‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Tableaux d'analyse qualitativeChapitre 9 sur 26 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

La seule remarque à faire, à propos de cette répartition des métaux en sept groupes, porte sur la présence possible d'un même élément dans deux groupes distincts ou même éloignés.

On voit en effet le plomb figurer dans les groupes 1 et 111, de même que le mercure; le tballium, dans les groupes 1 et V; le fer et le manganèse, dans les groupes IV et V, etc.

11 convient de dire ici, une fois pour toutes, qu’un traitement analytique peut se comporter à l’égard d'un même métal d’une façon très différente selon les conditions où l’on se trouve placé.

Déjà, dans le tableau n" 2 pour les essais par voie sèche, nous voyons l’antimoine figurer <à deux endroits, suivant qu’il fournit ou non un globule métallique; et il semble, au premier abord, qu’il y ait là une cause d’incertitude. Un examen jilus attentif montre bientôt qu’il s’agit seulement d’une oxydation plus ou moins soutenue qui, d’après la quantité de métal volatil sur laquelle on opère, laissera subsister le globule, ou l’oxydera totalement. Au fond, la réaction est la même et ne cesse pas d’être caractéristique.

De même, par voie humide, la solubilité du chlorure de plomb fera rencontrer ce métal dans le premier groupe s’il y en a beaucoup, dans le troisième s’il y en a peu.

Ailleurs c’est une question de degré d’oxydation.

On connaît en effet deux séries de sels au maximum ou au minimum pour le mercure, l’étain, le fer, le manganèse, le thallium, l’uranium, etc. Au point de vue analytique, les sels de mercure au minimum diffèrent des sels au maximum autant, on peut le dire, que les sels de deux métaux distincts, tels que le nickel et le colbati Rien de plus naturel, dès lors, que de les voir séparés et placés dans des groupes différents sous l’influence des réactifs généraux.

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