‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 227 sur 266 · II. - SPECTRES DES MÉTALLOÏDES · texte numérisé non relu

II. - SPECTRES DES MÉTALLOÏDES

Bleu . < 487 nébuleuses.

TELLURE (S«îfe).

Ca.rboiie. — Le spectre du carbone, tel qu’on l’observe en faisant éclater une étincelle dans les composés gazeux hydrocarbonés, est formé de bandes sillonnées par de nombreuses lignes noires; il présente tous les caractères des spectres primaires, ce qui n’est pas surprenant, étant donnée la très grande fixité du charbon. Les principales lignes observées ont les positions suivantes :

Bore. — L’acide borique volatilisé dans une flamme quelconque, aussi bien que les vapeurs de chlorure ou de fluorure de bore amenées dans la flamme de l’hydrogène, donnent, comme le carbone, un spectre primaire formé de bandes brillantes diffuses; les milieux de ces bandes correspondent approximativement aux positions suivantes :

ENCTCLOP. CHIU.

COULEUR

LONGUEUR

COULEUR

LONGUEUR

Vert .

Orangé . \ 620

Bleu .

RECHEIïe'HES QUANTITATIVES EFFECTUÉES AU MOYEN DES SPECTRES

Le^^die^êfutions colorées peuvent être analysées en déterminant leur pouvoir absorbant J oTtf^ ainsi des méthodes colorimétriques qui empruntent à l’emploi du spectroscope une précision très grande; en outre l’emploi de cet instrument permet, grâce à l’apparition ou la disparition de certaines bandes, de faire des déterminations sans l’emploi de la dissolution type nécessaire dans les dosages colorimétriques ordinaires. On peut opérer :

1° Par comparaison avec une solution de titre connu ;

2° Par l’apparition ou la disparition de bandes ;

3° Par mesure directe du coefficient d’extinction .

!■> La première méthode est un simple procédé colorimétrique ; on amène l’égalité d’éclat de deux raies par une dilution convenable de la liqueur à essayer.

2° En ce qui concerne le deuxième mode d’opérer, nous avons indiqué déjà la nature des bandes produites par l’action d’un acide sur un sang oxycarboné; le sang présente d’ailleurs un certain nombre de phénomènes du même ordre.

3» Quand on n’a pas de liqueur titrée, on peut s’en passer à la condition d’avoir déterminé préalablement, pour la matière analysée, la quantité que Bunsen a appelée coefficient d'extinction.

Soit - le rapport dans lequel l’intensité 1 d’un rayon lumineux est réduite

après avoir traversé l’épaisseur 1 d’un liquide coloré ; soit 1 l’intensité réduite par une épaisseur x, on aura la relation :

d’où

— log 1 = x log n.

On appelle coefficient d’extinction l’inverse de l’épaisseur nécessaire pour réduire 1 intensité au dixième de sa valeur; en appelant « ce coefficient, il sera donné par la relation ;

d’où

log n — a.

En portant cette valeur dans celle de I, on en déduit :

— logl = ax.

Si dans cette formule on fait x= 1, on en tire :

logi = — a;

et comme il est possible de déterminer I par l’emploi des spectro-phomètres, on peut par suite calculer a.

Supposons qu’on ait à analyser une liqueur pour laquelle cette détermination a été faite- Pour deux liquides quelconques, le rapport du poids de matière contenue, et par suite de l’intensité de la coloration au coefficient d’extinction, est constant; si donc on a dosé la substance dans celui qui a servi à mesurer le pouvoir extincteur a, on pourra mesurer ce rapport constant A, et dès lors, pour avoir le titre T d’une liqueur quelconque, il suffira de mesurer son pouvoir extincteur a’, puisque :

T = Aa'.

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