‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 286 sur 722 · C. DÉPÔTS DE PIGMENTS · texte numérisé non relu

C. DÉPÔTS DE PIGMENTS

Les matières colorantes de l’organisme animal, et en particulier du corps humain, se divisent en deux groupes : l’un renferme la matière colorante du sang et ses dérivés immédiats (bilirubine, etc.); cette matière colorante est caractérisée essentiellement par sa facile transformation, au laboratoire, en hématoporphyrine, et dans l’économie, soit pendant le fonctionnement normal de la "lande hépatique, soit dans les extravasats sanguins, en bilirubine, les deux dérivés bilirubine et hématoporphyrine étant isomériques; le second groupe contient les pigments des tissus (peau, cheveux, iris, choroïde, pie-mère, etc.), sur lesquels nos connaissances sont encore très incomplètes.

Les pigments divers des tissus, sous la forme de granulations noires, brunes rouges, quelquefois jaunes ou bleues, se déposent, amenés par le sérum sanguin ou dissous dans les graisses, dans les éléments de la trame conjonctive; quelquefois ils y pénètrent intimement fixés sur des corps solides. Examinés à un fort grossissement, ces pigments se présentent sous l’aspect soit de granulations amorphes, soit de cristaux ou bâtonnets polygonaux à arêtes plus ou moins vives.

On les trouve dans les cellules pigmentaires du tissu conjonctif, dans le derme l’épiderme, la pie-mère, particulièrement celle du rachis, la portion membraneuse de l’oreille interne, la choroïde, la rétine, les cellules nerveuses, les embryons des piscicoles (hirudinées), les chromatophores, les céphalopodes, les néoplasmes pathologiques (tumeurs mélaniques)- dans l’enveloppe coriace des céphalophores la carapace des crustacés, les mollusques, etc.

La couleur variable des pigments permet de les classer en pigment noir (mélanine), pigment rouge (pourpre rétinien, turacine, tétronérythrine) , jaune (lutéine, lipochrine).

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