‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 78 sur 266 · CUIVRE PYRITEUX · texte numérisé non relu

CUIVRE PYRITEUX

Composition. — Les cuivres pyriteux sont les minerais de cuivre les plus répandus; indépendamment du cuivre et du soufre, ils contiennent toujours

du fer, et peuvent renfermer aussi de l’étain et du zinc. Leur gangue est constituée par du quartz, du sulfate de baryte, des carbonates de fer et de chaux. Suivant la nature et la quantité des éléments qui les constituent et selon la nature de leur gangue, on emploie des procédés d’analyse un peu différents; nous allons examiner le cas particulier d’un minerai qui contiendrait de la pyrite de fer, de la blende, du fer carbonaté, du carbonate de chaux et du quartz.

Dosage «les métaux, et «lu «fiiart*. — On prend 3 grammes de minerai réduit en poudre fine, et on l’attaque dans un matras par de l’acide chlorhydrique auquel on ajoute de temps à autre quelques gouttes d’acide nitrique, de manière à dissoudre les métaux en oxydant le moins possible de soufre pour éviter, si la quantité de carbonate de chaux estnotable, la formation d’un précipité de sulfate de chaux. Dans tous les cas, il sera prudent d’étendre la liqueur pour dissoudre celui qui a pu se produire; on filtre pour séparer le quartz et hs soufre, on brûle le filtre après lavage et on pèse le résidu qui est formé de quartz.

La liqueur renferme les métaux; on la traite par un courant d’hydrogène sulfuré et on sature peu à peu par l’ammoniaque : le cuivre, le fer et le zinc sont totalement précipités, en sorte qu’en filtrant il ne passe que la chaux.

Les sulfures convenablement lavés à l’acide sulfhydrique sont redissous

dans de l’acide nitrique, et dans la liqueur qui doit contenir finalement ^ d’acide

azotique de densité 1 ,2, on dose électrolytiquement le cuivre parle procédé que nous indiquerons (p. 494) et qui est universellement employé aujourd’hui. Si le minerai renfermait trop de fer, il faudrait précipiter d'abord le cuivre à l’état de sulfure, séparer celui-ci et le redissoudre dans l'acide nitrique pour avoir la liqueur qu’on soumet à l’électrolyse. Une fois le cuivre déposé, il reste en dissolution le fer et le zinc qu’on dose soit par le procédé indiqué à propos de la galène, soit par la méthode de M. Riban (p. 194).

Dosa.ge «I«« soufre. — On attaque le minerai par l’acide hypochloreux, de manière à oxyder tout le soiifre; la liqueur est filtrée pour séparer la gangue qu’on lave longtemps à l'eau bouillante; on réunit les eaux de lavage à la liqueur principale et on fait bouillir pour chasser le chlore, on précipite alors l’acide sulfurique par le chlorure de baryum, et on pèse le sulfate de baryte après l’avoir bien lavé.

Dosage «le Paci«le cai‘l)oni«|ue et des carbonates. — Un

procédé général sera indiqué, à propos de l’analyse des calcaires (p. 201), mais on peut doser ces matières en attaquant le minerai finement pulvérisé par de l’acide acétique, qui dissout les carbonates de chaux et de fer, sans toucher aux sulfures métalliques, si l’on évite le contact de l’air. On obtient ainsi une liqueur qui contiendra les métaux qui étaient carbonatés et dans laquelle J on pourra les déterminer par les méthodes habituelles.

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