Influence du sexe
Dans ses premières recherches sur le sang, Denis signale déjà ce fait que le sang de la femme est en général plus aqueux que celui de l’homme, et ce résultat a été vérifié depuis par un grand nombre d’observateurs, notamment par Becquerel et Rodier, à qui l’on doit une série d’analyses comparatives faites sur le sang de 11 hommes de 21 à 66 ans (dont la plupart entre 20 et 30 ans), et de 8 femmes de 22 à 60 ans (dont 3 entre 20 et 30 ans et 3 entre 30 et 40). Ces 19 sujets n’étaient atteints que de malaises insignifiants. Le tableau suivant résume le résultat de ces analyses. (Les quantités de fer indiquées par Becquerel et Rodier (1) ont été depuis transformées en hémoglobine par Hoppe-Seyler.)
Les dosages d’hémoglobine et les numérations de globules exécutés tant sur l'homme que sur les animaux, et dont les résultats ont été exposés plus haut (voy. p. 183), confirment ce fait très général que le sang des individus mâles est plus riche en matériaux solides que celui des individus femelles. Ajoutons que ces différences ne s’accentuent guère chez l’homme que vers l’âge de 10 ans (1).