Réaction
l’excréUon?°™al Ü ^ rd‘mentotion “<>^6 ordinaire, le mélange de ' nesol ceUe aZt? heUreS’ C’'eZ n,0m,n0’ est tellement acide au tournesol, cette acidité correspondant, chez l’adulte, à iTf5 de soude NaHO Cette réaction est due, non à la présence d’-iridea ni , ’ • - • ,
l’urine miù ’u , , P d acides libres qui n’existent pas dans
tels qu’eTe phosnhat T'05 61 prinCipaleraent des Phosphates diacides,
ûriaue e li nn PhO*NaH» produit par la réaction des acides
Ts Tr , Ppunque sur le Phosphate neutre PhOWH qui provient du sang les acides organiques passant, eux aussi, à l’état de sels acides (Liebig). § L urine normale ne contient jamais d’acide lactique, ainsi que l’ont cru quelques auteurs, sauf peut-être après des marches forcées (Denigès) qui, d’ailleurs n augmentent pas beaucoup l’acidité du liquide. Une partie non négli-
Sapianka) (1). ^ 1Urine normal qu eIle renferme
de^uatreà0^01*!,6 PaSS6 danS ^ j°Urnée par deux maximums qui se produisent et LqamblinnU.qrUreS,aPrèS '°S principaux rePas (Bence-Jones, Roberts, Gley , GnSUite lenteMent P°ur atteindre d™x minimums qui
pendant H “ n ."ÎT”! même de CGS repas’ * prend une valeur moyenne (Fustier) (3) 6 1 mat‘née’ Le maxlmiim le plus élevé suit le repas du soir
cidité de 1 urine augmente sous l’influence de la marche, du régime lacté, potasshun * Pabstinence- aP^s ingestion d’alcooliques, d’iodure de
A aucun moment de la journée, l’urine d'un individu sain soumis à une ali-
R ri,iïrSaavZrüT89d4elI’aCidita t<>tale 06116 Urin6' ^ “Ua
lion hambling Sur les relations qui existent entre l’acidité de l’urine et la diges-
(3) Fust^ Th . n- du Nord de U Francc' *’ ï. »* 1. octobre 1888. g
1 ) fustier, These de Paris, in Rev. des Sc. medic., octob. 1879.
mentalion mixte n’est alcaline ; mais, par suite de la présence simultanée du phosphate monosodique acide et du phosphate neutre Ph04Na2H,il arrive quelquefois que l'urine bleuisse le papier rouge et rougisse le papier bleu (réaction amphotère (1) de Bamberger, amphigène de lleller (2).
Suivant Huppert, si les acides forts qui existent dans l’économie ou qui y sont introduits 11e trouvent pas assez de corps basiques (ammoniaque et bases fixes) pour les saturer, ils se combinent à l’urée qui se trouve en abondance dans-
L’état d’équilibre qui existe d’ordinaire entre les acides et les bases, et qui est tel que l’urine normale contient des sels acides, peut être rompu en faveur des dernières, si bien que la réaction devient neutre ou alcaline. A l’état physiologique, cette modification se produit au moment de la digestion, pendant la sécrétion du suc. gastrique; à partir du moment où l’estomac a commencé à fonctionner, l'acidité de l'urine va en diminuant progressivement, par suite de la spoliation acide considérable qu'éprouve le sang pendant la sécrétion du suc gastrique, le minimum d’acidité se produisant de quatre à cinq heures après le repas, correspondant sensiblement au maximum de la sécrétion gastrique et se traduisant, soit par une diminution très marquée de l’acidité, soit môme par une alcalinité plus ou moins prononcée. Ce phénomène, signalé d'abord et expliqué par Bence-Jones (3), vérifié ensuite par Roberts, par Gorges (4), puis par Gley et Lambling, trouve sa confirmation dans l’expérience de Maly (S) qui a constaté, chez un chien, l'émission d'une urine alcaline 20 minutes après l’introduction dans son estomac, à jeun', de carbonate de chaux en suspension dans l’eau, lequel provoque lu sécrétion et neutralise immédiatement le suc gastrique. D'autre part, Quincke (6) a observé une sécrétion urinaire constamment alcaline, malgré une alimentation exclusivement azotée, chez une femme atteinte de dilatation de l’estomac avec vomissements de près de 3 litres de liquides acides dans les 24 heures.
L’urine devient encore alcaline sous l’influence d'un régime végétal, après l’ingestion de carbonates alcalins ou de sels à acides organiques transformés dans l'économie en carbonates, ainsi qu’après l’ingestion d'un grand excès de chlorure de sodium (Gruber) (7), et quelquefois à la suite de bains chauds qui provoquent la sudation ; car l’augmentation physiologique de la sueur fait baisserl’acidité de l’urine (Fustier).
A l'état pathologique, l’urine peut devenir alcaline par suite de la résorption de transsudats alcalins, ou dans le cas d’hémorrhagies intestinales suivies de la résorption des sels alcalins du sang (Quincke) (8), a la suite de vomissements.
(t) Voir Heintz, Ueber die sogenannte amphotere Réaction, J. f. prakt. Ch., t. VI,
P’(2) Huppert, Analyse des llarns, de Neubauer et Vogel, 9* édition, 1800, p. 2.
(3) Bence Jones, Anal, des llarns, de Neubauer et Vogel, 1890, 2* partie. Séméiotique par Thomas, p, 12.
(4) Gûrges, Arch. f. experim. Pathol., t. XI. p. ISO, 1879.
(B Maly. Uebig’s Annal., t. CLXXI1I, p. 227-272.
(G) Quincke, Corresp.f. schweiz. Aertzte, 1874, Jahrg. 4, n“ 1.
(7 Gruber, Beitraye zur Physiologie, 1887, p. 68.
(8) Quincke, Zeilsch. f. klin. Med., t. VII, suppl. 22, 1884.
PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DE l’uRINE HUMAINE 123
incoercibles (grossesse, dilatation stomacale) ; après les repas, le minimum de 1 acidité urinaire persiste beaucoup plus longtemps cliez les hyperchlorhy- •driques (Gley et Lambling) dont la sécrétion gastrique acide reprend de nouveau après la digestion, et, par son afflux dans un organe vide, provoque les douleurs •caractéristiques de la dyspepsie chimique de G. Sée.
L urine fébrile est très acide, et l'acidité varie parallèlement à la courbe thermométrique dont elle suit toutes les oscillations ; l’urine des diabétiques est beaucoup plus acide que chez l’homme sain (Fustier).