‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, Traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etc. etc (volume 3)Chapitre 14 sur 81 · COLOBE LEUCOMûRE. COLOBVS LEUCOMEROS. (0|,'illiy · texte numérisé non relu

COLOBE LEUCOMûRE. COLOBVS LEUCOMEROS. (0|,'illiy

Cette espèce n'est connue cpie par la description sommaire qu'en donne Ogilby dans {esProcccdingx de la Société zoologique de Londres. Llle a le pelage uniformément noir luisant et les cuisses seulement d'un beau blanc; elle habite l'Afrique, région indéterminée.

sTr.i

!). COI,OBE SATANAS. COLOBVS sJtANAS. (W.itcilinuse.l

Cette dernière espèce est de Fernando-Po; elle a été décrite aussi dans les Proceedings de la Société zoologique de Londres. Elle a le pelage noir, formé de poils très-longs et un peu lustrés. Martin, naturaliste anglais, en parle sous le nom de llic hlacl; cohbiis.

10 — COLORE DE TEMMINCK. COLOBVS TEMMINCKII. (liesmaresl.)

Caractères spécifiques. — Tête, cou, dos, épaules, haut des cuisses noir intense; mains, l'ace et queue rouge pourpré; le reste des membres rouge clair; ventre jaune rougeàlre.

Habite la côte orientale d'Afrique.

Celte espèce, décrite par Oesmarest comme une guenon, est classée parmi les eolobes par Lesson.

11. COLOBE FULIGINKUX. COLOBVS FUUGINOSVS. (Ogilby ) (IM. l-iliis.]

Caractères spécifiques. — Pouces antérieurs extrêmement courts, mais encore distincts; pelage assez long; quelques longs poils divergents à la partie antérieure du front; parties supérieures d'un noir ardoisé ou d'un gris bleuâtre, nuancé de roux vers l'occiput; joues, épaules, face externe des avant-bras, des jambes et de la queue, d'un roux vif; parties intérieures et face externe des membres blanchâtres ou jaunâtres. (Isidore Geoffroy Saim-11ilaii\e.)

Habite la Gambie.

Les habitudes de ces singes sont très-peu connues; mais il est probalile tpio ce que nous avons rapporté du colobe guéréza peut s'appliquer à toutes les espèces du genre.

Fig. 72. — Colobe lïilii'incux.

OUAbRKMANES. 95

Les cercopillièciens ont les membres assez pi'opùrlionnés au corps ; leurs pouces sont généralement développés, et leurs doigts assez souvent réunis à leur base par des membranes. Us ont des abajoues très-amples; la queue longue et le plus souvent relevée en arc sur le dos. Us sont agiles, pétulants, capricieux, voleurs et gourmands ; ainsi, par leur conformation, mais surtout par leur caractère, les singes do ce groupe diffèrent beaucoup des semnopithéciens.

Deux genres seulement se trouvent compris dans ce groupe : Miopitlièque et Cercopithèque. -

4'"" GENRE. — MIOPITIIÈOUE. MIOPITUECUS (Isid. Geoffroy Saint-llilaire.)

Miiov, niiiins (plus (jctil) ; liiOr,?, singe.

CAR.\(;TliIiES GÉNÉRIQUES.

Foruics [irctcs; membres et (juciie lutiy.s.

Mains assez allongées, ayant les doigts réunis h lu base par des membranes.

Poiiees atilériears bien développés, bien moins eepeititaiil (pic les postérieurs.

Ongles eu gouttière.

Crâne volumineux, s'élcvanl supérieurement au-dessus des orbites.

Museau très-court; yeux très-grands ; conques auriculaires fort développées ; na très-peu saillaut; cloison iiiternasalc assez épaisse; narines de forme allongée, nonpay seulement sous le nez, mais a la fois iuférieurement et latéralement.

Des callosités ut des abajoues.

La dernière molaire inférieure et supérieure à trois tubercules.

Habite l'Afrique. — Taille : O^.oO, la plus petite de tous les singes de l'ancien continenf.

Ce genre a été établi, par M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, pour le talapoin de Buffon. Ce singe diffère, en effet, des guenons par plusieurs caractères assez remarquables.

Les mœurs dos niiopithéques , à l'état sauvage, ne sont pas connues. En captivité, à Paris et à Londres, quelques individus ont pu être étudiés, et tous les observateurs, quand ils n'avaient pas sous les yeux des individus épuisés par la maladie, ont été frappés de la grâce, de la gentillesse et de la douceur de ces singes. Leur naturel diffère donc aussi de celui des cercopithèques et se rapproche de celui des singes américains, notamment de ces petites et élégantes espèces insectivores, à cerveau et à organes des sens si développés, les callitriches et les saïmiris, qu'ils semblent représenter parmi les singes de l'ancien monde. On n'en connaît qu'une seule espèce. (Isidore Geoffroy

S.\I>T-lllL.\inK.)

MIOI'ITIIÈQUE TALAPOIN. MIOPITHECUS r.lL.lPO/.V. (Isid. Geoffroy Saint-llilaire.)

Car.\ctères spÉciFiouEs. — Ncz uoir; pelage verl, avec les parties inférieures du corps et internes des membres, blanches-, poils du front relevés et formant une sorte de huppe large et courte.

Habite l'Afrique, côte occidentale.

Buffùii donnait à ce charmant petit singe le nom de talapoin ; Frédéric Cuvier crut devoir l'appeler mélarhine (à nez noir).

Tontes les jiarties siipéi'ieures du corps du talapoin, dit ce dernier auteur, sont vertes, et les inférieures, du museau a l'extrémité de la queue, sont blanches; les mains, les oreilles et le nez, excepte

9fi

à sa base, sont noirs; les yeux sont bruns; le dessus des paupières est lihinc; le dessous des yeux est couleur d'ocre; le tour de la bouelie couleur de chair, et le devant des oreilles blanc, parce que les poils, dans cette partie, se couchent du côté de la face. Les favoris qui naissent près du nez et s'étendent sur les pommettes et le long des joues jusqu'au-dessous des oreilles sont composés de poils

Fig. Vô — Mio|HlliL'(|ur l^il,i|Mjiii

jaunes, dont quelques-uns ont le bout noir, principaienienl sur les côtés du nez, ce qui leur donne, dans cette ]iarlie, l'aiiparenee de moustaches. Le dessus de la queue est d'un vert plus îfris que le dos, et le dessous d'un blanc moins pur que le ventre. Ou ne voit aucune trace de bandeau blanc sur les crêtes sourcilières ; enfin tous les poils sont gris à leur base. (Frédéiuc Cuvier.)

ù"" GENRE. — CERCOPITHEQUE ou GUENON. CERCOPITHECVS. (Brisson.)

K^oKcç, queue; -iOï,ç, singe.

CARACTÈRES GÉNÉRK^UES.

QiKilir lubcirulcs aux dcrincrcs molaires bifériaircs.

E.slomac sim])le.

Alxi'ioiic.i lrrs-aiii])l('s

Museau (léveloiijié saus ('ire très-proémineni; ueipeu siiillaul; uarincs arrondies, inférieures, Irispeu disinutes; oreilles moijennes.

Forities assez proportionnées ; corps un jieu allon<ié.

Membres assez lonçfs, surtout les postérieurs.

Mains assez idlon(jées, surtout les antérieures; les doiijls assez souvent réunis h leur hase par des inendn-anes ; pouces antérieurs bien développés, mais moins (pie les postérieurs ; ontjles en (joutti'ere ; ceux des pouces aplatis.

Guenon luHio et i;uenon à favoris noirs.

QUAimUMANES. 97

Queue loiifiuc cl pirsqu'c limjoui-s rcirvrc ni (irc sur le ilus.

Lirrc/i tuuHcs, relues, li poils plus /oik/.v que eeu.v île la jaec el sourcul de couleur ili j je renie ; poils lies favoris dirigés en arrière dans l'un el l'aulrc sexe.

Pelage soyeux : visage eouleitr de elinir ou peinl de couleurs claires. Taille : t'olle d'un cliit'ii de moyenne t;rosseui'.

Les cercopithèques habitent l'Afrique et quelques îles ù l'ouest de ce continent; on en trouve cependant aussi, mais en petit nombre, sur la côte iK-cid^ntale d'Asie.

Ces singes étaient autrefois connus sous le nom de guenons. Ce nom, d'après Frédéric Cuvier, leur auiait été donné ù cause de leur malpropreté et de leur impudeur. I.esson pense que le nom de guenon vient du mot gnome, qui, dans le langage ligure, est devenu synonyme de face laide, grimacière et grippée.

Les cercopithèques sont remarquables par leur pétulance, leur agilité, l'intempérance de leurs désirs, la mobilité de leur caractère, qui surpasse tout ce (pi'on peut supposer de plus capricieux et de plus inconstant. Les es])èces qui sont actuellement comprises dans ce genre vivent en troupes nombreuses, cherchant leur nourriture prés des habitations et des lieux cultivés, dans les champs et les vergers, qu'elles dévastent en fort peu de temps. Les larges abajoues dont elles sont pourvues leur permettent de faire d'amples provisions. On assure que ces singes sont de la plus grande prudence pour faire ces excursions. Les plus âgés, placés en tête ou en queue de la troujie, la conduisent et veillent à sa sûreté, et, s'il faut combattre, s'exposent les premiers aux coups; arrivés sui' le lieu^du pillage, des sentinelles sont établies sur les points les plus élevés, afin d'avertir, au moindre danger, les m;iraudeurs qui se rangent sur une ou plusieurs lignes. Les fruits ou les plantes sont jetés, parles individus qui les arrachent ou les cueillent, à ceux dont ils sont les plus proches; ces derniers, ù leur tour, les jettent à leurs voisins, de sorte ([u'à l'aide de cette chaîne, et dans le moins de temps possible, tonte une récolte a passé, de main en main, d'un ciiamp ou d'un verger, dans le repaire de ces audacieux voleurs.

Les cercopithèques ne supportent, dans les lieux ([u'ils choisissent pour retraite, que les animaux <pii ne se laissent point effrayer par les cris, les attaques multipliées et les grimaces. Le fait est que les effoits bien coiphinés de la troupe suffisent, le [dus souvent, pour mettre en fuite même les plus gros animaux, qu'ils délient impunément du haut des arbres les plus élevés.

Pendant le repos, ils se retirent dans les parties les plus silencieuses des forets, et, quoiqu'il ne soit [las facile de les surprendre, on a cependant observé qu'ils dorment assis sur des branches, la léte tombant sur la poitrine.

Ils marchent normalement sur quatre membres, mais ils courent disgraciensement à terre; merveilh'usement organisés pour grimper et sauter, leur véritable élément est la forêt. La faculté qu'ils ont de pouvoir empoigner avec les quatre mains favorise à tel point leurs mouvements, qu'un des sujets les plus grands d'etonnement, lorsqu'on les rencontre dans les forêts, est de voir la variété grotes- (jne de leurs attitudes et la bizarrerie de leurs gestes; il n'est p ùnt de position dil'Hcile ([u'ils ne prennent, point de sauts périlleux qu'ils ne fassent, et cela avec une assurance et une prestesse dont aucun autre animal ne pourrait donner l'exemple. (FininÉiuc CuviF.n.)

Doux, dociles, el assez édiicables dans le jeune âge, ils deviennent méchants et intraitables en vieillissant, surtout les mâles, car les femelles conservent assez de timidité, et peut-être même de la douceur. On ne connaît guère qu'un moyen de dompter rapidement un cercopithèque adulte ; c'est la section de ses énormes canines, dont les supérieures sont tranchantes en arrière ; armes terribles, à l'aide desquelles ces singes font de profondes plaies. Une fuis ainsi désarmé, un cercopithèque change immédiatement de naturel : il a la conscience de sa faiblesse, et, loin d'attaquer, il évite ceux qu'il poursuivait naguère.

Ces singes ont une vivacité et une pétulance telles, que, hors l'état de maladie ou de vieillesse, il n'est guère pour eux que deux conditions : le mouvement non interrompu et le sommeil. Ils ont uns très-grande curiosité, qu'éveille au plus haut degré, comme chez un enfant, la vue de tout objet nouveau. Ils sont, comme nous l'avons déjà dit, d'une extrême mobilité d'impressions, et remarquables^ surtout par leur aptitude singulière à passer, en quelques instants, et pouiles plus légers motifs, de la gaieté, ([ui d'ailleurs est leur état le plus habituel, à la tristesse, de la tristesse à la joie, et de la. 10 là

joie à la colèfc. Voilà lout le naturel de l'animal. On le voit désirei' ardommcnt un objet, ti'moii,'ner la joie la plus vive s'il parvient à l'avoir, el presque aussitôt le rejeter avec indifférence ou le briser avec colère. On le voit se complaire dans la société d'un autre individu, lui donner, à sa manière, des marques de tendresse, et tout d'un coup s'irriter contre lui, le poursuivre en jetant des cris rauques et le mordre comme un ennemi : puis la paix se fait, et les caresses recommencent jusqu'à ce qu'un nouveau ca])rice amène une nouvelle i:rise. (Isidoue Geoffroy S.viiM-Hilaiiie.)

On pensait que les cercopithèques ne pouvaient pas se reproduire dans nos climats, malgré la fréquence des accouplements, cependant on peut citer quelques faits qui détruisent cette supposition : uiu' femelle de cercopithèque grivet a produit trois fois à la ménagerie du Muséum d'histoire naturelle de Paris. On a remarqué que cette femelle, contrairement à ce qu'on observe dans d'autres espèces, s'empressait, aussitôt après la mise bas, de manger son délivre, comme le font toutes Tes femelles des singes de la seconde tribu. Elle portait constamment son petit pendant les premières semaines, le soutenant d'abord dans une position telle, qu'appliqué contre sa mère, le petit avait la bouche devant le mamelon. Plus tard, au contraire, elle laissait au petit le soin de se tenir lui-même en s'accrochant, à l'aide de ses quatre mains, aux poils de sa mère; celle-ci semblait alors ne plus s'occuper de son fardeau, et sautait avec la même agilité que si elle n'eût eu à porter qu'elle-même. Le mâle, loin de partager avec la femelle le soin du ]ietit, était fort indifférent pour l'un et pour l'autre, et parfois leur cherchait querelle et les maltraitait : aussi fut-on obligé de l'isoler.

Par un contraste remanjuable, et qui intéressait vivement les visiteurs, on voyait, en 1857, dans une des loges de la ménagerie, la femelle du grivet seule avec son petit, qu'il avait fallu dérober aux taquineries et aux mauvais traitements du mâle ; et, dans la loge immédiatement contiguë, on remarquait, avec le plus grand intérêt, plusieurs cynocéphales papions et un cynocéphale chacma, entourant deux femelles et deux petits nés d'elles; caressant les deux mères avec les plus vives démonstrations de tendresse, les serrant entre leurs bras, les embrassant presque à la manière humaine, et se disputant le plaisir de porter les petits, qui, après avoir passé de bras en bras, étaient fidèlement rendus à leur mère.

Les cerco])ithèques peuvent grimper le long d'une surface verticale, pour peu qu'il existe des points en saillie sur lesquels ils puissent s'accrocher, et cela avec une rapidité comparable à celle d'un quadrupètle agile courant sur le sol. Ils franchissent, par le saut, de grands espaces, soit horizontalement, soit même de bas et haut, toujours sûrs d'eux-mêmes, et s' élançant avec une dextérité et une justesse de coup d'œil étonnantes vers le but qu'ils veulent atteindre. Le saut tkst tellement leur allure naturelle, qu'à terre même, c'est par une suite de sauts, et non de pas, qu'ils s'avancent |)our peu qu'ils veuillent se hâter. Ce mode de locomotion, auquel ils ne recourent d'ailleurs que pour peu de temps, est parfois d'une très-grande rapidité. Lorsque rien ne presse un cercopithèque, il marche lentement sur ses paumes et ses plantes, à peu près à la manière des plantigrades ordinaires, mais en suivant, au lieu de la ligne droite, une ligne brisée et faisant une suite de zags. (IsiDoiŒ Geoffroy S.mm-IIilaire.)

le zig-

Fi;.;. 74. — Tèlc de guenon liodieur.

OUADUllMANKS.

yj

1. GUENON IlOCIIEUil. ri.nroi'lTIIECrs .V/fT/r.l.VS. (Rivlol.cnl

Caractèhes srÉciFiQiîEs. — l'elagf lniiii liqiu'lo de veil sur le corps, lii'aiit au biuii fiiiiec sur la face externe des membres; queue noire; face noir bleuâtre, avec une larpe tache blanche sur le nez; paupières supérieures couleur fie ciiair.

Habite la liuinee

Cette jolie espèce doit son nom à l'habitude qu'elle a de remuer continuellement la tète. I.e hocheur a les parties nues de la face d'un noir bleuâtre, les paupières couleur de chair, les oreilles d'un brun noiiàtre, les mains entièrement noires, et la peau du corps d'un blanc légèrement teint de noir; mais ce qui le caractérise le plus évidemment, c'est son nez couvert d'un poil court, serré, et d'un beau blanc sur toute sa surface, sauf à la base et entre les yeux, où il est noir. La tèle et les parties supérieures du corps sont noires, tiquetées de jaunâtre, ainsi que les favoris. Les flancs, le dessus des cuisses, la poitrine et le ventre sont noirs, tiquetés de blanc. Le cou, les membres et la queue entièrement noirs. Une ligne noire sépare les favoris des parties supérieures de la tête.

Fi.^.

tlinMioti Iidiliciir.

Enfin, .sous la mâchoire inférieure, à la face interne des cuisses, et sous les aisselles, se voient des poils gris. Le pelage est formé, en plus grande partie, de poils gris à leur base, et annclés de noir et de jaune, ou de noir et de blanc, dans le reste de leur longueur, ce qui produit le tiqueté jaune des parties supérieures, et le tiqueté blanc des inférieures. D'autres poils, en petite quantité, tous noirs, mais plus longs que les autres, et très-lisses, se voient mélangés aux premiers, principalement le

IIISTOIUE NATURELLE.

lorjg du dos cl des flaiirs. Les poils de la queue el des membres sont les plus courts de tous. (Fké-

DÉRIC CuVIER.)

2. GUlîNdîN BLANC NEZ. CKItCOPITIIECUS PETAVRISTA. (Erxleben.)

CAr.ACTKiiKS si'KciFiQi'ES. — Face violacée, couverte de petits poils noirs très-courts; bout du nez blanc; deux laclics blanches entre les yeux et les oreilles; vertex vert jaunfttre; front brun; dessus du corps verdàtrc, teint de fauve sur la ligne médiane du dos et de la queue ; parties inférieures et internes des membres blanchâtres.

Habite la Gnméc cl le Congo.

Le blanc nez ou ascagne a le pelage doux, soyeux, verdàtre en dessus, avec un peu de fauve au dos et à la queue; la tèle et les cuisses .sont d'un vert assez pur; le dessous du corps et le dedans

Fi„. -je. — Blanc nez ascagne.

K t,lan,.s- iones et menton garnis de poils blancs, légers et touffus; favoris de même leur de ses pelils poils : dessus (lu .lei, m« (les se.» el mamelles Weu.lies.

QUAHRUMANES.

Avpc :iiil:inl (le dérenceque l;i niùiif, rascai^nc l'st si prcslc, qu'il semble voler iilutùl que sauter sou attitude favorite, quand il est en repos, est d'aiipujer sa lète sur une de ses mains de derrière avec l'air d'une méditation profonde. Contraste cliarinant avec la vivacité si pétulante de ses mouve ments et de ses émotions! Avant de manger ce qu'on lui présente, il le roule entre ses mains, comme fait un pâtissier d'un morceau de pâte. Vaniteux, il n'aime pas qu'on le raille d'une maladresse, n qu'on l'interrompe en mani^eant ; il s'en irrite, mais pas pour loniftemiis, car il est .sans rancune. 11 ne marche sur. les pattes de derrière que quand il veut reconnaître ou examiner quelque chose.

(lti;S>10CLI-NS.)

Fig. 77. — Tête d'ascagne.

Fis. 78. — Asc.Tsni! femelle.

3. GUENON CASIPBIÎLL. CEItCOPITIIECUS CAMPBELLI. (Waterliousc.)

Caractères spécifiques. — Pelage gris olivâtre, touffu et divergent sur le milieu du dos. Habite Sierra-Leone; côte orientale d'Afrique.

La guenon de Campbell, décrite par M. Walerhonse, est remar(piable par son pelage long et touffu, et par la disposition des pciils se partageant et divergents sur le milieu du dos. Lt's parties supérieures sont d'un gris olivâtre, les poils étant annelés de noir et de jaune; les parties postérieures du corps et les cuisses sont d'un gris ardoisé, avec de très-petits anneaux ; les parties inférieures du corps et le dedans des membres sont blancs. La queue, variée en dessus de noir et de jaune sale, l'est, en dessous, de noir et de blanchâtre, les poils de l'extrémilé étant plus longs et noirs. (Isidore Geoffroy Saim-Hilaire.)

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