CONTENU DES KYSTES
gnements suivants empruntés à Halliburton, à qui l’on doit une série d’analyses de cette sérosité. Les résultats sont rapportés à 1000 parties ;
Dans ces trois cas le liquide recueilli d’abord a subi une coagulation spontanée par suite de son mélange avec le sang; après la cessation de l’hémorragie le liquide ne présenta plus trace de coagulation spontanée, mais fournit un léger coagulum de fibrine après addition d’un peu de sang ou de sérum.
D’après Rosenbach, les liquides d’œdème contiennent toujours de petites quantités de sucre.
Sérosité du vésicatoire. — Ce liquide a les caractères d’un exsudât. Sa densité est élevée (1018 ou au-dessus); il est très riche en matières albuminoïdes et se prend presque en masse sous l’action de la chaleur. 11 renferme des globules blancs en grand nombre et se coagule en général spontanément. Dans les cas de goutte, il renferme de l’acide urique.
§ IV. Contenu des kystes.
Kystes d’ecchinocoques. — Ces kystes fournissent un liquide clair, à réaction alcaline, à densité ordinairement très faible (1006 à 1010). 11 ne renferme que très peu de matières albuminoïdes, une petite quantité d’une substance réductrice (glucose?), mais il est très riche en matières minérales et surtout en chlorure de sodium. On a parfois trouvé dans les kystes de l’acide succinique et de l’inosite.
L’examen microscopique, avec recherche des crochets ou d’autres parties du parasite, permet seule d’établir un diagnostic certain. Parfois il s’ajoute au contenu du kyste du pus ou du sang. Dans ce cas l’analyse chimique ne peut plus donner aucun renseignement utilisable en vue du diagnostic (1).
Kystes de l’ovaire. — Leur étude a été faite en même temps que celle de l’ovaire et de l’œuf.
(1) Voy. Munk, Virchow’s Areh., t. LXIII, p. 255, 1875. — Von Jakscli, Manuel de diagnostic, etc., p. 314.
EKCYCLOPÉDIE CHIMIQUE. - LAMBMSG.
Kystes des reins {hydronéphrose). — Lorsque l’uretère est obstrué à demeure et que l’urine reflue vers le rein, celui-ci cesse de fonctionner, et il se forme peu à peu une poche kyslique contenantdè l’urine à laquelle se mêlent des liquides provenant du sang par transsudation. Peu à peu les principes urinaires les plus diffusibles sont résorbés, et finalement le liquide se rapproche, par sa composition des tran.ssudats ordinaires. Voici les résultats d’une analyse d’ŒUrum (1) : Les résultats sont rapportés à 1000 parties :
Densité . 1009
Matières solides . 20,44 p. 1000
Sérum-albumine et sérum-globuline . 7,68
Sels. ... ; . 8,65
Le liquide nb contenait ni urée, ni acide urique, ni créatinine. — L’élément le plus important du diagnostic est donné par les cellules épithéliales des canaux urinifères, que l’on rechercHe dans le sédiment.
(1) CErum, Maly’s Jahresh., t. XIV, p. 459, 1884.