle-même avec du sulfate de fer. Les réactions qui représentent l’action de l’acide azoteux sur le permanganate alcalin et l’action de celui-ci sur le protoxyde de fer étant ;

6 AzO^ -1- aMn^O’' -L Aq = 4 (MnO, AzO«) + AzO^^,,. lOFeO + Mn50'' = 2Mn0 + SFe^O’,

on en conclut que 112 grammes de fer correspondent à 38 grammes d’acide azoteux, ou plus simplement qu’un gramme de fer pur correspond à 0s,339 d’acide azoteux. On peut donc, après avoir dissous 1 gramme de fer avec les précautions convenables pour titrer le permanganate (V. p. 436), opérer avec une dissolution quelconque de ce sel; le calcul se fait sans difficulté.

ACIDE AZOTIQUE

Impuretés. — L’acide azotique commercial renferme quelquefois de l’acide chlorhydrique provenant de ce que le nitrate de soude brut employé à sa fabrication contient du sel marin; on y trouve presque toujours un peu d’acide hypoazotique qui le colore en jaune, de l’acide sulfurique entraîné, enfin de la potasse, de la soude et un peu de fer, ce dernier provenant de l’attaque des vases dans lesquels on le prépare.

Dosage de l’eau. — 11 se fait comme pour l’acide sulfurique.

Acide sulfurique et sulfates. — On les dose, dans l’acide étendu d’eau, au moyen du nitrate de baryte.

Aeide cWorliydriciue. — On le dose, dans une quantité connue d’acide étendu, avec du nitrate d’argent.

Aeide Uypoazotique. — On étend l’acide fumant d’une grande quantité d’eau en versant par exemple 10 centimètres cubes de cet acide dans SOO d’eau distillée froide, le gaz hypoazotique se convertit sans dégagement de gaz en acides azoteux et azotique; on dose alors l’acide azoteux comme nous l’avons indiqué plus haut.

Métuux. — On évapore à sec un volume déterminé d’acide, on reprend par l’eau qui dissout les nitrates alcalins et laisse l’oxyde de fer; on sépare, on lave et on pèse cet oxyde. Les nitrates alcalins dissous sont évaporés à sec en présence de quelques gouttes d’acide sulfurique qui les transforment en sulfates; on calcine et on pèse ces sulfates, puis on les reprend par l’eau, dans la dissolution on dose la potasse avec le chlorure de platine et on calcule le poids de la soude par différence.

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