GAZ DES URINES
C’est donc l’acide carbonique qui domine. Quant à l’oxygène, il provient de l’air extérieur qui s’est introduit dans l’appareil à extraction; car l’urine fraîche, prise au sortir de l’uretère, est absolument exempte d’oxygène que ne parvient pas à déceler la réaction de l’hémoglobine réduite (Hoppe-Seyler) (1).
Presque tout l’acide carbonique se dégage sous l’action prolongée du vide de la pompe à mercure, mais avec une certaine difficulté tenant à ce qu’il sort d’une combinaison dissociable, telle que le carbo-phosphate de soude (Pflüger), et probablement aussi un carbo-phosphate terreux ; nous savons, en effet, que l’ébullition détermine souvent, dans les urines normales, l’apparition d’un louche plus ou moins prononcé dû à la précipitation de phosphate de chaux qui se redissout dans une goutte d’acide acétique ; il semble logique d’admettre que ce sel terreux est sorti de sa combinaison soluble avec l’acide carbonique chassé par l’ébullition.
Ce n’est que dans des cas exceptionnels et après l’ingestion d’alcalins ou de sels alcalins à acides organiques combustibles dans l’économie (Planer), que l’urine contient de l’acide carbonique combiné déplaçable seulement par les acides.
(1) Hoppe-Seyler, Jahresb. f. Thierch ., t. VII, p. 108 et 112, 1871.