‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Tableaux d'analyse qualitativeChapitre 14 sur 26 · GROUPE II. — VÉRIFICATIONS · texte numérisé non relu

GROUPE II. — VÉRIFICATIONS

Op. — Pourpre de Cassius au moyen de la grenaille d’étain.

Voie sèoiie : Globule d’or ductile et inoxydable.

Platine. — Le cbloroplatinate d’ammoniaque soumis à la calcination laisse comme résidu Véponge de platine.

Arsenic. — Dissoudre le sulfure jaune d’arsenic dans l’acide chlorhydrique additionné de chlorate de potasse, évaporer à sec pour chasser les produits chlorés et introduire la substance dans un petit appareil de Marsh. Taches métalliques noirâtres, solubles dans les hypochlorites.

Arséniate rouge d’argent.

Étain. — Chercher d’abord le degré d’oxydation au moyen du sublimé, ou de l’ammoniaque, à l’ébullition. Pourpre de Cassius.

Voie sèche : Globule blanc, malléable, sans auréole.

Antimoine. — La partie difficilement soluble dissoute, dans le mélange de chlorate et d’acide chlorhydrique donne, par l’acide sulfhydrique, un précipité orangé de sulfures. Si le caractère n’est pas obtenu du premier coup, il suffit de dissoudre dans le sulfhydrate d’ammoniaque et de reprécipiter les sulfures.

(Dans ce cas le sulfure brun de protosel d’étain qui masquait la réaction est transformé en bisulfure jaune.)

Précipitation par Peau empêchée par l’acide tartrique.

REMARQUES. — A. — Le traitement à l’acide sulfhydrique doit être poussé a fond. L’action de ce réactif donne lieu à deux séries de phénomènes :

1“ Précipitation pour les métaux des Groupes II et IIl ;

2“ Réduction des persels, des arséniates, chromâtes, etc.

Il doit donc être employé jusqu’à refus, à froid d’abord, puis à chaud en prenant soin de constater finalement la saturation du liquide.

On fera bien aussi de s’assurer que, par addition de deux à trois volumes d’eau, il ne se forme plus de précipité de sulfure, et notamment de cadmium (dans le cas où ce précipité serait noirâtre il pourrait être dû à des traces de Pb, Ni, Go, etc.).

B. — Il est important, chaque fois qu’on se trouve en présence d’un précipité blanchâtre formé en liqueur acide par les sulfures ou l’hydrogène sulfuré, de vérifier s’il y a autre chose que du soufre.

Pour caractériser le soufre libre, on peut faire bouillir, afin d’agglomérer le soufre, puis refroidir et agiter avec du sulfure de carbone.

On peut aussi opérer par volatilisation, mais comme il pourrait y avoir en même temjjs du sulfure d’arsenic, dont la couleur est voisine, il faut préalablement traiter par l’ammoniaque qui dissout le sulfure d’arsenic, et, sur la poudre jaune qui forme le résidu, on essaye la volatilisation.

C. — La solution des sulfosels dans le sulfhydrate d’ammoniaque peut entraîner des traces de cuivre dissous dans le sel ammoniacal.

D. — La solution chlorhydrique des sulfures d’étain et d’antimoine peut être soumise à l’action du zinc dans un petit appareil de Marsh. Le gaz qui se dégage, allumé après essai (pour éviter les détonations), donne des taches d’antimoine, alors même qu’il n’y a que des quantités très faibles de ce corps.

précipités par l’hydrogène sulfuré sont insolubles dans

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