MATTES CUIVREUSES
Les mattes étaient et sont encore, dans beaucoup d’usines, des produits intermédiaires de la métallurgie du cuivre, qu’on purifie par des traitements appropriés, et qui s’enrichissent graduellement en cuivre. On comprend tout l’intérêt qui s’attache à leur analyse, car leur composition varie, non seulement avec leur rang dans la fabrication, mais aussi avec la nature des minerais traités. Les procédés d’analyse diffèrent eux aussi avec chaque cas. Nous supposerons qu’on a affaire à une matte provenant de cuivre pyriteux mélangé de
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cuivre gris, et nous y rechercherons, outre le cuivre et le soufre, le fer, le zinc, le nickel, l’arsenic et l’antimoine.
Dosage dn sowfre. — On attaque par l’eau régale bouillante 2 grammes de niatte porphyrisée. Tout le soufre se transforme en acide sulfurique que l’on dose à l’état de sulfate de baryte. Il arrive quelquefois qu’ure petite partie de scorie reste inattaquée; dans ce cas, on la sépare et on la pèse.
Dosage des métaux. — On dissout 4 grammes de matte dans une eau régale étendue et riche en acide chlorhydrique. Le cuivre est précipité par l'hydrogène sulfuré, elle sulfure redissous dans l’acide nitrique, ce qui donne une liqueur dans laquelle on dose le cuivre électrolytiquement; celte opération faite, on neutralise la liqueur par de l’ammoniaque; puis on précipite le fer et le zinc par le sulfhydrate d’ammoniaque, et dans le précipité on séparera les deux métaux par les méthodes connues. Le liquide filtré contient encore Tarsenic, l’antimoine et le nickel; on le traile comme nous l’avons indiqué à l’analyse du cuivre gris (p. 162).